Sa parole – Très-Haut – :
« ʿÂd a traité (le message) de mensonge » : il s’agit du peuple de Hûd.
« Comment donc furent Mon châtiment et Mes avertissements ? »
Le terme « nudhuri » (Mes avertissements) apparaît dans cette sourate à six endroits sans la lettre yâ’ dans tous les exemplaires du Muṣḥaf. Yaʿqûb la lit avec la yâ’ aussi bien à l’arrêt qu’en liaison ; Warsh l’établit seulement en liaison, et les autres l’omettent.
Il n’y a pas de divergence au sujet de l’omission de la yâ’ dans Sa parole : « et à quoi servent les avertissements ? », ni de la lettre wāw dans : « yadʿu ».
Quant à la yâ’ du premier mot « ad-dâʿî » (l’appelant), Ibn Muḥayṣin, Yaʿqûb, Ḥumayd et al-Bazziy la maintiennent tant à l’arrêt qu’en liaison, tandis que Warsh et Abû ʿAmr la conservent uniquement en liaison ; les autres l’omettent.
Pour la seconde occurrence de « ad-dâʿî », Yaʿqûb, Ibn Muḥayṣin et Ibn Kathîr l’ont conservée dans les deux cas ; Abû ʿAmr et Nāfiʿ ne la gardent qu’en liaison, et les autres l’ont omise.
« Nous avons envoyé contre eux un vent ṣarṣar » : c’est-à-dire d’une extrême froideur, selon Qatâdah et ad-Ḍaḥḥâk.
Il fut également dit : d’un fracas assourdissant. Cette question a déjà été traitée dans (Ḥâ Mîm as-Sajdah) (1).
« En un jour de malheur persistant » : c’est-à-dire un jour qui leur fut funeste.
Ibn ʿAbbâs a dit : un jour qu’ils tenaient pour néfaste.
Al-Zajjâj : Il est dit que ce fut un mercredi.
Ibn ʿAbbâs : c’était le dernier mercredi du mois ; il anéantit leurs jeunes comme leurs vieux.
Hârûn al-Aʿwar a récité « naḥsin » avec kasrah sur le ḥâ’. Le propos à son sujet a déjà été exposé dans Ḥâ Mîm as-Sajdah : « en des jours néfastes ».
« En un jour de malheur persistant » : c’est-à-dire d’un mauvais augure permanent qui s’acharna sur eux par ses présages funestes, et où le châtiment se poursuivit jusqu’à leur destruction.
On a également dit : il persista sur eux jusqu’au Feu de la Géhenne.
Ad-Ḍaḥḥâk a dit : il leur fut amer. De même, al-Kisâ’î rapporte que certains ont déclaré que l’expression dérive de « marârah » (amertume) ; on dit : « murrash-shay’ » ou « amarrash-shay’ », c’est-à-dire : « la chose devint amère », telle une chose que les âmes abhorrent.
Or Il a dit : « Goûtez ! », et ce qui est goûté peut être amer.
Il a aussi été dit que le terme provient de « mirrah » au sens de force : un jour de malheur persistant, dont le mauvais présage est solidement établi, tel un câble fortement torsadé qu’on ne saurait défaire.
Si l’on objecte : puis-que le mercredi est un jour de malheur persistant, comment l’invocation y serait-elle exaucée ? Il est en effet rapporté que le Prophète – qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix – y eut une supplication exaucée entre ẓuhr et ʿaṣr, et le ḥadith de Jâbir à ce sujet a déjà été mentionné dans (al-Baqarah) (2).
La réponse – et Allah est plus Savant – se trouve dans un récit transmis par Masrûq d’après le Prophète – qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix – : « Jibrîl est venu à moi et a dit : “Allah te commande de juger avec le serment accolé au témoignage”, et il a dit : “Le mercredi est un jour de malheur persistant.” »