Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

pour vous une propriété que vous possédiez ; c’est là aussi le sens de : « Il lui a fourni des serviteurs ».

On a dit encore : son sens est : Il l’a fait se satisfaire de ce qu’Il lui a donné, c’est-à-dire qu’Il l’a d’abord enrichi, puis l’a comblé de contentement quant à ce qu’Il lui avait octroyé ; c’est l’avis d’Ibn ‘Abbâs.

Al-Jawharî dit : « qaniya l-rajulu yaqna qinan » comme on dit « ghaniya yaghna ghinan » ; « aqnahu Llâh » signifie : Allâh lui a accordé les biens qu’on acquiert comme patrimoine et fortune. « Aqnahu Llâh » signifie aussi : Il l’a rendu satisfait. « Al-qinâ » désigne la satisfaction, selon Abû Zayd.

Il ajoute : les Arabes disent :
« Qui reçoit cent chèvres a reçu al-qinâ ;
qui reçoit cent brebis a reçu al-ghinâ ;
qui reçoit cent chameaux a reçu al-munâ. »

On dit également : « Allâh l’a enrichi et l’a comblé », c’est-à-dire qu’Il lui a donné de quoi trouver quiétude.

Il a été dit, au sujet de « Aghnâ wa Aqnâ » : Il S’est enrichi Lui-même et a rendu Ses créatures pauvres et dépendantes de Lui – parole de Sulaymân at-Taymî.

Sufyân a dit : Il a enrichi par le contentement, et Il a comblé par la satisfaction.

Al-Akhfash a dit : « Aqnâ » signifie : Il a appauvri.

Ibn Kaysân a dit : Il a engendré ; et cela renvoie à ce qui précède.

(Et qu’Il est, Lui, le Seigneur de Sirius.)

Sirius est l’astre lumineux qui se lève après la constellation des Gémeaux ; son lever coïncide avec la chaleur la plus accablante. Il existe deux Sirius : Sirius al-‘Abûr, située dans les Gémeaux, et Sirius al-Ghumaysâ’, située dans « l’Avant-bras » ; les Arabes prétendaient qu’elles étaient les deux sœurs de Suhayl (Canopus). S’il est précisé qu’Il est le Seigneur de Sirius – alors qu’Il est le Seigneur de toute chose – c’est parce que les Arabes l’adoraient ; Allâh – exalté soit-Il – les informa donc que Sirius est une créature dominée et non pas une divinité. Les avis divergent sur ceux qui l’adoraient.

As-Suddi dit : c’étaient Himyar et Khuza‘ah qui l’adoraient.

D’autres disent : le premier à l’avoir adorée fut Abû Kabshah, un des ancêtres maternels du Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui. Pour cette raison, les polythéistes de Quraych appelaient le Prophète – paix et bénédictions sur lui – « le fils d’Abû Kabshah » lorsqu’il appela à Allâh et s’opposa à leurs croyances, disant : « Que de tourments nous fait subir le fils d’Abû Kabshah ! »

Abû Sufyân, le jour de la Conquête, se trouvant dans un passage étroit tandis que les armées du Messager d’Allâh – paix et bénédictions sur lui – défilaient, s’exclama : « L’affaire du fils d’Abû Kabshah est devenue souveraine ! »

Même ceux des Arabes qui n’adoraient pas Sirius la vénéraient et croyaient à son influence sur le monde. Le poète a dit :
« Septembre s’en est allé, la fournaise a monté,
Et l’étoile traversière a rentré son brasier. »

On rapporte encore que, dans leurs légendes, les Arabes disaient : Suhayl et Sirius formaient un couple ; Suhayl descendit vers le sud et devint l’astre yéménite ; Sirius al-‘Abûr le suivit, traversa la Voie lactée – d’où son nom d’« al-‘Abûr » (la Traversière) –, tandis que Sirius al-Ghumaysâ’ demeura sur place et se mit alors à pleurer.

لَكُمْ قِنْيَةً تَقْتَنُونَهَا، وَهُوَ مَعْنَى أَخْدَمَ أَيْضًا. وَقِيلَ: مَعْنَاهُ أَرْضَى بِمَا أَعْطَى أَيْ أَغْنَاهُ ثُمَّ رَضَّاهُ بِمَا أَعْطَاهُ، قَالَهُ ابْنُ عَبَّاسٍ. وَقَالَ الْجَوْهَرِيُّ: قَنِيَ الرَّجُلُ يَقْنَى قِنًى، مِثْلُ غَنِيَ يَغْنَى غِنًى، وَأَقْنَاهُ اللَّهُ أَيْ أَعْطَاهُ اللَّهُ مَا يُقْتَنَى مِنَ الْقِنْيَةِ وَالنَّشَبِ. وَأَقْنَاهُ [اللَّهُ] أَيْضًا أَيْ رَضَّاهُ. وَالْقِنَى الرِّضَا، عَنْ أَبِي زَيْدٍ، قَالَ وَتَقُولُ الْعَرَبُ: مَنْ أُعْطِيَ مِائَةً مِنَ الْمَعْزِ فَقَدْ أُعْطِيَ الْقِنَى، وَمَنْ أُعْطِيَ مِائَةً مِنَ الضَّأْنِ فَقَدْ أُعْطِيَ الْغِنَى، وَمَنْ أُعْطِيَ مِائَةً مِنَ الْإِبِلِ فَقَدْ أُعْطِيَ الْمُنَى. وَيُقَالُ: أَغْنَاهُ اللَّهُ وَأَقْنَاهُ أَيْ أَعْطَاهُ مَا يَسْكُنُ إِلَيْهِ. وَقِيلَ: (أَغْنى وَأَقْنى) أَيْ أَغْنَى نَفْسَهُ وَأَفْقَرَ خَلْقَهُ إِلَيْهِ، قَالَهُ سُلَيْمَانُ التَّيْمِيُّ. وَقَالَ سُفْيَانُ: أَغْنَى بِالْقَنَاعَةِ وَأَقْنَى بِالرِّضَا. وَقَالَ الْأَخْفَشُ: أَقْنَى أَفْقَرَ. قَالَ ابْنُ كَيْسَانَ: أَوْلَدَ. وَهَذَا رَاجِعٌ لِمَا تَقَدَّمَ. (وَأَنَّهُ هُوَ رَبُّ الشِّعْرى) (الشِّعْرى) الكوكب المضي الَّذِي يَطْلُعُ بَعْدَ الْجَوْزَاءِ، وَطُلُوعُهُ فِي شِدَّةِ الْحَرِّ، وَهُمَا الشِّعْرَيَانِ الْعَبُورُ الَّتِي فِي الْجَوْزَاءِ وَالشِّعْرَى الْغُمَيْصَاءُ الَّتِي فِي الذِّرَاعِ، وَتَزْعُمُ الْعَرَبُ أَنَّهُمَا أُخْتَا سُهَيْلٍ. وَإِنَّمَا ذُكِرَ أَنَّهُ رَبُّ الشِّعْرَى وَإِنْ كَانَ رَبًّا لِغَيْرِهِ، لِأَنَّ الْعَرَبَ كانت تعبده، فأعلمهم الله عز وجل أن الشعرى مربوب وليس بِرَبٍّ. وَاخْتُلِفَ فِيمَنْ كَانَ يَعْبُدُهُ، فَقَالَ السُّدِّيُّ: كَانَتْ تَعْبُدُهُ حِمْيَرُ وَخُزَاعَةُ. وَقَالَ غَيْرُهُ: أَوَّلُ مَنْ عَبَدَهُ أَبُو كَبْشَةَ أَحَدُ أَجْدَادِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ قِبَلِ أُمَّهَاتِهِ، وَلِذَلِكَ كَانَ مُشْرِكُو قُرَيْشٍ يُسَمُّونَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ابْنَ أَبِي كَبْشَةَ حِينَ دَعَا إِلَى اللَّهِ وَخَالَفَ أَدْيَانَهُمْ، وَقَالُوا: مَا لَقِينَا مِنَ ابْنِ أَبِي كَبْشَةَ! وَقَالَ أَبُو سُفْيَانَ يَوْمَ الْفَتْحِ وَقَدْ وَقَفَ فِي بَعْضِ الْمَضَايِقِ وَعَسَاكِرُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تَمُرُّ عَلَيْهِ: لَقَدْ أَمِرَ أَمْرُ ابْنِ أَبِي كَبْشَةَ. وَقَدْ كَانَ مَنْ لَا يَعْبُدُ الشِّعْرَى مِنَ الْعَرَبِ يُعَظِّمُهَا وَيَعْتَقِدُ تَأْثِيرَهَا فِي الْعَالَمِ، قَالَ الشَّاعِرُ: مَضَى أَيْلُولُ وَارْتَفَعَ الْحَرُورُ ... وَأَخْبَتَ نَارَهَا الشِّعْرَى الْعَبُورُ وَقِيلَ: إِنَّ الْعَرَبَ تَقُولُ فِي خُرَافَاتِهَا: إِنَّ سُهَيْلًا وَالشِّعْرَى كَانَا زَوْجَيْنِ، فَانْحَدَرَ سُهَيْلٌ فَصَارَ يَمَانِيًّا، فَاتَّبَعَتْهُ الشِّعْرَى الْعَبُورُ فَعَبَرَتِ الْمَجَرَّةَ فَسُمِّيَتِ الْعَبُورُ، وَأَقَامَتِ الْغُمَيْصَاءُ فبكت

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