Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Ibn Ḥazm constitue à son tour une preuve encore plus décisive contre lui.

Mâlik a dit :
« Une personne qui n’est pas rituellement pure ne doit pas le porter, que ce soit en le touchant directement ou même posé sur un coussin. »

Abû Ḥanîfah a déclaré :
« Il n’y a aucun inconvénient à cela », et il n’a pas interdit qu’on le transporte à l’aide d’une courroie ni qu’on le touche à travers une barrière quelconque. Il est rapporté d’al-Ḥakam, Ḥammâd et Dâwud b. ʿAlî qu’il n’y a pas de mal à ce qu’un musulman ou un non-musulman, qu’il soit pur ou en état d’impureté mineure, le porte ou le touche. Toutefois, Dâwud a ajouté : « Il n’est pas permis au polythéiste de le porter. » Ils se sont appuyés, pour défendre cette permission, sur la lettre que le Prophète ﷺ envoya à César ; mais il s’agissait là d’une situation de nécessité, de sorte que l’argument n’est pas recevable.

Quant au fait que les enfants le touchent, deux avis existent :

  1. l’interdiction, par analogie avec l’adulte ;
  2. l’autorisation, car s’ils en étaient empêchés, ils ne pourraient pas mémoriser le Coran, l’apprentissage se faisant durant l’enfance. De plus, même lorsque l’enfant accomplit une purification, celle-ci reste incomplète, l’intention n’étant pas valable de sa part ; or, si l’on admet qu’il puisse le porter sans une purification complète, il est alors permis qu’il le porte en état d’impureté mineure.

Septièmement –
La parole du Très-Haut :
« Une révélation émanant du Seigneur des mondes »
signifie : « révélé », selon l’expression usuelle : « le châtiment du gouverneur » ou « le tissage du Yémen ». D’aucuns disent que « Une révélation » est l’épithète de Sa parole : « Certes, c’est un Coran noble » ; d’autres : c’est-à-dire : c’est bien une révélation.

[Sourate Al-Wâqiʿah (56), versets 81-87]
81 – « Est-ce donc à ce discours que vous montrez de la complaisance ? »
82 – « Et faites-vous de votre subsistance le fait de traiter [le Coran] de mensonge ? »
83 – « Pourquoi donc, lorsque l’âme atteint la gorge, »
84 – « et que, alors, vous regardez, »
85 – « tandis que Nous sommes plus proches de lui que vous, mais que vous ne le voyez pas, »
86 – « pourquoi donc, si vraiment vous n’avez pas à rendre de comptes, »
87 – « ne la faites-vous pas revenir, si vous êtes véridiques ? »

La parole du Très-Haut :
« Est-ce donc à ce discours [le Coran] que vous êtes mudhinûn ? »
– c’est-à-dire que vous le traitez de mensonge –, ont dit Ibn ʿAbbâs, ʿAtâʾ et d’autres. Le mudhin est celui dont l’apparence contredit la réalité intérieure ; il a été comparé à l’huile en raison de la douceur de sa surface.

Maqâtil b. Sulaymân et Qatâdah ont dit : « mudhinûn » signifie : mécréants, comme dans : « Ils aimeraient que tu fasses des concessions, et ils en feraient. » (68 : 9)

Al-Muʾarrij a dit : le mudhin est l’hypocrite ou le mécréant qui se montre conciliant pour dissimuler sa mécréance.

