Parole du Très-Haut, dans la sourate al-Ḥadîd (57), versets 7 à 9 :
« Croyez en Allah et en Son Messager, et dépensez de ce dont Il vous a faits les dépositaires. Ceux d’entre vous qui croient et dépensent auront une immense récompense. » (7)
« Qu’avez-vous donc à ne pas croire en Allah, alors que le Messager vous appelle à croire en votre Seigneur, après qu’Il a pris votre pacte – si toutefois vous êtes croyants ? » (8)
« C’est Lui qui fait descendre sur Son serviteur des versets évidents afin de vous faire sortir des ténèbres vers la lumière ; et, certes, Allah est pour vous Plein de sollicitude, Miséricordieux. » (9)
Sa parole, Exalté soit-Il :
« Croyez en Allah et en Son Messager » : attestez qu’Allah est Unique et que Muḥammad est Son Messager.
« et dépensez » : autrement dit, faites l’aumône. Il a également été dit : dépensez dans le sentier d’Allah.
On a dit : il s’agit de la zakât obligatoire.
D’autres ont affirmé qu’il est visé ici toute autre forme d’obéissance et tout ce qui rapproche d’Allah.
« de ce dont Il vous a faits les dépositaires » : preuve que la propriété, dans son fondement, appartient à Allah – qu’Il soit glorifié – et que le serviteur n’y possède qu’un droit d’usage conforme au bon plaisir divin. Celui qui en dépense dans les droits d’Allah, auquel la dépense devient aisée – à l’image d’un homme qui puise sans peine dans l’argent d’autrui lorsque l’autorisation lui en est donnée – recevra une récompense abondante et un immense salaire.
Al-Ḥasan a dit : « … dont Il vous a faits les dépositaires » signifie : parce qu’Il vous en a fait hériter de ceux qui vous ont précédés. Cela prouve qu’en réalité ces biens ne sont pas les vôtres ; vous n’y êtes que des intendants et des mandataires. Profitez donc de cette opportunité pour établir la vérité avant qu’ils ne soient retirés et confiés à d’autres.
« Quant à ceux qui ont cru », accompli des œuvres pies « parmi vous, et dépensé dans le sentier d’Allah, il y aura pour eux une énorme récompense », à savoir le Paradis.
Sa parole, Exalté soit-Il :
« Qu’avez-vous donc à ne pas croire en Allah ? » – interrogation de réprobation : quelle excuse avez-vous pour ne pas croire, alors que toute cause d’ignorance a été levée ?
« alors que le Messager vous appelle » : ce passage montre qu’aucune prescription ne saurait exister avant la venue des législations révélées.
Abû ʿAmr a lu : « wa-qad ukhidha mîthâqukum » (au passif), tandis que les autres récitateurs l’ont lu à la forme active : « aẖadha-llâhu mîthâqakum », c’est-à-dire : Allah a pris votre pacte.
Mujâhid a dit : il s’agit du premier pacte, conclu alors qu’ils se trouvaient dans le dos d’Âdam : « Allah est votre Seigneur, vous n’avez de divinité que Lui ».
Il a également été dit : Il a pris votre pacte en vous dotant de la raison et en érigeant contre vous les preuves et les arguments qui conduisent à suivre le Messager,
« si toutefois vous êtes croyants », c’est-à-dire lorsque vous l’êtes.