Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

« Gardez strictement les prières – ainsi que la prière médiane » (1)

et Sa parole :
« Quiconque est ennemi d’Allah, de Ses anges, de Ses messagers, de Jibrîl et de Mîkâl… » (2)
– passage déjà commenté.

On a dit encore : s’il les a répétés, c’est que le palmier et le grenadier occupaient alors, auprès des Arabes, la place que le blé occupe pour nous ; le palmier constituait l’essentiel de leur nourriture, tandis que le grenadier tenait lieu de fruits (3). Ils en plantaient donc abondamment, tant ils en avaient besoin, alors que le terme « fruits » renvoyait, chez eux, aux diverses espèces de produits dont ils admiraient la variété. C’est pourquoi le Très-Haut a d’abord évoqué les fruits de façon générale, puis a nommément cité le palmier et le grenadier, en raison de leur diffusion et de leur abondance dans la région qui s’étend de Médine à La Mecque, jusqu’aux contrées du Yémen avoisinantes ; Il les a donc extraits de la catégorie générale des fruits et a laissé le mot « fruits » à part.

Il a aussi été dit : ils ont été mentionnés séparément parce que le palmier fournit un produit qui est à la fois fruit et aliment, tandis que la grenade est à la fois fruit et remède ; aucun des deux n’est donc exclusivement destiné au simple plaisir. De là Abû Hanîfa – qu’Allah lui fasse miséricorde – a tiré la question suivante.

Deuxième question : si quelqu’un jure de ne pas manger de fruit puis consomme de la grenade ou des dattes fraîches, il ne commet pas de parjure ; ses deux compagnons et la majorité des savants ne partagent pas cet avis.

Ibn ‘Abbâs a dit : « Une seule grenade du Paradis est comparable à un chameau portant son fardeau. »

Ibn al-Mubârak a rapporté : Sufyân nous a informés, d’après Hammâd, d’après Sa‘îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs : « Les palmiers du Paradis ont des troncs d’émeraude verte, leurs spathes sont d’or rouge, et leurs palmes sont un vêtement pour les gens du Paradis ; l’on y taille leurs tuniques et leurs parures. Leurs fruits sont semblables à de grandes jarres ou à de vastes seaux, plus blancs que le lait, plus doux que le miel, plus tendres que le beurre, et dépourvus de noyau (4). »

Il a dit encore : al-Mas‘ûdî nous a rapporté, d’après ‘Amr ibn Murrah, d’après Abû ‘Ubaydah : « Les palmiers du Paradis portent des régimes serrés du pied jusqu’au sommet ; leurs fruits sont pareils à de grandes jarres ; chaque fois qu’un fruit est cueilli, un autre prend aussitôt sa place ; son eau coule sans aucun sillon, et chaque grappe mesure douze coudées. »

[Sourate ar-Rahmân (55), versets 70-71]
« En leur sein se trouvent des femmes d’un parfait raffinement » (70)
« Quel bienfait de votre Seigneur donc nierez-vous ? » (71)

Ces versets comportent deux questions.
Première question : la parole du Très-Haut :
« En leur sein se trouvent des femmes d’un parfait raffinement »
désigne les femmes ; chacune est appelée khayrah, c’est-à-dire douée de bien.

On a dit aussi :
« khayrât » est le pluriel de khayrât, la hamza ayant été allégée, à l’instar de hīn et layn.

Ibn al-Mubârak : « Il nous a rapporté… »

(حافِظُوا عَلَى الصَّلَواتِ «١» وَالصَّلاةِ الْوُسْطى) وَقَوْلُهُ: (مَنْ كانَ عَدُوًّا لِلَّهِ وَمَلائِكَتِهِ وَرُسُلِهِ وَجِبْرِيلَ وَمِيكالَ) «٢» وقد تقدم. وقيل: إنما كررهما لِأَنَّ النَّخْلَ وَالرُّمَّانَ كَانَا عِنْدَهُمْ فِي ذَلِكَ الْوَقْتِ بِمَنْزِلَةِ الْبُرِّ عِنْدَنَا، لِأَنَّ النَّخْلَ عَامَّةُ قُوتِهِمْ، وَالرُّمَّانَ كَالثَّمَرَاتِ «٣» ، فَكَانَ يَكْثُرُ غَرْسُهُمَا عِنْدَهُمْ لِحَاجَتِهِمْ إِلَيْهِمَا، وَكَانَتِ الْفَوَاكِهُ عِنْدَهُمْ مِنْ أَلْوَانِ الثِّمَارِ الَّتِي يُعْجَبُونَ بِهَا، فَإِنَّمَا ذَكَرَ الْفَاكِهَةَ ثُمَّ ذَكَرَ النَّخْلَ وَالرُّمَّانَ لِعُمُومِهِمَا وَكَثْرَتِهِمَا عِنْدَهُمْ مِنَ الْمَدِينَةِ إِلَى مَكَّةَ إِلَى مَا وَالَاهَا مِنْ أَرْضِ الْيَمَنِ، فَأَخْرَجَهُمَا فِي الذِّكْرِ مِنَ الْفَوَاكِهِ وَأَفْرَدَ الْفَوَاكِهَ عَلَى حِدَتِهَا. وَقِيلَ: أُفْرِدَا بِالذِّكْرِ لِأَنَّ النَّخْلَ ثَمَرُهُ فَاكِهَةٌ وَطَعَامٌ، وَالرُّمَّانُ فَاكِهَةٌ وَدَوَاءٌ، فَلَمْ يَخْلُصَا لِلتَّفَكُّهِ، وَمِنْهُ قَالَ أَبُو حَنِيفَةَ رَحِمَهُ اللَّهُ، وَهِيَ الْمَسْأَلَةُ: الثَّانِيَةُ- إِذَا حَلَفَ أَنْ لَا يَأْكُلَ فَاكِهَةً فَأَكَلَ رُمَّانًا أَوْ رُطَبًا لَمْ يَحْنَثْ. وَخَالَفَهُ صَاحِبَاهُ وَالنَّاسُ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: الرُّمَّانَةُ فِي الْجَنَّةِ مِثْلُ الْبَعِيرِ الْمُقَتَّبِ. وَذَكَرَ ابْنُ الْمُبَارَكِ قَالَ: أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ عَنْ حَمَّادٍ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: نَخْلُ الْجَنَّةِ جُذُوعُهَا زُمُرُّدٌ أَخْضَرُ، وَكَرَانِيفُهَا ذَهَبٌ أَحْمَرُ، وَسَعَفُهَا كِسْوَةٌ لِأَهْلِ الْجَنَّةِ، مِنْهَا مُقَطَّعَاتُهُمْ وَحُلَلُهُمْ، وَثَمَرُهَا أَمْثَالُ الْقِلَالِ وَالدِّلَاءِ، أَشَدُّ بَيَاضًا مِنَ اللَّبَنِ، وَأَحْلَى مِنَ الْعَسَلِ، وَأَلْيَنُ مِنَ الزُّبْدِ، لَيْسَ فِيهِ عَجَمٌ «٤» . قَالَ: وَحَدَّثَنَا الْمَسْعُودِيُّ عَنْ عَمْرِو بْنِ مُرَّةَ عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ، قَالَ: نَخْلُ الْجَنَّةِ نَضِيدٌ مِنْ أَصْلِهَا إِلَى فَرْعِهَا، وَثَمَرُهَا أَمْثَالُ الْقِلَالِ كُلَّمَا نُزِعَتْ ثَمَرَةٌ عَادَتْ مَكَانَهَا أُخْرَى، وَإِنَّ مَاءَهَا لَيَجْرِي فِي غَيْرِ أُخْدُودٍ، والعنقود اثنا عشر ذراعا. [سورة الرحمن (٥٥) : الآيات ٧٠ الى ٧١] فِيهِنَّ خَيْراتٌ حِسانٌ (٧٠) فَبِأَيِّ آلاءِ رَبِّكُما تُكَذِّبانِ (٧١) فِيهِ مَسْأَلَتَانِ: الْأُولَى- قَوْلُهُ تَعَالَى: (فِيهِنَّ خَيْراتٌ حِسانٌ) يَعْنِي النِّسَاءَ الْوَاحِدَةُ خَيْرَةٌ عَلَى مَعْنَى ذَوَاتِ خَيْرٍ. وَقِيلَ: (خَيْراتٌ) بِمَعْنَى خَيْرَاتٍ فَخُفِّفَ، كهين ولين. ابن المبارك: حدثنا
(١). راجع ج ٣ ص (٢٠٨) (٢). راجع ج ٢ ص (٣٦) (٣). في حاشية الجمل نقلا عن القرطبي: والرمان كالشراب إلخ. (٤). العجم- بالتحريك-: النوى

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