On s’est également divergés quant à leur identité.
Al-Ḍaḥḥāk déclare : « Ils sont huit personnes : Abû Bakr, ‘Alî, Zayd, ‘Uthmân, Ṭalḥah, al-Zubayr, Sa‘d et Ḥamzah. ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb – qu’Allah les agrée tous – les a rejoints ; Allah l’a compté parmi eux lorsqu’il crut en la véracité de Son Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue. »
Muqâtil ibn Ḥayyân dit pour sa part : « Les véridiques (al-ṣiddîqûn) sont ceux qui crurent aux Messagers sans jamais les démentir, fût-ce l’espace d’un clin d’œil : tels le croyant de la famille de Pharaon, le compagnon des gens de Yâ-Sîn, Abû Bakr al-Ṣiddîq, ainsi que les Compagnons de la Fosse. »
Parole d’Allah – Très-Haut :
« Et ceux qui ont mécru et traité Nos signes de mensonge » – c’est-à-dire les Messagers et les miracles – « ceux-là sont les hôtes de la Fournaise ; point de salaire ni de lumière pour eux. »
[Surat al-Ḥadîd (57), versets 20-21]
« Sachez que la vie d’ici-bas n’est que jeu, divertissement, parure, ostentation entre vous et course à la multiplication des richesses et des enfants ; pareille à une pluie dont la végétation émerveille les cultivateurs, puis elle se fane, tu la vois jaunir, et elle devient brindilles desséchées. Dans l’Au-delà il y a un châtiment sévère, mais aussi pardon d’Allah et agrément ; la vie d’ici-bas n’est qu’un objet de jouissance trompeuse. (20)
Hâtez-vous vers un pardon de votre Seigneur et un Jardin dont la largeur est pareille à la largeur des cieux et de la terre, préparé pour ceux qui ont cru en Allah et en Ses Messagers. Tel est le fait de la grâce d’Allah ; Il la dispense à qui Il veut. Allah est Détenteur d’une immense grâce. » (21)
Parole du Très-Haut :
« Sachez que la vie d’ici-bas n’est que jeu et divertissement… »
Le lien (avec ce qui précède) est que l’homme peut abandonner le jihâd par crainte d’être tué et par hantise de la mort ; Allah montre donc que la vie mondaine est destinée à disparaître, et qu’il ne convient pas de délaisser l’ordre divin pour préserver ce qui n’est pas voué à subsister.
Le terme « mâ » est ici pléonastique ; le sens est : sachez que la vie d’ici-bas est un jeu vain et une joie passagère qui s’évanouit ensuite.
Qatâdah a dit : « Jeu et divertissement : manger et boire. »
On a également avancé qu’il faut prendre les deux mots dans leur sens usuel.
Mujâhid a affirmé : « Tout jeu est un divertissement. »
Cette signification a déjà été exposée auparavant.