Et, d’ordinaire, les Arabes disent : « Il est le meilleur de son clan », ou bien : « Il est le pire des hommes. »
Allah – Très-Haut – a dit :
« Vous êtes la meilleure communauté que l’on ait fait surgir pour les hommes » (1),
et Il a dit :
« Ils sauront bientôt qui occupe la pire position » (2).
Selon Abū Ḥaywah, on lit le terme avec fatḥa sur la chīn et allègement du rāʾ ; d’après Mujāhid et Saʿīd b. Jubayr, on ferme la chīn et le rāʾ, tout en maintenant l’allègement. Al-Naḥḥās dit : c’est le même sens que al-ašir ; de même l’on dit : « un homme ḥaḏir / ḥaḏr ».
Sourate al-Qamar (54), versets 27 à 32 :
« Nous allons certes faire surgir la Chamelle comme épreuve pour eux ; observe-les donc et endure patiemment » (27).
« Annonce-leur que l’eau sera partagée entre eux ; chaque part de breuvage est dûment assignée » (28).
« Ils appelèrent alors leur compagnon ; il s’avança, puis la sabra et la tua » (29).
« Que furent donc Mon châtiment et Mes avertissements ? » (30).
« Nous déchaînâmes contre eux un seul Cri, et ils devinrent semblables à la paille desséchée d’un enclos » (31).
« Nous avons certes rendu le Coran aisé pour la mémorisation ; y aura-t-il donc quelqu’un pour réfléchir ? » (32).
Au sujet de Sa parole : « Nous ferons surgir la Chamelle », c’est-à-dire : Nous la ferons sortir du mamelon rocheux qu’ils avaient demandé. Il est rapporté que Ṣāliḥ accomplit deux rakʿa, invoqua son Seigneur, et le rocher qu’ils avaient désigné se fendit de son sommet ; il en sortit une chamelle pleine de dix mois [à la toison épaisse].
« Une tentation pour eux » : une mise à l’épreuve ; il s’agit d’un complément circonstanciel de but.
« Observe-les » : attends de voir ce qu’ils feront.
« Et sois patient » : endure leurs vexations. La lettre originelle de iṣṭabir est un tāʾ qui fut changé en ṭāʾ afin de s’accorder, par l’emphase, avec le ṣād.
« Informe-les » : c’est-à-dire annonce-leur
« que l’eau sera partagée entre eux » : entre les gens de Thamūd et la Chamelle ; à elle un jour, à eux un jour, ainsi qu’Il – Très-Haut – a dit : « À elle un droit de boire, et à vous un droit de boire un jour déterminé » (4).
Ibn ʿAbbās a dit : le jour où ils buvaient, la Chamelle ne buvait pas une goutte d’eau et les abreuvait de son lait ; ils vivaient alors dans l’aisance. Mais le jour qui revenait à la Chamelle, elle buvait toute l’eau, ne leur laissant rien.
S’Il a dit : « entre eux », c’est parce que, lorsque les Arabes évoquent les fils d’Adam en même temps que des bêtes, ils font prévaloir l’expression propre aux fils d’Adam.
Abū al-Zubayr a rapporté, d’après Jābir : « Lorsque nous fîmes halte à al-Ḥijr, durant l’expédition du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم à Tabūk, il dit :
“Ô gens ! Ne vous interrogez pas au sujet de ces signes. Voici le peuple de Ṣāliḥ ; ils demandèrent à leur Prophète qu’Allah fît surgir pour eux une chamelle, et Allah – Puissant et Majestueux – la fit surgir …”»