Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Ṣāliḥ Abū al-Khalīl a dit : « Lorsque le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – récita :
« Vous étonnez-vous donc de ce discours ?
Vous riez sans pleurer,
alors que vous êtes samidūn »,
on ne le vit plus jamais rire autrement que par un simple sourire, et ce jusqu’à sa mort – qu’Allah prie sur lui et le salue. An-Naḥḥās l’a rapporté.

Parole du Très-Haut :
« Prosternez-vous donc devant Allah et adorez-Le ! »
On a dit qu’il s’agit ici de la prosternation de récitation du Coran ; tel est l’avis d’Ibn Masʿūd – qu’Allah l’agrée –, et c’est également l’opinion d’Abū Ḥanīfa et d’ach-Shāfiʿī. Au début de la sourate, il a déjà été rapporté, d’après Ibn ʿAbbās, que le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – se prosterna à ce verset, et que les polythéistes se prosternèrent avec lui.

Il a encore été avancé que les polythéistes ne se prosternèrent qu’en entendant les voix des démons durant la récitation du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, lorsqu’il prononça :
« Avez-vous donc considéré al-Lāt et al-ʿUzzā,
et Manāt, la troisième, l’autre ? »
On aurait alors entendu : « Voilà certes les sublimes gharānīq, et leur intercession est espérée. » Ainsi dans la version de Saʿīd ibn Jubayr : « … est espérée (turtajâ) » ; dans celle d’Abū l-ʿĀliya : « … est agréée (turtaḍâ), et pareilles à elles ne sauraient être oubliées. » Les polythéistes s’en réjouirent et crurent que ces paroles émanaient de Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue –, comme cela a été exposé précédemment dans (al-Ḥajj)¹.

Lorsque la nouvelle parvint, en Abyssinie, aux Compagnons du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – qui s’y trouvaient, ils revinrent, pensant que les gens de La Mecque avaient embrassé la foi. Ceux-ci se montrèrent alors plus durs encore à leur égard et se mirent à les torturer, jusqu’à ce qu’Allah levât l’épreuve.

D’aucuns ont dit que l’ordre vise la prosternation obligatoire dans la prière ; tel est l’avis d’Ibn ʿUmar – qu’Allah l’agrée –, qui ne considérait pas ce verset parmi les prosternations de récitation. Imâm Mālik partage cette position.

Ubayy ibn Kaʿb – qu’Allah l’agrée – a rapporté : « Le dernier acte du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – fut de renoncer à la prosternation dans les sourates al-Mufaṣṣal. »

Le premier avis demeure toutefois le plus correct, et la question a été élucidée à la fin de (al-Aʿrāf)². Louange à Allah, Seigneur des mondes. S’achève ici l’exégèse de la sourate (an-Najm).

وَقَالَ صَالِحُ أَبُو الْخَلِيلِ: لَمَّا قَرَأَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ (أَفَمِنْ هذَا الْحَدِيثِ تَعْجَبُونَ. وَتَضْحَكُونَ وَلا تَبْكُونَ. وَأَنْتُمْ سامِدُونَ) لَمْ يُرَ ضَاحِكًا إِلَّا مُبْتَسِمًا حَتَّى مَاتَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. ذَكَرَهُ النَّحَّاسُ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (فَاسْجُدُوا لِلَّهِ وَاعْبُدُوا) قِيلَ: الْمُرَادُ بِهِ سُجُودُ تِلَاوَةِ الْقُرْآنِ. وَهُوَ قَوْلُ ابْنِ مَسْعُودٍ. وَبِهِ قَالَ أَبُو حَنِيفَةَ وَالشَّافِعِيُّ. وَقَدْ تَقَدَّمَ أَوَّلَ السُّورَةِ مِنْ حَدِيثُ ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَجَدَ فِيهَا وَسَجَدَ مَعَهُ الْمُشْرِكُونَ. وَقِيلَ: إِنَّمَا سَجَدَ مَعَهُ الْمُشْرِكُونَ لِأَنَّهُمْ سَمِعُوا أَصْوَاتَ الشَّيَاطِينِ فِي أَثْنَاءِ قِرَاءَةُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عند قَوْلِهِ: (أَفَرَأَيْتُمُ اللَّاتَ وَالْعُزَّى. وَمَناةَ الثَّالِثَةَ الْأُخْرى) وَأَنَّهُ قَالَ: تِلْكَ الْغَرَانِيقُ الْعُلَا وَشَفَاعَتُهُنَّ تُرْتَجَى. كَذَا فِي رِوَايَةِ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ تُرْتَجَى. وَفِي رِوَايَةِ أَبِي الْعَالِيَةِ وَشَفَاعَتُهُنَّ تُرْتَضَى، وَمِثْلُهُنَّ لَا يُنْسَى. فَفَرِحَ الْمُشْرِكُونَ وَظَنُّوا أَنَّهُ مِنْ قَوْلِ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى مَا تَقَدَّمَ بَيَانُهُ فِي (الْحَجِّ) «١» . فَلَمَّا بَلَغَ الْخَبَرَ بِالْحَبَشَةِ مَنْ كَانَ بِهَا مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَجَعُوا ظَنًّا مِنْهُمْ أَنَّ أَهْلَ مَكَّةَ آمَنُوا، فَكَانَ أَهْلُ مَكَّةَ أَشَدَّ عَلَيْهِمْ وَأَخَذُوا فِي تَعْذِيبِهِمْ إِلَى أَنْ كَشَفَ اللَّهُ عَنْهُمْ. وَقِيلَ: الْمُرَادُ سُجُودُ الْفَرْضِ فِي الصَّلَاةِ وَهُوَ قَوْلُ ابْنِ عُمَرَ، كَانَ لَا يَرَاهَا مِنْ عَزَائِمِ السُّجُودِ. وَبِهِ قَالَ مَالِكٌ. وَرَوَى أُبَيُّ بْنُ كَعْبٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ: كَانَ آخِرُ فِعْلِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تَرْكَ السُّجُودِ فِي الْمُفَصَّلِ. وَالْأَوَّلُ أَصَحُّ وَقَدْ مَضَى الْقَوْلُ فِيهِ آخِرَ (الْأَعْرَافِ) «٢» مُبَيَّنًا وَالْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ. تَمَّ تفسير سورة (والنجم) .
(١). هذه الاخبار من المفتريات على المعصوم سيد الخلق عليه الصلاة والسلام، ولا يمكن أن ينطق بما هو نقيض القرآن، ولا يمكن أن ينطق على لسانه الشيطان. وكل ما كان من هذا المعنى فهو باطل وضعته الملاحدة للدخول به إلى الطعن في سيدنا محمد صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أوفى الوحى أو في القران وهو الذي لا ينطق عن الهوى. راجع ما كتبه المصنف عن هذا الحديث في ج ١٢ ص ٨٠. (٢). راجع ج ٧ ص ٣٥٧.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies