Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

L’étymologie du terme « najm » vient du verbe « najama, yanjumu » (avec ḍamma), qui signifie « apparaître, surgir ». Quant à leur prosternation, elle s’accomplit par la prosternation de leurs ombres (1), ainsi que l’a indiqué ad-Daḥḥāk.

Al-Farrāʾ a dit : « Leur prosternation consiste à se tourner vers le soleil lorsqu’il se lève, puis à s’incliner avec lui jusqu’à ce que l’ombre se rompe. »

Az-Zajjāj a dit : « Leur prosternation est la rotation de l’ombre avec eux », comme l’a dit le Très-Haut : « Leurs ombres se renversent » (2).

Al-Ḥasan et Mujāhid ont dit : « Le ‘najm’ désigne l’astre du ciel ; sa prosternation, selon Mujāhid, est la rotation de son ombre ; telle est l’opinion choisie par at-Ṭabarī, rapportée par al-Mahdawī. »

On a également dit : « La prosternation de l’astre est son coucher, et la prosternation de l’arbre est la possibilité qu’offre son fruit d’être cueilli », propos rapporté par al-Māwardī.

Il a encore été avancé : « Tout cela est asservi à Allah ; n’adorez donc pas l’astre, comme certains Ṣābiens adorèrent les étoiles, ni l’arbre, comme beaucoup de non-Arabes adorèrent les arbres. » Le sujūd est l’humilité ; l’intention est ici l’indication de la contingence des créatures, selon al-Qushayrī.

An-Naḥḥās a dit : « Le sens premier du sujūd dans la langue est la soumission et l’obéissance à Allah – exalté soit-Il. Pour tous les êtres inanimés, il s’agit de leur soumission à l’ordre divin et de leur obéissance ; il en est de même pour les êtres animés, et il en existe la forme cultuelle qu’est la prosternation de la prière. »

Muḥammad ibn Yazīd a cité, au sujet de « najm » au sens d’« étoiles », ces vers (3) :
A : « Toute la nuit elle compta les astres, veillant patiemment,
A : Et dans les mains des convives, sa graisse se figea promptement. »

« Et le ciel – Il l’a élevé. »

Abū as-Sammāl a lu « wa-s-samāʾu » au nominatif, par mise en tête de phrase, préférant cette lecture puisqu’elle se coordonne à la proposition : « Et l’astre et l’arbre se prosternent », faisant ainsi du segment coordonné un ensemble sujet-prédicat, à l’image de celui auquel il est rattaché. Les autres récitateurs l’ont lu à l’accusatif, en sous-entendant un verbe suggéré par ce qui suit.

« Et Il a établi la Balance » : c’est-à-dire la justice, d’après Mujāhid, Qatādah et as-Suddī ; autrement dit, Il a institué sur terre la justice qu’Il a ordonnée. On dit : « Allah a établi la Sharīʿah » ; on dit aussi : « Un tel a établi telle chose », c’est-à-dire qu’il l’a déposée.

Il a également été dit : « La Balance désigne ici le Coran, car il contient l’explication de tout ce dont on a besoin » – opinion d’al-Ḥusayn ibn al-Faḍl.

Al-Ḥasan, Qatādah aussi, et ad-Daḥḥāk ont dit : « Il s’agit de la balance à fléau, avec laquelle on pèse afin que les gens obtiennent justice les uns envers les autres ; il s’agit là d’une phrase informative qui, dans son sens, ordonne l’équité », comme l’indique Sa parole – exalté soit-Il : « Et établissez la pesée avec justice », et al-qisṭ signifie la justice.

On a dit : « Il s’agit du jugement. »

On a dit encore : « Il est question ici de l’installation de la Balance dans l’Au-delà pour la pesée des œuvres. » Le mot « mīzān » vient originellement de « miwzān », et l’exposé détaillé en a déjà été donné dans la sourate al-Aʿrāf (4).

« Afin que vous ne transgressiez pas dans la Balance » : sur le plan grammatical, la particule « an » peut être considérée comme occupant la place de l’accusatif.

