Parole du Très-Haut :
« Et, certes, pour ceux qui ont été injustes… », c’est-à-dire : ceux qui ont mécru ;
« … il est un châtiment en-deçà de celui-là ». – Il a été dit : avant qu’ils ne meurent.
Ibn Zayd : il s’agit des calamités d’ici-bas : douleurs, maladies, épreuves, perte des biens et des enfants.
Mujâhid : c’est la famine et la dureté pendant sept années.
Ibn ʿAbbâs : c’est la mise à mort.
D’après lui encore : c’est le châtiment de la tombe ; telle fut aussi l’opinion d’al-Barâʾ ibn ʿÂzib et de ʿAlî – qu’Allah les agrée.
Le terme « dûna » signifie ici « autre que ».
Il a également été dit : un châtiment moins sévère que celui de l’Au-delà.
« Mais la plupart d’entre eux ne savent pas » [que le châtiment est sur le point de s’abattre sur eux] ; on a aussi dit : « mais la plupart d’entre eux ne savent pas » ce qu’ils deviendront.
Parole du Très-Haut :
« Endure donc le jugement de ton Seigneur, car, assurément, tu es sous Nos Yeux. »
Il y a là deux questions :
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« Endure le jugement de ton Seigneur » : il a été dit que cela signifie : supporte le décret de ton Seigneur quant à la mission qu’Il t’a confiée ; et il a été dit : supporte l’épreuve qu’Il t’a infligée par l’intermédiaire de ton peuple, puis ce verset fut abrogé par le Verset du Sabre.
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Sa parole : « car, assurément, tu es sous Nos Yeux » : c’est-à-dire : sous Notre regard et Notre surveillance ; Nous voyons et entendons tout ce que tu dis et fais. Il a aussi été dit : Nous te voyons, Nous te préservons, Nous t’enveloppons de Notre protection, Nous te gardons et veillons sur toi – le sens est unique.
Ainsi en est-il de la parole adressée par Allah à Mûsâ – sur lui la paix : « afin que tu sois formé sous Mon œil », c’est-à-dire sous Ma sauvegarde et Ma garde, comme cela a déjà été mentionné.
Parole du Très-Haut :
« Et proclame la gloire de ton Seigneur en Sa louange lorsque tu te lèves, et glorifie-Le encore durant une partie de la nuit, ainsi qu’au déclin des étoiles. »
Deux points s’y rattachent.
- Sa parole : « Proclame la gloire de ton Seigneur en Sa louange lorsque tu te lèves ». Les exégètes ont divergé quant au sens de « lorsque tu te lèves ». ʿAwn ibn Mâlik, Ibn Masʿûd, ʿAtâʾ, Saʿîd ibn Jubayr, Sufyân ath-Thawrî et Abû l-Aḥwaṣ ont dit : qu’il glorifie Allah lorsqu’il se lève de son assemblée et qu’il dise :
« Subḥâna-llâhi wa bi-ḥamdih » ou « Subḥânaka-llâhumma wa bi-ḥamdik ». Si l’assemblée était bonne, tu augmentes ainsi une belle louange ; si elle ne l’était pas, cette formule en sera l’expiation.
La preuve de cette interprétation est le ḥadith rapporté par at-Tirmidhî, d’après Abû Hurayrah, selon lequel le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit :
« Quiconque s’assied dans une assemblée où abondent les propos futiles, puis, avant de se lever, dit : “Subḥânaka-llâhumma wa bi-ḥamdik, ash-hadu an lâ ilâha illâ Ant, astaghfiruka wa atûbu ilayk”, il lui sera pardonné ce qui s’est passé dans cette assemblée. » Il ajouta : ḥadith