de se relever.
On a dit : ils n’eurent pas la force de se dégager du châtiment d’Allah, de le supporter, de s’y tenir debout ni de l’écarter d’eux-mêmes. On dit : « Je ne me lève pas pour cette affaire », c’est-à-dire : « je ne la supporte pas ».
Ibn ʿAbbâs a déclaré : leurs corps disparurent tandis que leurs âmes demeurèrent dans le supplice.
« Et ils n’étaient pas victorieux », c’est-à-dire qu’ils ne purent se soustraire au châtiment lorsqu’ils furent anéantis ; ils ne possédaient aucun auxiliaire.
[Coran 51 : 46]
« Et le peuple de Noé auparavant : ils étaient vraiment un peuple pervers. »
Parole du Très-Haut :
« Et (le cas du) peuple de Noé auparavant… »
Hamza, al-Kisâʾî et Abû ʿAmr le lisent avec la kasrah : « et dans le peuple de Noé », c’est-à-dire : il y a également, en ce peuple, un signe. Les autres le lisent avec la fatḥah, au sens : « et Nous avons détruit le peuple de Noé », ou bien le terme est coordonné au pronom « -hum » de « fa-akhadhat-hum », ou au pronom « -h » de « akhadhnâ-hu » : « la Foudroyante les saisit – et le peuple de Noé », ou encore : « Nous les avons jetés dans la mer – et Nous avons jeté le peuple de Noé » ; il peut enfin signifier : rappelle (le peuple de Noé).
[Coran 51 : 47-49]
« Et le ciel, Nous l’avons édifié par la puissance, et Nous sommes certes vastes (en pouvoir). (47)
Et la terre, Nous l’avons étendue ; quel excellent préparateur que Nous sommes ! (48)
Et de toute chose Nous avons créé les couples, afin que vous vous rappeliez. (49) »
Parole du Très-Haut :
« Et le ciel, Nous l’avons édifié par la puissance. »
Après avoir exposé ces signes, Il dit : au ciel se trouvent des preuves et des leçons montrant que le Créateur est pleinement capable ; Il rattacha donc la mention du ciel à l’histoire du peuple de Noé, car tous deux sont des signes.
« Par la puissance (bi-aïdin) » signifie : par force et capacité, d’après Ibn ʿAbbâs et d’autres.
« Et Nous sommes vraiment Mûsiʿûn » :
– Ibn ʿAbbâs : c’est-à-dire « pleins de pouvoir » ;
– on a dit également : « détenteurs d’ampleur » ; du fait de la création du ciel et des autres créatures, rien de ce que Nous voulons ne Nous est à l’étroit ;
– autre avis, toujours rapporté d’Ibn ʿAbbâs : « Nous élargissons la subsistance pour Nos créatures » ;
– al-Ḥasan : « Nous en avons la pleine maîtrise » ;
– de lui encore : « Nous dilatons la subsistance par la pluie » ;
– al-Ḍaḥḥâk : « Nous vous avons enrichis », preuve en est la parole : « … pour celui qui est nanti, selon sa mesure » (1) ;
– al-Qutaybî : « détenteurs d’ample provision pour Nos créatures ». Tous ces sens se rejoignent.
On a encore dit : Nous avons ménagé entre le ciel et la terre un vaste espace.
Al-Jawharî dit : « awsaʿa ar-rajulu » signifie : l’homme est devenu nanti et aisé ; de là la parole divine : « Et le ciel, Nous l’avons édifié par la puissance et Nous sommes vraiment Mûsiʿûn » – c’est-à-dire : riches et capables –, formulation qui englobe tous les avis.
« Et la terre, Nous l’avons étendue… »
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(1) Cf. « … et celui qui est nanti, selon sa mesure » (Cor. 2 : 236).