Sa parole – Exalté soit-Il :
« Sachez qu’Allâh rend la terre à la vie après sa mort. »
Autrement dit : Il vivifie la terre desséchée après qu’elle fut morte, par la pluie.
Ṣâliḥ al-Murrî a dit : le sens en est qu’Il attendrit les cœurs après qu’ils se sont endurcis.
Jaʿfar b. Muḥammad a dit : Il la ranime par la justice après l’injustice.
Il a encore été dit : de même, Il redonne vie au mécréant en le guidant vers la foi, après qu’il fut mort par la mécréance et l’égarement.
Et l’on a dit également : ainsi Allâh ressuscitera les morts parmi les nations et Il distinguera celui dont le cœur est humble de celui dont le cœur est dur.
« Nous vous avons certes exposé clairement les signes afin que vous compreniez. » C’est-à-dire : le fait qu’Allâh rende la terre vivante après sa mort est une preuve de Sa puissance et qu’Il est Celui qui ressuscite les morts.
[Sourate al-Ḥadîd (57), versets 18-19]
« Les hommes et les femmes qui font aumône et qui prêtent à Allâh un prêt excellent, Il le leur multipliera et ils auront une rétribution généreuse. » (18)
« Et ceux qui ont cru en Allâh et en Ses Messagers, ceux-là sont les véridiques et les martyrs auprès de leur Seigneur ; ils auront leur récompense et leur lumière. Quant à ceux qui ont mécru et traité Nos signes de mensonges, ceux-là sont les hôtes de la Fournaise. » (19)
Sa parole – Exalté soit-Il :
« Inn al-muṣaddiqīna wal-muṣaddiqāt… »
Ibn Kathîr et Abû Bakr, d’après ʿĀṣim, l’ont lu en allégeant le ṣād dans les deux formes, par référence au taṣdîq : « ceux qui croient à ce qu’Allâh – Très-haut – a révélé ». Les autres récitants l’ont lu avec redoublement, signifiant « les mutaṣaddiqīn et mutaṣaddiqāt », c’est-à-dire « ceux et celles qui font aumône », le tā’ ayant été assimilé au ṣād ; il en est de même dans le Muṣḥaf d’Ubayy. Le verset constitue ainsi une exhortation aux aumônes.
C’est pourquoi Il dit :
« et qui prêtent à Allâh un prêt excellent », c’est-à-dire en versant l’aumône et en dépensant dans la voie d’Allâh.
Al-Ḥasan a dit : tout ce que le Coran désigne comme « prêt excellent » relève du don volontaire.
On a encore dit : il s’agit de l’œuvre pie, aumône comprise ou autre, accomplie dans l’espoir de la récompense, avec sincérité.
Le verbe a été coordonné au nom parce que ce nom comporte, d’une certaine manière, l’idée d’un verbe : autrement dit « ceux qui ont été véridiques et qui ont prêté ».
« Il leur sera multiplié » : l’équivalent de leurs dons leur sera doublé.
La récitation la plus courante place une fatḥa sur le ʿayn, à la forme passive impersonnelle. Al-Aʿmash lit : yuḍāʿifuhu, avec kasra sur le ʿayn et l’adjonction d’un pronom. Ibn Kathîr, Ibn ʿĀmir et Yaʿqûb lisent : yuḍaʿʿafu, avec fatḥa sur le ʿayn et redoublement de celle-ci.
« Et ils auront une récompense généreuse » : il s’agit du Paradis.