« Ne te hâte pas ; peut-être implorera-t-il le pardon d’Allah. »
Un ḥadîth d’Abû Umâmah rapporte en substance la même chose ; il dit :
Le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a déclaré :
« L’ange scribe des bonnes actions se tient à la droite de l’homme, et l’ange scribe des mauvaises à sa gauche. Le scribe des bonnes actions est garant du scribe des mauvaises ; lorsque le serviteur accomplit une bonne œuvre, celui de droite l’inscrit multipliée par dix. Et lorsqu’il commet une mauvaise action, celui de droite dit à celui de gauche : “Laisse-le durant sept heures ; peut-être fera-t-il une glorification ou demandera-t-il pardon.” »
Il a également été rapporté, d’après ʿAlî – qu’Allah l’agrée – que le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – a dit :
« Le siège de tes deux anges est sur tes incisives (1) ;
Ta langue est leur calame, ta salive leur encre ; et toi, tu t’engages dans ce qui ne te concerne pas ; n’as-tu donc pas honte vis-à-vis d’Allah ni vis-à-vis d’eux ? »
Al-Ḍaḥḥâk a dit : « Leur place se trouve sous l’ouverture de la bouche, au niveau du palais. »
ʿAwf le transmit d’après al-Ḥasan, lequel aimait à nettoyer la petite touffe de poils sous sa lèvre inférieure.
Le Très-Haut a employé le singulier (قَعِيدٌ) et non le duel (قعيدان), bien qu’ils soient deux, parce que l’intention est : « à droite, un قعيد ; à gauche, un قعيد ». Le premier a été omis, le second le rendant suffisamment explicite. C’est l’avis de Sîbawayh, illustré par ces vers (2) :
« Nous, de ce que nous possédons, sommes satisfaits ;
Toi, de ce qui est tien, tu l’es – mais l’avis est contrasté. »
Al-Farazdaq a dit :
« J’ai garanti à quiconque vint à moi ce que sa main avait causé ;
Il refusa ; et je ne fus jamais traître ni perfide. »
Ainsi, il n’a pas employé راضيان ni غدورَيْن.
Selon al-Mubarrid, la forme qui figure dans la récitation est la première ; la seconde a été retranchée parce que la première la sous-entend. Quant à al-Akhfash et al-Farrâ’, ils estiment que la forme lue vaut pour le duel comme pour le pluriel, sans qu’il y ait omission.
(قَعِيدٌ) a le sens de « qāʿid » (« assis »), à l’instar de السميع (« l’Audient »), العليم (« l’Omniscient »), القدير (« le Tout-Puissant ») et الشهيد (« le Témoin »). Il a également été dit que (قَعِيدٌ) signifie « muqāʿid » (« celui qui s’assied fréquemment »), comme أكِيل (compagne de table) et نَدِيم (compagnon de boisson).
Al-Jawharî a affirmé que les schèmes faʿīl et faʿūl s’emploient indifféremment pour le singulier, le duel et le pluriel, ainsi qu’il apparaît dans la Parole d’Allah : « Nous sommes le Messager du Seigneur des mondes » (3), et dans Sa parole : « et les anges, après cela, seront un soutien » (4).
Le poète utilisa également le singulier pour le pluriel ; Thaʿlabî cita ce vers (5) :
« Transmets-lui mon message, et le meilleur des envoyés
Est celui qui connaît le mieux les confins des nouvelles. »