lorsque le vent vient à passer sur elle ; la cotte de mailles de fer, elle aussi, présente des ḥubuk, et l’ondulation du cheveu crépu est appelée ḥubuk.
Dans le ḥadith relatif au Faux Messie (ad-Dajjâl) il est rapporté que « sa chevelure est ḥubuk ».
Zuhayr a dit :
Couronné par l’ancre des astres, il se tisse sans heurt ;
Un vent impétueux, sur son onde luisante, trace des nœuds.¹
Mais ces choses sont si éloignées des serviteurs qu’ils ne les voient point.
Cinquièmement : « dotées de vigueur », selon Ibn Zayd, qui a cité (وَبَنَيْنا فَوْقَكُمْ سَبْعاً شِداداً) – « Et Nous avons édifié au-dessus de vous sept cieux puissants ».²
Al-maḥbūk désigne un animal, cheval ou autre, de forte constitution. Imru’ l-Qays a dit :
Il s’est mis de grand matin à me porter par la bride,
Fauve, aux cuisses allongées, maḥbūk, affûté.³
Un autre poète a dit :
Quand la religion fut troublée, je lui préparai sans tarder
Un coursier, haut de garrot, maḥbūk d’échine serrée.⁴
Il est rapporté, dans le ḥadith, qu’‘Âʾishah – qu’Allah l’agrée – « se ḥatbak » sous le manteau lors de la prière ; c’est-à-dire qu’elle serre son izâr et le fixe solidement.
Sixièmement : « dotées d’épaisseur », a dit Khuṣayf ; d’où l’on dit : thawb ṣafīq (tissu épais) et wajh ṣafīq (visage épais), l’épaisseur y étant manifeste.
Septièmement : on entend par « voies » la Galaxie (al-Majarra) dans le ciel, ainsi nommée parce qu’elle ressemble à la trace laissée par une traînée.
(الْحُبُكِ) est le pluriel de ḥibāk. Le rājiz a dit :
Tel un tapis de parade qu’aurait couvert le tisserand,
Sur sa trame chamarrée des ḥibāk étincelants.
Al-ḥibāk et al-ḥabīkah désignent la trace ou la strie dans le sable et semblables. Le pluriel de ḥibāk est ḥubuk, celui de ḥabīkah est ḥabāʾik. Al-ḥabakah, tout comme al-ʿabakah, est le grain de farine grillée, selon al-Jawharī.
Il est rapporté d’al-Ḥasan, à propos du verset (ذاتِ الْحُبُكِ), qu’il l’a récité sous plusieurs formes : (الْحُبْكِ), (الحبك), (الحُبَك) et (الحُبَك), et il a également lu (الْحُبُكِ), comme la majorité. D’Ikrimah et Abû Mijlaz, on a aussi rapporté la lecture (الْحُبُكِ).
(الْحُبُكِ) a pour singulier ḥabīkah ; (الحُبْك) en est l’allégement. (الْحِبَكُ) a pour singulier ḥibkah. Celui qui lit (الْحُبَكِ) en fait le singulier ḥubkah, comme burqah / buraq, ou ḥubkah, comme ẓulmah / ẓulam. Quant à la lecture (الْحِبِكُ), elle s’apparente à ibil / iṭl ; (الحُبْك) en est l’allégement.⁵