Il dit : « Vous ai-je lésés en retranchant quoi que ce soit de votre récompense ? » — « Non », répondirent-ils. Il reprit alors : « Ceci est Ma faveur ; Je l’octroie à qui Je veux. »
Dans une autre version :
« Les Juifs et les Chrétiens se mirent en colère et dirent : “Ô notre Seigneur…” » — fin du ḥadîth —.
Et Allah est Détenteur d’une faveur immense.
[Fin de l’exégèse de la sourate al-Ḥadîd ; louange à Allah.]¹
[Exégèse de la sourate al-Mujâdilah]
Cette sourate compte vingt-deux versets et, d’après l’unanimité, elle est médinoise, à l’exception d’un récit attribué à ʿAṭâ’ selon lequel les dix premiers versets seraient médinois et le reste mecquois. Al-Kalbî affirme, lui, qu’elle a été entièrement révélée à Médine, hormis la parole du Très-Haut :
« Il n’est pas de conversation secrète entre trois que Lui ne soit leur quatrième »,
qui serait descendue à La Mecque.
Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
[Sourate al-Mujâdilah (58), verset 1]
Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
« Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi au sujet de son époux et se plaint à Allah ; Allah entend votre dialogue. Allah est, en vérité, Audient, Clairvoyant. » (1)
Ce verset comporte deux questions.
Premièrement, Sa parole — exalté soit-Il :
« Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi au sujet de son époux… »
La femme qui se plaignit à Allah est Khawlah bint Thaʿlabah ; on a aussi dit : bint Ḥakîm, et d’autres encore : son nom était Jamîlah ; cependant, « Khawlah » est la version la plus correcte. Son époux était Aws ibn aṣ-Ṣâmit, frère de ʿUbâdah ibn aṣ-Ṣâmit.
ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb — qu’Allah l’agrée — passa un jour auprès d’elle, durant son califat, alors qu’il était accompagné de gens et monté sur un âne. Elle le fit arrêter longuement, l’exhorta et dit :
« Ô ʿUmar, tu étais autrefois appelé ʿUmayr, puis l’on t’appela ʿUmar, puis Commandeur des croyants ; crains donc Allah, ô ʿUmar ! Car quiconque est persuadé de la mort craint de manquer [les bonnes œuvres], et quiconque est certain du Jugement craint le châtiment. »
Il resta debout, écoutant ses paroles. On lui dit alors :
« Ô Commandeur des croyants, vas-tu rester ainsi longtemps devant cette vieille femme ? »
Il répondit :
« Par Allah, si elle me retenait du début à la fin du jour, je ne m’éloignerais que pour accomplir la prière obligatoire. Savez-vous qui est cette vieille femme ? C’est Khawlah…»