Je dis :
Il se peut également que le salâm lui soit adressé dans les trois stations, chacune constituant un hommage renouvelé ; et Allah est plus Savant.
Quant à la réponse de la particule conditionnelle « in », al-Mubarrad estime qu’elle est omise ; l’estimation en est : « Quoi qu’il en soit, paix sur toi de la part des gens de la droite ». Autrement dit : « S’il fait partie des gens de la droite, alors paix sur toi de la part des gens de la droite ». L’apodose de la condition a donc été retranchée, l’indication contextuelle la rendant superflue, exactement comme dans l’expression : « Tu es injuste, si tu le fais », où la réponse est sous-entendue.
Selon al-Akhfash, la lettre fâ est la réponse aussi bien de « ammâ » que de « in ». En d’autres termes, la fâ répond à « ammâ » tout en tenant lieu de la réponse de « in » selon l’estimation précédente ; la fâ est donc la réponse des deux particules.
Pour az-Zajjâj, le sens de « ammâ » est le passage d’un sujet à un autre : « laisse ce dont nous parlions et aborde autre chose ».
Parole du Très-Haut :
« Quant à lui, s’il est au nombre des négateurs » de la résurrection, « égarés » loin de la guidée et du chemin de la vérité, « son hospitalité sera une eau bouillante » : c’est-à-dire qu’un breuvage brûlant leur est réservé,
comme Il dit :
« Puis, en vérité, vous, ô égarés, négateurs, vous mangerez… »
et :
« Ensuite, pour eux, il y aura là-dessus un mélange d’eau bouillante. »
« et l’exposition à la Fournaise » signifie : l’introduction dans le Feu.
D’aucuns ont dit : il s’agit d’un séjour prolongé dans la Djahîm et de l’endurance de ses diverses tortures. On dit : aṣlâhu n-nâr et ṣallâhu, c’est-à-dire : il l’y a fait brûler ; ici, le nom verbal est annexé à son objet, comme dans l’expression : « Untel a [pour lui] le don d’une richesse », c’est-à-dire : qu’on lui donne de l’argent.
On a également lu : « wa taṣliyati » avec kasra sur le tâ’, c’est-à-dire : « et une hospitalité faite de brûlure dans la Fournaise ». Puis Abû ʿAmr a assimilé le tâ’ au jîm – lecture peu courante.
« Certes, cela est la Vérité la plus sûre » : ce que Nous avons relaté est la pure certitude, l’essence même du yaqîn. Il est permis d’annexer « al-ḥaqq » à « al-yaqîn », bien qu’ils soient synonymes, en raison de la différence de leurs formes.
Al-Mubarrad a dit : c’est comme tes expressions « ʿayn al-yaqîn » (l’œil de la certitude) ou « maḥḍ al-yaqîn » (la pure certitude). Pour les Koufiens, il s’agit d’ajouter une chose à elle-même ; pour les Basriens, l’expression signifie : « la vérité de l’affaire est la certitude » ou « le discours certain ».
D’autres ont dit : c’est une emphase.
D’autres encore ont estimé que l’origine est que « al-yaqîn » est l’épithète de « al-ḥaqq » ; puis le décrit a été annexé à l’épithète par élargissement et métaphore, comme dans :
« et la demeure de l’au-delà… »
Qatâdah a dit à propos de ce verset : « Allah ne laissera aucune personne sans la confronter à la certitude tirée de ce Coran ; quant au croyant, il aura atteint la certitude ici-bas, ce qui lui sera profitable le Jour de la Résurrection ; quant au mécréant, il ne parviendra à la certitude qu’au Jour de la Résurrection, alors que la certitude ne lui sera d’aucun secours. »
« Glorifie donc, au Nom de ton Seigneur, le Très-Grand » : proclame la transcendance d’Allah – exalté soit-Il – au-dessus de tout mal. La préposition « bi » est ici superfétatoire ; [le verset signifie] « sabbiḥ isma Rabbika », et « al-ism » renvoie au Désigné.
On a dit encore :