ابن حَزْمٍ أَقْوَى دَلِيلٌ عَلَيْهِ. وَقَالَ مَالِكٌ: لَا يحمله غير طاهر بملاقة وَلَا عَلَى وِسَادَةٍ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: لَا بَأْسَ بِذَلِكَ. وَلَمْ يُمْنَعْ مِنْ حَمْلِهِ بِعَلَاقَةٍ أَوْ مَسِّهِ بِحَائِلٍ. وَقَدْ رُوِيَ عَنِ الْحَكَمِ وَحَمَّادٍ وَدَاوُدَ بْنِ عَلِيٍّ أَنَّهُ لَا بَأْسَ بِحَمْلِهِ وَمَسِّهِ لِلْمُسْلِمِ وَالْكَافِرِ طَاهِرًا أَوْ مُحْدِثًا، إِلَّا أَنَّ دَاوُدَ قَالَ: لَا يَجُوزُ لِلْمُشْرِكِ حَمْلُهُ. وَاحْتَجُّوا فِي إِبَاحَةِ ذَلِكَ بِكِتَابِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلَى قَيْصَرَ، وَهُوَ مَوْضِعُ ضَرُورَةٍ فَلَا حُجَّةَ فِيهِ. وَفِي مَسِّ الصِّبْيَانِ إِيَّاهُ عَلَى وَجْهَيْنِ: أَحَدُهُمَا الْمَنْعُ اعْتِبَارًا بِالْبَالِغِ. وَالثَّانِي الْجَوَازُ، لِأَنَّهُ لَوْ مُنِعَ لَمْ يَحْفَظِ الْقُرْآنَ، لِأَنَّ تَعَلُّمَهُ «١» حَالَ الصِّغَرِ، وَلِأَنَّ الصَّبِيَّ وَإِنْ كَانَتْ لَهُ طَهَارَةٌ إِلَّا أَنَّهَا لَيْسَتْ بِكَامِلَةٍ، لِأَنَّ النِّيَّةَ لَا تَصِحُّ مِنْهُ، فَإِذَا جَازَ أَنْ يَحْمِلَهُ عَلَى غَيْرِ طَهَارَةٍ كَامِلَةٍ جَازَ أَنْ يَحْمِلَهُ مُحْدِثًا. السَّابِعَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (تَنْزِيلٌ مِنْ رَبِّ الْعالَمِينَ) أَيْ مُنَزَّلٌ، كَقَوْلِهِمْ: ضَرْبُ الْأَمِيرِ وَنَسْجُ الْيَمَنِ. وَقِيلَ: (تَنْزِيلٌ) صِفَةٌ لِقَوْلِهِ تَعَالَى: (إِنَّهُ لَقُرْآنٌ كَرِيمٌ) . وَقِيلَ: أي هو تنزيل. [سورة الواقعة (٥٦) : الآيات ٨١ الى ٨٧] أَفَبِهذَا الْحَدِيثِ أَنْتُمْ مُدْهِنُونَ (٨١) وَتَجْعَلُونَ رِزْقَكُمْ أَنَّكُمْ تُكَذِّبُونَ (٨٢) فَلَوْلا إِذا بَلَغَتِ الْحُلْقُومَ (٨٣) وَأَنْتُمْ حِينَئِذٍ تَنْظُرُونَ (٨٤) وَنَحْنُ أَقْرَبُ إِلَيْهِ مِنْكُمْ وَلكِنْ لا تُبْصِرُونَ (٨٥) فَلَوْلا إِنْ كُنْتُمْ غَيْرَ مَدِينِينَ (٨٦) تَرْجِعُونَها إِنْ كُنْتُمْ صادِقِينَ (٨٧) قَوْلُهُ تَعَالَى: (أَفَبِهذَا الْحَدِيثِ) يَعْنِي الْقُرْآنَ (أَنْتُمْ مُدْهِنُونَ) أَيْ مُكَذِّبُونَ، قَالَهُ ابْنُ عَبَّاسٍ وَعَطَاءٌ وَغَيْرُهُمَا. وَالْمُدْهِنُ الَّذِي ظَاهِرُهُ خِلَافُ بَاطِنِهِ، كَأَنَّهُ شُبِّهَ بِالدُّهْنِ فِي سُهُولَةِ ظَاهِرِهِ. وَقَالَ مُقَاتِلُ بْنُ سُلَيْمَانَ وَقَتَادَةُ: مُدْهِنُونَ كَافِرُونَ، نَظِيرُهُ: (وَدُّوا لَوْ تُدْهِنُ فَيُدْهِنُونَ) «٢» . وَقَالَ الْمُؤَرِّجُ: الْمُدْهِنُ الْمُنَافِقُ أَوِ الْكَافِرُ الَّذِي يَلِينُ جَانِبُهُ لِيُخْفِيَ كفره،
(١). في ب، ح، ز، س، هـ: (لان حال تعلمه حال الصغر). (٢). راجع ج ١٨ ص ٢٣٠

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