وَاشْتِقَاقُ النَّجْمِ مِنْ نَجَمَ الشَّيْءُ يَنْجُمُ بِالضَّمِّ نجوما ظهر وطلع، وسجودهما بسجود ظلا لهما «١» ، قَالَهُ الضَّحَّاكُ. وَقَالَ الْفَرَّاءُ: سُجُودُهُمَا أَنَّهُمَا يَسْتَقْبِلَانِ الشَّمْسَ إِذَا طَلَعَتْ ثُمَّ يَمِيلَانِ مَعَهَا حَتَّى يَنْكَسِرَ الْفَيْءُ. وَقَالَ الزَّجَّاجُ: سُجُودُهُمَا دَوَرَانُ الظِّلِّ معهما، كما قال تعالى: (يَتَفَيَّؤُا ظِلالُهُ) «٢» . وَقَالَ الْحَسَنُ وَمُجَاهِدٌ: النَّجْمُ نَجْمُ السَّمَاءِ، وَسُجُودُهُ فِي قَوْلِ مُجَاهِدٍ دَوَرَانُ ظِلِّهِ، وَهُوَ اخْتِيَارُ الطَّبَرِيِّ، حَكَاهُ الْمَهْدَوِيُّ. وَقِيلَ: سُجُودُ النَّجْمِ أُفُولُهُ، وَسُجُودُ الشَّجَرِ إِمْكَانُ الِاجْتِنَاءِ لِثَمَرِهَا، حَكَاهُ الْمَاوَرْدِيُّ. وَقِيلَ: إِنَّ جَمِيعَ ذَلِكَ مُسَخَّرٌ لِلَّهِ، فَلَا تَعْبُدُوا النَّجْمَ كَمَا عَبَدَ قَوْمٌ مِنَ الصَّابِئِينَ النُّجُومَ، وَعَبَدَ كَثِيرٌ مِنَ الْعَجَمِ الشَّجَرَ. وَالسُّجُودُ الْخُضُوعُ، وَالْمَعْنِيُّ بِهِ آثَارُ الْحُدُوثِ، حَكَاهُ الْقُشَيْرِيُّ. النَّحَّاسُ: أَصْلُ السُّجُودِ فِي اللُّغَةِ الِاسْتِسْلَامُ وَالِانْقِيَادُ لِلَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، فَهُوَ مِنَ الْمَوَاتِ كُلِّهَا اسْتِسْلَامُهَا لِأَمْرِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَانْقِيَادُهَا لَهُ، وَمِنَ الْحَيَوَانِ كَذَلِكَ وَيَكُونُ مِنْ سُجُودِ الصَّلَاةِ، وَأَنْشَدَ مُحَمَّدُ بْنُ يَزِيدَ فِي النَّجْمِ بِمَعْنَى النُّجُومِ قَالَ «٣» : فَبَاتَتْ تَعُدُّ النَّجْمَ فِي مُسْتَحِيرَةٍ ... سَرِيعٌ بِأَيْدِي الْآكِلِينَ جُمُودُهَا (وَالسَّماءَ رَفَعَها) وَقَرَأَ أَبُو السَّمَّالِ (وَالسَّماءَ) بِالرَّفْعِ عَلَى الِابْتِدَاءِ وَاخْتَارَ ذَلِكَ لَمَّا عُطِفَ عَلَى الْجُمْلَةِ الَّتِي هِيَ: (وَالنَّجْمُ وَالشَّجَرُ يَسْجُدانِ) فَجَعَلَ الْمَعْطُوفَ مُرَكَّبًا مِنْ مُبْتَدَإٍ وَخَبَرٍ كَالْمَعْطُوفِ عَلَيْهِ. الْبَاقُونَ بِالنَّصْبِ عَلَى إِضْمَارِ فِعْلٍ يَدُلُّ عَلَيْهِ مَا بَعْدَهُ. (وَوَضَعَ الْمِيزانَ) أَيِ الْعَدْلَ، عَنْ مُجَاهِدٍ وَقَتَادَةَ وَالسُّدِّيِّ، أَيْ وَضَعَ فِي الْأَرْضِ الْعَدْلَ الَّذِي أَمَرَ بِهِ، يُقَالُ: وَضَعَ اللَّهُ الشَّرِيعَةَ. وَوَضَعَ فُلَانٌ كَذَا أَيْ أَلْقَاهُ، وَقِيلَ: عَلَى هَذَا الْمِيزَانُ الْقُرْآنُ، لِأَنَّ فِيهِ بَيَانَ مَا يُحْتَاجُ إِلَيْهِ وَهُوَ قَوْلُ الْحُسَيْنِ بْنِ الْفَضْلِ. وَقَالَ الْحَسَنُ وَقَتَادَةُ- أَيْضًا- وَالضَّحَّاكُ: هُوَ الْمِيزَانُ ذُو اللِّسَانِ الَّذِي يُوزَنُ بِهِ لِيَنْتَصِفَ بِهِ النَّاسُ بَعْضُهُمْ مِنْ بَعْضٍ، وَهُوَ خَبَرٌ بِمَعْنَى الْأَمْرِ بِالْعَدْلِ، يَدُلُّ عَلَيْهِ قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَأَقِيمُوا الْوَزْنَ بِالْقِسْطِ) وَالْقِسْطُ الْعَدْلُ. وَقِيلَ: هُوَ الْحُكْمُ. وَقِيلَ: أَرَادَ وَضْعَ الْمِيزَانِ فِي الْآخِرَةِ لِوَزْنِ الْأَعْمَالِ. وَأَصْلُ مِيزَانٍ مِوْزَانٍ وَقَدْ مَضَى فِي (الْأَعْرَافِ) «٤» الْقَوْلُ فِيهِ. (أَلَّا تَطْغَوْا فِي الْمِيزانِ) مَوْضِعُ (أن) يجوز أن يكون نصبا
(١). في ب، ح، س، هـ: (وسجودهما سجود .. ). (٢). راجع ج ١٠ ص ١١١. (٣). قائله الراعي. (٤). راجع ج ٧ ص ١٦٦.

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