Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

« Nous les avons certes créés d’une argile collante » (1).
Et Il a dit : « À l’exemple d’Adam ; Il le créa de poussière » (2).
Ces deux énoncés s’accordent quant au sens : en effet, Il prit de la poussière de la terre, la pétrit et elle devint argile ; puis l’argile évolua et devint une boue noire malléable ; puis elle évolua encore et devint un ṣalṣāl semblable à la poterie.

« Et Il créa le jânn d’une flamme – d’un feu sans fumée » (15).
Al-Ḥasan a dit : le jânn, c’est Iblîs, père des djinns.
Il a également été dit : le jânn est le singulier de « djinn », et al-mârij est la flamme, selon Ibn ʿAbbâs, qui a déclaré : « Allah a créé le jânn de la quintessence du feu » ; et il rapporta aussi : « … de la langue du feu qui se trouve à son extrémité lorsqu’il s’embrase ».
Al-Layth a dit : al-mârij est la flamme éclatante, dotée d’un embrasement intense.
Ibn ʿAbbâs dit encore : c’est la flamme qui s’élève au-dessus du feu, dont les parties se mêlent – rouge, jaune et verte ; propos analogue de Mujâhid ; tous ces dires sont de sens voisin.
Il a été dit également : al-mârij désigne toute chose lâchée, sans entrave ; semblable est la parole d’al-Mubarrad qui a dit : « al-mârij est le feu déchaîné, qu’aucune barrière ne retient ».
Abû ʿUbayda et al-Ḥasan ont affirmé : al-mârij est le mélange des feux ; son origine est le verbe maraja, lorsque la chose s’agite et se mélange. Il est relaté qu’Allah – Très-haut – créa deux feux, puis Il mêla l’un à l’autre ; l’un dévora l’autre : c’est le feu du samûm ; Il créa d’elle Iblîs.
Al-Qushayrî a dit : al-mârij, dans la langue, signifie « lâché » ou « mêlé » ; c’est un participe actif au sens passif, comme dans : « d’une eau jaillissante » (3) et « d’une vie satisfaite » (4), c’est-à-dire : « qui possède/mêlé ».
Al-Jawharî a dit, dans le Ṣiḥâḥ : « mârij-in min nâr » est un feu sans fumée, d’où fut créé le jânn.

« Lequel donc, parmi les bienfaits de votre Seigneur, niez-vous tous deux ? »

Parole du Très-Haut : « Le Seigneur des deux Levants et le Seigneur des deux Couchants » : c’est-à-dire qu’Il est le Seigneur des deux Levants. Dans la sūrah Ṣâffât : « et Seigneur des Levants » ; l’explication de cela a déjà été donnée en cet endroit (5).

[Sourate ar-Raḥmân (55), versets 19 à 23]
« Il a laissé se rencontrer les deux mers » (19)
« entre elles se trouve un isthme : elles ne transgressent point » (20)
« Lequel donc, parmi les bienfaits de votre Seigneur, niez-vous tous deux ? » (21)
« De l’une et de l’autre jaillissent la perle et le corail » (22)
« Lequel donc, parmi les bienfaits de votre Seigneur, niez-vous tous deux ? » (23)

