« تَتَّبِعُونَ » : avec le tā d’adresse (deuxième personne) ; telle est la lecture d’Ibn Masʿūd et d’Ibn ʿAbbās.
« Et certes, la Guidée leur est venue de la part de leur Seigneur » : c’est-à-dire l’explication apportée par le Messager montrant que ces êtres ne sont nullement des divinités.
« L’homme aura-t-il donc ce qu’il désire ? » : autrement dit, ce qu’il convoite ; il ne lui appartient pas.
On a dit :
– « L’homme aura-t-il donc ce qu’il désire », à savoir des fils, qu’il posséderait à l’exclusion des filles ;
– et l’on a dit : « L’homme aura-t-il donc ce qu’il désire » sans qu’aucune rétribution ne lui soit demandée ? Il n’en est pas ainsi ;
– et l’on a dit : « L’homme aura-t-il donc ce qu’il désire » – la prophétie – qu’elle lui soit réservée à lui seul, à l’exclusion des autres ;
– et l’on a dit : « L’homme aura-t-il donc ce qu’il désire » – l’intercession des idoles ; ce verset fut révélé au sujet d’an-Naḍr ibn al-Ḥārith ;
– certains ont dit : au sujet d’al-Walīd ibn al-Mughīra ;
– d’autres ont dit : au sujet de l’ensemble des mécréants.
« À Allah appartiennent l’Ultime et la première [vie] » : Il accorde à qui Il veut et Il prive qui Il veut ; non selon les souhaits de quiconque.
Parole du Très-Haut :
« Et combien d’anges dans les cieux dont l’intercession ne sert à rien, si ce n’est après qu’Allah a donné permission à qui Il veut et agrée ! »
Il s’agit là d’un blâme d’Allah — exalté soit-Il — envers quiconque a adoré les anges ou les idoles et a prétendu que cela le rapprochait d’Allah ; Il a fait savoir que les anges, malgré l’abondance de leur adoration et l’honneur dont ils jouissent auprès d’Allah, n’intercèdent que pour celui à qui Il a permis qu’on intercède.
Al-Akhfash dit : le mot malak (« ange ») est au singulier mais signifie un collectif, comme dans la parole du Très-Haut : « Il n’y a parmi vous personne qui puisse le repousser »[1].
Et l’on a dit : s’Il n’a mentionné qu’un seul ange, c’est parce que l’interrogatif kam implique déjà la pluralité.
[Sourate an-Najm (53) : versets 27-30]
« Certes, ceux qui ne croient pas à l’Au-delà donnent aux anges un nom féminin » (27)
« alors qu’ils n’en ont aucune science ; ils ne suivent que conjecture, et la conjecture ne dispense nullement de la Vérité » (28)
« Détourne-toi donc de celui qui se détourne de Notre Rappel et ne recherche que la vie présente » (29)
« Tel est le terme de leur savoir. Ton Seigneur est, Lui, plus Savant de qui s’égare de Son sentier, et Il est plus Savant de qui est bien guidé » (30)
Parole du Très-Haut :
« Certes, ceux qui ne croient pas à l’Au-delà » : il s’agit des mécréants qui ont dit : « Les anges sont les filles d’Allah » et : « Les idoles sont les filles d’Allah ».
« Ils attribuent aux anges une appellation féminine » : c’est-à-dire l’appellation d’une femelle, autrement dit