Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Ad-Dahhâk rapporte d’Ibn ‘Abbâs – qu’Allah les agrée – qu’il a dit : « Le vin comporte quatre traits : l’ivresse, la migraine, le vomissement et la miction ; or Allah, – Très-Haut – a mentionné le vin du Paradis et l’a purifié de ces traits. »

Parole du Très-Haut :
« … et des fruits qu’ils choisiront » ; autrement dit, ils sélectionneront ce qu’ils veulent grâce à leur abondance. Il a aussi été dit : « des fruits choisis et agréables » ; « at-takhayyur » signifie le choix.

« … et de la chair d’oiseaux qu’ils désirent ».

At-Tirmidhî a rapporté d’Anas ibn Mâlik – qu’Allah l’agrée – que l’on interrogea le Messager d’Allah ﷺ : « Qu’est-ce qu’al-Kawthar ? » Il répondit : « C’est un fleuve qu’Allah – Très-Haut – m’a accordé au Paradis ; il est plus blanc que le lait, plus doux que le miel, et il s’y trouve des oiseaux dont les cous ressemblent à ceux des chameaux. » ‘Umar dit : « Quelle délicatesse ! » Le Messager d’Allah ﷺ ajouta : « La chair dont on se nourrira est meilleure encore. »[1] Il précisa : « Hadith hasan. »

Ath-Tha‘labî a également rapporté, d’après Abû d-Dardâ’, que le Prophète ﷺ a dit : « Au Paradis se trouvent des oiseaux aux cous semblables à ceux des chameaux bactriens. Ils se rangent sur la main de l’ami intime d’Allah et l’un d’eux lui dit : « Ô ami d’Allah ! J’ai paissé dans les prairies sous le Trône et bu aux sources de Tasnîm ; mange donc de moi. » Ils ne cessent de se glorifier devant lui jusqu’à ce qu’il lui vienne à l’esprit d’en consommer un ; l’oiseau se couche alors devant lui, arborant maintes couleurs, et il en mange ce qu’il veut. Quand il est rassasié, les os de l’oiseau se rassemblent, puis il s’envole pour paître dans le Paradis où il veut. » ‘Umar dit : « Ô Prophète d’Allah, c’est un délice ! » Il répondit : « Celui qui en mange jouira d’un plaisir supérieur. »

Il est rapporté d’Abû Sa‘îd al-Khudrî – qu’Allah l’agrée – que le Prophète ﷺ a dit : « Au Paradis se trouve un oiseau ; chacun d’eux possède soixante-dix mille plumes. Il se pose sur le plat d’un homme parmi les gens du Paradis, s’ébroue, et de chaque plume sort une nuance de nourriture plus blanche que la neige, plus fraîche, plus onctueuse que le beurre et plus douce que le miel ; aucune couleur ne ressemble à l’autre. L’homme en consomme ce qu’il veut, puis l’oiseau s’envole. »

Parole du Très-Haut : « … et des houris aux grands yeux » (ḥūr ‘în). Le mot se lit au nominatif, à l’accusatif ou au génitif. Ceux qui le lisent au génitif – Hamzah, al-Kisâ’î et d’autres – le coordonnent à « akwâb » (coupes), l’accord se faisant sur le sens : ils jouissent ainsi de coupes, de fruits, de viande et de houris, selon l’explication d’az-Zajjâj. Il est également permis de le coordonner à « jannât » (jardins) : ils se trouvent dans les « Jardins des délices » et [dans la compagnie de] houris, sous-entendant la suppression d’un terme annexé, comme s’il avait dit : « et dans la fréquentation… »

