Chaque qualité qu’Il décrivit et chaque bienfait qu’Il accorda, Il les assortit de cette interpellation, en fit un jalon entre chaque couple de grâces afin d’éveiller Ses créatures à ces bienfaits et d’en affermir la preuve,
comme l’on dirait à quelqu’un sur qui se succèdent tes bontés tandis qu’il les nie et les renie :
« N’étais-tu pas pauvre, puis Je t’ai enrichi ; oseras-tu le nier ?! N’étais-tu pas obscur, puis Je t’ai élevé ; oseras-tu le nier ?! N’étais-tu pas ṣarûrah(1), puis Je t’ai fait accomplir le Ḥajj ; oseras-tu le nier ?! N’étais-tu pas piéton, puis Je t’ai transporté ; oseras-tu le nier ?! » — la répétition, en pareil cas, est tout à fait appropriée.
Un poète a dit :
« Combien de bienfaits vous furent accordés, combien, combien, et combien ! »
Un autre a dit :
« Ne tue point un musulman, si tu es musulmane ;
Garde-toi de son sang : prends garde, prends garde ! »
Un autre encore a dit :
« Ne romps jamais avec l’ami, malgré la langue d’un envieux ;
Ne te lasse pas de le visiter : visite-le, visite-le, visite-le, visite-le, visite-le ! »
Al-Ḥusayn b. al-Faḍl a dit : « La répétition repousse l’insouciance et confirme la preuve. »
[Sourate ar-Raḥmân (55), versets 14-18]
« Il créa l’homme d’une argile retentissante, semblable à la poterie » (14)
« et Il créa le jânn d’une flamme de feu sans fumée » (15)
« Lequel donc, parmi les bienfaits de votre Seigneur, niez-vous tous deux ? » (16)
« Il est le Seigneur des deux Levants et le Seigneur des deux Couchants » (17)
« Lequel donc, parmi les bienfaits de votre Seigneur, niez-vous tous deux ? » (18)
Parole du Très-Haut :
« Il créa l’homme »
Après avoir mentionné — exalté soit-Il — la création du grand univers, les cieux et la terre, et les signes qu’ils renferment attestant Son unicité et Sa puissance, Il rappela la création du petit univers et dit : « Il créa l’homme », c’est-à-dire, d’après l’unanimité des exégètes, Adam.
« d’une argile retentissante, semblable à la poterie »
Le ṣalṣâl est l’argile desséchée dont on perçoit le cliquetis ; Il la compara à la poterie cuite.
Il a également été dit : c’est une argile mêlée de sable.
Et l’on a dit encore : c’est l’argile fétide — on dit ṣalla la chair et aṣalla lorsqu’elle se corrompt —, point déjà exposé dans al-Ḥijr(2).
Ici, Il a dit : « d’une argile retentissante, semblable à la poterie », tandis que là-bas, Il a dit : « d’une argile retentissante tirée d’une boue malléable ».
Et Il dit :