Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Et certes, que je le menace ou l’honore d’un crédit,
Je trahis ma menace et tiens mon engagement prescrit.

Qatâdah disait : « Ô Allah ! Fais-nous compter parmi ceux qui redoutent Ta menace et espèrent Ta promesse. »

Concernant la lecture du mot « waʿîdî », Yaʿqûb a maintenu la lettre yâ’ aussi bien en lecture continue qu’en pause ; Warsh l’a maintenue dans la liaison mais l’a omise à l’arrêt ; quant aux autres lecteurs, ils l’ont supprimée dans les deux cas. Et Allah est plus savant.

Ainsi s’achève l’exégèse de la sûrah Qâf. Louange à Allah.

[Exégèse de la sûrah Adh-Dhâriyât]

La sûrah Adh-Dhâriyât est mecquoise selon l’avis unanime ; elle comporte soixante versets.

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Par celles qui dispersent avec vigueur,
puis celles qui portent un fardeau,
puis celles qui voguent avec aisance,
puis celles qui répartissent un ordre,
ce dont vous êtes menacés est assurément véridique,
et la rétribution adviendra inéluctablement.

Parole du Très-Haut : « Par celles qui dispersent avec dispersion… »

Abû Bakr al-Anbârî rapporte : ʿAbd-Allâh ibn Nâjiyah nous a rapporté, Yaʿqûb ibn Ibrâhîm nous a rapporté, Makkî ibn Ibrâhîm nous a rapporté, al-Juʿayd ibn ʿAbd ar-Raḥmân nous a rapporté d’après Yazîd ibn Khuṣayfah, d’après as-Sâʾib ibn Yazîd, qu’un homme dit à ʿUmar – qu’Allah l’agrée :
« Je suis passé auprès d’un homme qui interrogeait au sujet des passages difficiles du Coran. »
ʿUmar dit alors : « Ô Allah, mets-le entre mes mains ! »

Un jour, l’homme entra chez ʿUmar, vêtu d’une tenue et d’un turban, tandis que ʿUmar récitait le Coran. Lorsque celui-ci eut terminé, l’homme s’avança et dit : « Ô Commandeur des croyants ! Qu’est-ce que (wal-dhâriyâti dharwan) ? » ʿUmar se leva, releva ses manches et se mit à le frapper, puis ordonna : « Remettez-lui ses vêtements, chargez-le sur une selle sans bât, ramenez-le dans son quartier ; qu’il monte en chaire et proclame : “Ṣabîgh a recherché la science et s’est fourvoyé ; depuis, il est resté méprisable parmi les siens après avoir été leur notable.” »

ʿÂmir ibn Wâthilah rapporte qu’Ibn al-Kawwâ’ interrogea ʿAlî – qu’Allah l’agrée :
« Ô Commandeur des croyants ! Qu’est-ce que (wal-dhâriyâti dharwan) ? »
Il répondit : « Malheureux ! Interroge pour comprendre, non par esprit de contestation. “Par celles qui dispersent…” : ce sont les vents ; “puis celles qui portent un fardeau” : les nuages ; “puis celles qui voguent avec aisance” : les navires ; “puis celles qui répartissent un ordre” : les anges. »

Al-Hârith a également rapporté de ʿAlî – qu’Allah l’agrée – la même explication : « Par celles qui dispersent avec dispersion… » sont les vents.

وَإِنِّي وَإِنْ أَوْعَدْتُهُ أَوْ وَعَدْتُهُ ... لَمُخْلِفُ إِيعَادِي وَمُنْجِزُ مَوْعِدِي وَكَانَ قَتَادَةُ يَقُولُ: اللَّهُمَّ اجْعَلْنَا مِمَّنْ يَخَافُ وَعِيدَكَ وَيَرْجُو مَوْعِدَكَ. وَأَثْبَتَ الْيَاءَ فِي (وَعِيدِي) يَعْقُوبُ فِي الْحَالَيْنِ، وَأَثْبَتَهَا وَرْشٌ فِي الْوَصْلِ دُونَ الْوَقْفِ، وَحَذَفَ الْبَاقُونَ فِي الْحَالَيْنِ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ. تَمَّ تَفْسِيرُ سُورَةِ (ق) والحمد لله. [تفسير سورة والذاريات] سُورَةُ وَالذَّارِيَاتِ مَكِّيَّةٌ فِي قَوْلِ الْجَمِيعِ، وَهِيَ سِتُّونَ آيَةً بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ [سورة الذاريات (٥١) : الآيات ١ الى ٦] بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ وَالذَّارِياتِ ذَرْواً (١) فَالْحامِلاتِ وِقْراً (٢) فَالْجارِياتِ يُسْراً (٣) فَالْمُقَسِّماتِ أَمْراً (٤) إِنَّما تُوعَدُونَ لَصادِقٌ (٥) وَإِنَّ الدِّينَ لَواقِعٌ (٦) قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَالذَّارِياتِ ذَرْواً) قَالَ أَبُو بَكْرٍ الْأَنْبَارِيُّ: حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نَاجِيَةَ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا مَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا الْجُعَيْدُ بْنُ عبد الرحمن، عن يزيد ابن خُصَيْفَةَ، عَنِ السَّائِبِ بْنِ يَزِيدَ أَنَّ رَجُلًا قَالَ لِعُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ: إِنِّي مَرَرْتُ بِرَجُلٍ يَسْأَلُ عَنْ تَفْسِيرِ مُشْكَلِ الْقُرْآنِ، فَقَالَ عمر: اللهم أمكني منه، فداخل الرجل على عمر يوما وهو لا بس ثِيَابًا وَعِمَامَةً وَعُمَرُ يَقْرَأُ الْقُرْآنَ، فَلَمَّا فَرَغَ قَامَ إِلَيْهِ الرَّجُلُ فَقَالَ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَا (الذَّارِياتِ ذَرْواً) فَقَامَ عُمَرُ فَحَسِرَ عَنْ ذِرَاعَيْهِ وَجَعَلَ يَجْلِدُهُ، ثُمَّ قَالَ: أَلْبِسُوهُ ثِيَابَهُ وَاحْمِلُوهُ عَلَى قَتَبٍ وَأَبْلِغُوا بِهِ حَيَّهُ، ثُمَّ لْيَقُمْ خَطِيبًا فَلْيَقُلْ: إِنَّ صَبِيغًا «١» طَلَبَ الْعِلْمَ فَأَخْطَأَهُ، فَلَمْ يَزَلْ وَضِيعًا فِي قَوْمِهِ بَعْدَ أَنْ كَانَ سَيِّدًا فِيهِمْ. وَعَنْ عَامِرِ بْنِ وَاثِلَةَ أَنَّ ابْنَ الْكَوَّاءِ سَأَلَ عَلِيًّا رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، فَقَالَ: يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَا (الذَّارِياتِ ذَرْواً) [قَالَ] : وَيْلَكَ سَلْ تَفَقُّهًا وَلَا تَسْأَلْ تَعَنُّتًا (وَالذَّارِياتِ ذَرْواً) الرِّيَاحُ (فَالْحامِلاتِ وِقْراً) السَّحَابُ (فَالْجارِياتِ يُسْراً) السُّفُنُ (فَالْمُقَسِّماتِ أَمْراً) الْمَلَائِكَةُ. وَرَوَى الحرث عَنْ عَلِيٍّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ (وَالذَّارِياتِ ذَرْواً)
(١). هو صبيغ- كأمير- بن عسل- بكسر العين- كان يعنت الناس بالغوامض والسؤالات من متشابه القرآن فنفاه عمر إلى البصرة بعد ضربه، وكتب إلى واليها الا يؤويه، ونهى عن مجالسته (التاج).

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