وَرَوَى الضَّحَّاكُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: فِي الْخَمْرِ أَرْبَعُ خِصَالٍ: السُّكْرُ وَالصُّدَاعُ وَالْقَيْءُ وَالْبَوْلُ، وَقَدْ ذَكَرَ اللَّهُ تَعَالَى خَمْرَ الْجَنَّةِ فَنَزَّهَهَا عَنْ هَذِهِ الْخِصَالِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَفاكِهَةٍ مِمَّا يَتَخَيَّرُونَ) أَيْ يَتَخَيَّرُونَ مَا شَاءُوا لِكَثْرَتِهَا. وَقِيلَ: وَفَاكِهَةٌ مُتَخَيَّرَةٌ مُرْضِيَةٌ، وَالتَّخَيُّرُ الِاخْتِيَارُ. (وَلَحْمِ طَيْرٍ مِمَّا يَشْتَهُونَ) رَوَى التِّرْمِذِيُّ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَ: سُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا الْكَوْثَرُ؟ قَالَ: (ذَاكَ نَهَرٌ أَعْطَانِيهِ اللَّهُ تَعَالَى- يَعْنِي فِي الْجَنَّةِ- أَشَدُّ بياضا من اللبن أحلى مِنَ الْعَسَلِ فِيهِ طَيْرٌ أَعْنَاقُهَا كَأَعْنَاقِ الْجُزُرِ) قَالَ عُمَرُ: إِنَّ هَذِهِ لَنَاعِمَةٌ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (أَكَلَتُهَا أَحْسَنُ مِنْهَا) «١» قَالَ: حَدِيثٌ حَسَنٌ. وَخَرَّجَهُ الثَّعْلَبِيُّ مِنْ حَدِيثِ أَبِي الدَّرْدَاءِ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: (إِنَّ فِي الْجَنَّةِ طَيْرًا مِثْلَ أَعْنَاقِ الْبُخْتِ تَصْطَفُّ عَلَى يَدِ وَلِيِّ اللَّهِ فَيَقُولُ أَحَدُهَا يَا وَلِيَّ اللَّهِ رَعَيْتُ فِي مُرُوجٍ تَحْتَ الْعَرْشِ وَشَرِبْتُ مِنْ عُيُونِ التَّسْنِيمِ فَكُلْ مِنِّي فَلَا يَزَلْنَ يَفْتَخِرْنَ بَيْنَ يَدَيْهِ حَتَّى يَخْطِرَ عَلَى قَلْبِهِ أَكْلُ أَحَدِهَا فَتَخِرُّ بَيْنَ يَدَيْهِ عَلَى أَلْوَانٍ مُخْتَلِفَةٍ فَيَأْكُلُ مِنْهَا مَا أَرَادَ فَإِذَا شَبِعَ تَجَمَّعَ عِظَامُ الطَّائِرِ فَطَارَ يَرْعَى فِي الْجَنَّةِ حَيْثُ شَاءَ) فقال عمر: يا نبي الله إنها لنا عمة. فَقَالَ: (آكِلُهَا أَنْعَمُ مِنْهَا) . وَرُوِيَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: (إِنَّ فِي الْجَنَّةِ لَطَيْرًا فِي الطَّائِرِ مِنْهَا سَبْعُونَ أَلْفَ رِيشَةٍ فَيَقَعُ عَلَى صَحْفَةِ الرَّجُلِ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ ثُمَّ يَنْتَفِضُ فَيَخْرُجُ مِنْ كُلِّ رِيشَةٍ لَوْنُ طَعَامٍ أَبْيَضَ مِنَ الثَّلْجِ وَأَبْرَدَ وَأَلْيَنَ مِنَ الزُّبْدِ وَأَعْذَبَ مِنَ الشَّهْدِ لَيْسَ فِيهِ لَوْنٌ يُشْبِهُ صَاحِبَهُ فَيَأْكُلُ مِنْهُ مَا أَرَادَ ثُمَّ يَذْهَبُ فَيَطِيرُ (. قَوْلُهُ تَعَالَى: ) وَحُورٌ عِينٌ) قُرِئَ بِالرَّفْعِ وَالنَّصْبِ وَالْجَرِّ، فَمَنْ جَرَّ وَهُوَ حَمْزَةُ وَالْكِسَائِيُّ وَغَيْرُهُمَا جَازَ أَنْ يَكُونَ مَعْطُوفًا عَلَى (بِأَكْوابٍ) وَهُوَ مَحْمُولٌ عَلَى الْمَعْنَى، لِأَنَّ الْمَعْنَى يَتَنَعَّمُونَ بِأَكْوَابٍ وَفَاكِهَةٍ وَلَحْمٍ وَحُورٍ، قَالَهُ الزَّجَّاجُ. وَجَازَ أَنْ يَكُونَ مَعْطُوفًا عَلَى (جَنَّاتِ) أَيْ هُمْ فِي (جَنَّاتِ النَّعِيمِ) وَفِي حُورٌ عَلَى تَقْدِيرِ حَذْفِ المضاف، كأنه قال: وفي معاشرة
(١). في نسخ الأصل: أكلتها أنعم منها. وما أثبتناه هو في صحيح الترمذي.

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