Il déclara :
« Ce ḥadith est gharîb ; nous ne le connaissons sous forme marfûʿ que par cette unique chaîne, d’après Muḥammad ibn Fuḍayl, de Rushdîn ibn Kurayb. J’ai interrogé Muḥammad ibn Ismâʿîl au sujet de Muḥammad ibn Fuḍayl et de Rushdîn ibn Kurayb : lequel des deux est le plus fiable ? Il répondit : “Ils se valent à peu près, mais Muḥammad, à mon avis, est le plus prépondérant.”
Il dit encore : « J’ai interrogé ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Raḥmân à ce propos ; il me déclara : ‘Ils se valent à peu près, et Rushdîn ibn Kurayb est, selon moi, le plus solide des deux.’ »
At-Tirmidhî ajouta :
« L’avis retenu est celui d’Abû Muḥammad : Rushdîn ibn Kurayb, à mes yeux, l’emporte sur Muḥammad et il est plus ancien ; en outre, Rushdîn a côtoyé Ibn ʿAbbâs et l’a vu. »
Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim il est rapporté, d’après ʿÂʾisha – qu’Allah l’agrée – qu’elle a dit :
« Le Prophète ﷺ n’était pas plus assidu à une nawâfil qu’aux deux rakʿah (1) qui précèdent le Ṣubḥ. »
Et d’elle encore, d’après le Prophète ﷺ :
« Les deux rakʿah du Fajr valent mieux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. »
Ici s’achève l’exégèse de la sourate (Waṭ-Ṭûr). Louange à Allah.
[Tafsîr de la sourate an-Najm]
La sourate (Wan-Najm) est mecquoise ; elle compte soixante-et-une âyât, toutes mecquoises selon al-Ḥasan, ʿIkrima, ʿAṭâʾ et Jâbir. Ibn ʿAbbâs et Qatâda disent : « Sauf un verset, la parole du Très-Haut : (Ceux qui évitent les grands péchés et les turpitudes) ».
D’autres ont affirmé qu’elle comprend soixante-deux versets ; d’autres encore qu’elle est entièrement médinoise.
L’opinion la plus juste est qu’elle est mecquoise, conformément au récit d’Ibn Masʿûd, qui a dit : « C’est la première sourate que le Messager d’Allah ﷺ proclama ouvertement à La Mecque. »
Dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî, d’après Ibn ʿAbbâs : le Prophète ﷺ se prosterna lors de la récitation d’an-Najm, et les musulmans, les polythéistes, les djinns et les humains se prosternèrent avec lui.
Il est rapporté d’ʿAbd Allâh que le Prophète ﷺ récita la sourate an-Najm et se prosterna ; personne dans l’assemblée ne resta sans se prosterner. Un homme prit alors une poignée de gravier ou de poussière, la porta à son visage et dit : « Cela me suffit. » ʿAbd Allâh dit : « Je l’ai vu par la suite tué en état de mécréance. » Ḥadith consensuel. Cet homme se nommait (2) Umayya ibn Khalaf.
Dans les deux Ṣaḥîḥ, il est rapporté de Zayd ibn Thâbit [qu’Allah l’agrée (3)] qu’il récita devant le Prophète ﷺ la sourate (Wan-Najm idhâ hawà) sans que celui-ci ne se prosterne. Ce point a déjà été évoqué à la fin de (Al-Aʿrâf) (4). Louange à Allah.