(إِنَّا خَلَقْناهُمْ مِنْ طِينٍ لازِبٍ «١» . وَقَالَ: (كَمَثَلِ آدَمَ خَلَقَهُ «٢» مِنْ تُرابٍ) وَذَلِكَ مُتَّفَقُ الْمَعْنَى، وَذَلِكَ أَنَّهُ أَخَذَ مِنْ تُرَابِ الْأَرْضِ فَعَجَنَهُ فَصَارَ طِينًا، ثُمَّ انْتَقَلَ فَصَارَ كَالْحَمَإِ الْمَسْنُونِ، ثُمَّ انْتَقَلَ فَصَارَ صَلْصَالًا كَالْفَخَّارِ. (وَخَلَقَ الْجَانَّ مِنْ مارِجٍ مِنْ نارٍ) قَالَ الْحَسَنُ: الْجَانُّ إِبْلِيسُ وَهُوَ أَبُو الْجِنِّ. وَقِيلَ: الْجَانُّ وَاحِدُ الْجِنِّ، وَالْمَارِجُ اللَّهَبُ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، وَقَالَ: خَلَقَ اللَّهُ الْجَانَّ مِنْ خَالِصِ النَّارِ. وَعَنْهُ أَيْضًا مِنْ لِسَانِهَا الَّذِي يَكُونُ فِي طَرَفِهَا إِذَا الْتَهَبَتْ. وَقَالَ اللَّيْثُ: الْمَارِجُ الشُّعْلَةُ السَّاطِعَةُ ذَاتُ اللَّهَبِ الشَّدِيدِ. وَعَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ اللَّهَبُ الَّذِي يَعْلُو النَّارَ فَيَخْتَلِطُ بَعْضُهُ بِبَعْضٍ أَحْمَرُ وَأَصْفَرُ وَأَخْضَرُ، وَنَحْوُهُ عَنْ مُجَاهِدٍ، وَكُلُّهُ مُتَقَارِبُ الْمَعْنَى. وَقِيلَ: الْمَارِجُ كُلُّ أَمْرٍ مُرْسَلٍ غَيْرِ مَمْنُوعٍ، وَنَحْوُهُ قَوْلُ الْمُبَرِّدِ، قَالَ الْمُبَرِّدُ: الْمَارِجُ النَّارُ الْمُرْسَلَةُ الَّتِي لَا تُمْنَعُ. وَقَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ وَالْحَسَنُ: الْمَارِجُ خَلْطُ النَّارِ، وَأَصْلُهُ مِنْ مَرِجَ إِذَا اضْطَرَبَ وَاخْتَلَطَ، وَيُرْوَى أَنَّ اللَّهَ تَعَالَى خَلَقَ نَارَيْنِ فَمَرَجَ إِحْدَاهُمَا بِالْأُخْرَى، فَأَكَلَتْ إِحْدَاهُمَا الْأُخْرَى وَهِيَ نَارُ السَّمُومِ فَخَلَقَ مِنْهَا إِبْلِيسَ. قَالَ الْقُشَيْرِيُّ: وَالْمَارِجُ فِي اللُّغَةِ الْمُرْسَلُ أَوِ الْمُخْتَلَطُ وَهُوَ فَاعِلٌ بِمَعْنَى مَفْعُولٍ، كقوله: (ماءٍ دافِقٍ) «٣» و (عِيشَةٍ راضِيَةٍ) «٤» وَالْمَعْنَى ذُو مَرْجٍ، قَالَ الْجَوْهَرِيُّ فِي الصحاح: و (مارِجٍ مِنْ نارٍ) نَارٌ لَا دُخَانَ لَهَا خُلِقَ مِنْهَا الْجَانُّ. فَبِأَيِّ آلاءِ رَبِّكُما تُكَذِّبانِ (. قَوْلُهُ تَعَالَى: رَبُّ الْمَشْرِقَيْنِ وَرَبُّ الْمَغْرِبَيْنِ) أَيْ هُوَ رَبُّ الْمَشْرِقَيْنِ. وَفِي الصَّافَّاتِ (وَرَبُّ الْمَشارِقِ) وَقَدْ مضى الكلام في ذلك هنالك «٥» [سورة الرحمن (٥٥) : الآيات ١٩ الى ٢٣] مَرَجَ الْبَحْرَيْنِ يَلْتَقِيانِ (١٩) بَيْنَهُما بَرْزَخٌ لَا يَبْغِيانِ (٢٠) فَبِأَيِّ آلاءِ رَبِّكُما تُكَذِّبانِ (٢١) يَخْرُجُ مِنْهُمَا اللُّؤْلُؤُ وَالْمَرْجانُ (٢٢) فَبِأَيِّ آلاءِ رَبِّكُما تُكَذِّبانِ (٢٣)
(١). راجع ج ١٥ ص ٦٣ وص ٦٨. (٢). راجع ج ٤ ص ١٠٢. [ ..... ] (٣). راجع ج ٢٠ ص ٤. (٤). راجع ج ١٨ ص ٢٧٠. (٥). راجع ج ١٥ ص ٦٣ وص ٦٨.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies