Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

des signes. Il est, de plus, permis de qualifier un collectif par une épithète féminine, ainsi qu’il en est dans la Parole du Très-Haut :

« Et j’ai là d’autres besoins » (1).

On a également dit que l’adjectif « al-kubrā » qualifie un terme sous-entendu ; autrement dit : « Il vit, parmi les signes de son Seigneur, les plus grands. » Il est aussi possible de considérer la particule « min » comme superfétatoire, de sorte qu’il faille comprendre : « Il vit les plus grands signes de son Seigneur. »

D’aucuns ont encore avancé qu’il s’agit d’un cas d’inversion, c’est-à-dire : « Il vit les plus grands, parmi les signes de son Seigneur. »

[Coran, sourate an-Najm (53), versets 19 à 22]

« Avez-vous donc considéré al-Lât et al-ʿUzzā (19), et Manât, la troisième, l’autre (20) ? Auriez-vous des fils tandis que, pour Lui, seraient les filles (21) ? Voilà certes un partage inique (22). »

Parole du Très-Haut :

« Avez-vous donc considéré al-Lât et al-ʿUzzā, et Manât, la troisième, l’autre ? »

Après avoir évoqué la Révélation adressée au Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — et rappelé certaines manifestations de Sa puissance, Allâh contesta aux polythéistes l’adoration d’êtres dépourvus de raison, disant : « Avez-vous donc observé ces divinités que vous adorez ? Vous ont-elles jamais révélé quoi que ce soit, comme cela fut révélé à Muḥammad ? »

Al-Lât appartenait à la tribu de Thaqîf, al-ʿUzzā à Qurayš et aux Banû Kinâna, et Manât aux Banû Hilâl (2).

Hishâm rapporte : « Manât relevait des Banû Hudhayl et de Khuzâʿa. Le Messager d’Allâh — que la prière et la paix d’Allâh soient sur lui — envoya ʿAlî — qu’Allâh l’agrée — la démolir l’année de la Conquête. Par la suite, on adopta al-Lât à Ṭâʾif ; elle était plus récente que Manât. Il s’agissait d’un bloc de pierre quadrangulaire, dont les gardiens étaient issus de Thaqîf. Ils avaient bâti un édifice au-dessus, et Qurayš ainsi que l’ensemble des Arabes la vénéraient. À cause d’elle, les Arabes donnaient des noms tels que Zayd al-Lât ou Taym al-Lât. Elle se trouvait à l’emplacement du minaret gauche (3) de la mosquée de Ṭâʾif, et y demeura jusqu’à la conversion des Thaqîf. Alors le Messager d’Allâh — que la prière et la paix d’Allâh soient sur lui — envoya al-Mughîra ibn Shuʿba, qui la détruisit et la brûla.

Ils prirent ensuite pour idole al-ʿUzzā, plus récente encore qu’al-Lât. Ẓâlim ibn Asʿad l’avait instituée ; elle se trouvait dans la vallée de Nakhlah al-Shâmiyya, au-delà de Dhât ʿIrq. On édifia sur elle un sanctuaire, et l’on y entendait une voix (4).

Ibn Hishâm dit : « Mon père m’a rapporté, d’après Abû Ṣāliḥ, d’après Ibn ʿAbbâs — qu’Allâh l’agrée — qu’il a dit : “Al-ʿUzzā était un démon qui se manifestait auprès de trois acacias du fond de Nakhlah. Lorsque le Messager d’Allâh — que la prière et la paix d’Allâh soient sur lui — conquit La Mecque, il envoya Khâlid ibn al-Walîd — qu’Allâh l’agrée — et lui dit : …” »

(1) Coran 20 : 18.
(2) Les attributions tribales varient selon les sources.
(3) Emplacement actuel du minaret gauche de la mosquée de Ṭâʾif.
(4) Les gardiens prétendaient entendre une voix émanant de cette idole.

الْآيَاتِ. وَأَيْضًا يَجُوزُ نَعْتُ الْجَمَاعَةِ بِنَعْتِ الْأُنْثَى، كَقَوْلِهِ تَعَالَى: (وَلِيَ فِيها مَآرِبُ «١» أُخْرى) . وَقِيلَ: (الْكُبْرى) نَعْتٌ لِمَحْذُوفٍ، أَيْ رَأَى مِنْ آيَاتِ رَبِّهِ الْكُبْرَى. وَيَجُوزُ أَنْ تَكُونَ (مِنْ) زَائِدَةٌ، أَيْ رَأَى آيَاتِ رَبِّهِ الْكُبْرَى. وَقِيلَ: فِيهِ تَقْدِيمٌ وَتَأْخِيرٌ، أَيْ رَأَى الْكُبْرَى مِنْ آيَاتِ ربه. [سورة النجم (٥٣) : الآيات ١٩ الى ٢٢] أَفَرَأَيْتُمُ اللاَّتَ وَالْعُزَّى (١٩) وَمَناةَ الثَّالِثَةَ الْأُخْرى (٢٠) أَلَكُمُ الذَّكَرُ وَلَهُ الْأُنْثى (٢١) تِلْكَ إِذاً قِسْمَةٌ ضِيزى (٢٢) قَوْلُهُ تَعَالَى: (أَفَرَأَيْتُمُ اللَّاتَ وَالْعُزَّى. وَمَناةَ الثَّالِثَةَ الْأُخْرى) لَمَّا ذَكَرَ الْوَحْيَ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَذَكَرَ مِنْ آثَارِ قُدْرَتِهِ مَا ذكر، حاج المشركين إذ عبدوا مالا يَعْقِلُ وَقَالَ «٢» : أَفَرَأَيْتُمْ هَذِهِ الْآلِهَةَ الَّتِي تَعْبُدُونَهَا أو حين إِلَيْكُمْ شَيْئًا كَمَا أُوحِيَ إِلَى مُحَمَّدٍ. وَكَانَتِ اللَّاتَ لِثَقِيفَ، والْعُزَّى لِقُرَيْشٍ وَبَنِي كِنَانَةَ، ومَناةَ لِبَنِي هِلَالٍ «٣» . وَقَالَ هِشَامٌ: فَكَانَتْ مَناةَ لِهُذَيْلٍ وَخُزَاعَةَ، فَبَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلِيًّا رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَهَدَمَهَا عَامَ الْفَتْحِ. ثُمَّ اتَّخَذُوا اللَّاتَ بِالطَّائِفِ، وَهِيَ أَحْدَثُ مِنْ مَنَاةَ وَكَانَتْ صَخْرَةً مُرَبَّعَةً، وَكَانَ سَدَنَتُهَا مِنْ ثَقِيفَ، وَكَانُوا قَدْ بَنَوْا عَلَيْهَا بِنَاءً، فَكَانَتْ قُرَيْشٌ وَجَمِيعُ الْعَرَبِ تُعَظِّمُهَا. وَبِهَا كَانَتِ الْعَرَبُ تُسَمِّي زَيْدَ اللَّاتِ وَتَيْمَ اللَّاتِ. وَكَانَتْ فِي مَوْضِعِ [مَنَارَةِ «٤» ] مَسْجِدِ الطَّائِفِ الْيُسْرَى، فَلَمْ تَزَلْ كَذَلِكَ إِلَى أَنْ أَسْلَمَتْ ثَقِيفُ، فَبَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْمُغِيرَةَ بْنَ شُعْبَةَ فَهَدَمَهَا وَحَرَقَهَا بِالنَّارِ. ثُمَّ اتَّخَذُوا الْعُزَّى وَهِيَ أَحْدَثُ مِنَ اللَّاتَ، اتَّخَذَهَا ظَالِمُ بْنُ أَسْعَدَ، وَكَانَتْ بِوَادِي نَخْلَةَ الشَّامِيَّةِ فَوْقَ ذَاتِ عِرْقٍ، فَبَنَوْا عَلَيْهَا بَيْتًا وَكَانُوا يَسْمَعُونَ مِنْهَا «٥» الصَّوْتَ. قَالَ ابْنُ هِشَامٍ: وَحَدَّثَنِي أَبِي عَنْ أَبِي صَالِحٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: كَانَتِ الْعُزَّى شَيْطَانَةً تَأْتِي ثَلَاثَ سَمُرَاتٍ بِبَطْنِ نَخْلَةَ، فَلَمَّا افْتَتَحَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَكَّةَ، بَعَثَ خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ رضي الله عنه فقال:
(١). راجع ج ١١ ص (١٨٧) (٢). في ب، ح، ز، س، ل، هـ: (وقيل). (٣). اتفقت نسخ الأصل على القول بأن مناة لبنى هلال ولم نره لغير المؤلف. [ ..... ] (٤). الزيادة من كتاب الأصنام لابن الكلبي. (٥). في كتاب الأصنام (فيه) بدل (منها).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies