Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Parole du Très-Haut :

« N’ont-ils donc pas contemplé le ciel au-dessus d’eux ? » – il s’agit d’un regard d’examen et de méditation ; en effet, Celui qui a le pouvoir de le créer a, de même, le pouvoir de le recréer.

« comment Nous l’avons édifié » : Nous l’avons élevé sans piliers ;
« et Nous l’avons paré » : d’astres ;
« et il ne s’y trouve aucune fissure » – pluriel de farj, qui signifie « fente ». De là le vers d’Imru’ l-Qays :
« Elle bouche ainsi sa fente par derrière. »(1)

Al-Kisâ’î dit : « On n’y voit ni disparité, ni irrégularité, ni brèche. »

« Et la terre, Nous l’avons étendue et y avons implanté des assises fermes » : son explication a déjà été donnée dans la sourate « ar-Raʿd ».(2)

« et Nous y avons fait pousser de toute espèce
splendide » – c’est-à-dire de chaque sorte de végétaux, beaux et réjouissant le regard ; cela a été exposé auparavant dans la sourate « al-Hajj ».(3)

« afin qu’elle soit clairvoyance » : Nous avons fait de tout cela une clairvoyance manifestant la perfection de Notre puissance. Abû Ḥâtim explique que le terme est au régime de l’infinitif : nous en avons fait une clairvoyance et un avertissement sur Notre puissance.

« et rappel » : coordonné au précédent ;

« pour tout serviteur repentant » : revenu à Allah – qu’Il soit exalté – et méditant Sa puissance.

Parole du Très-Haut :

« Et Nous avons fait descendre du ciel » – c’est-à-dire des nuages –

« une eau bénie », c’est-à-dire riche en bénédictions ;

« et, par elle, Nous avons fait germer des jardins et le grain moissonné. » L’intention est : « le grain des plantes moissonnées », c’est-à-dire tout ce qui se récolte ; tel est l’avis des grammairiens de Baṣrah.

Les koufiens disent qu’il s’agit ici d’une annexion de la chose à elle-même, tout comme on dit : « la mosquée du congrégatoire (masjid al-jâmiʿ) », « Rabîʿ al-Awwal », « la vérité certaine (ḥaqq al-yaqîn) », « la veine jugulaire (ḥabl al-warîd) », et analogues, ainsi que l’a précisé al-Farrâ’. La forme originelle est al-ḥabbu al-ḥaṣîdu ; l’article a été omis et le qualifié a été annexé à son qualificatif.

Selon ad-Ḍaḥḥâk, « le grain moissonné » désigne le blé et l’orge.

D’autres disent : tout grain que l’on fauche, que l’on engrange et dont on se nourrit.

« et les palmiers élancés » : terme à l’accusatif de relation(4), répondant à « le grain moissonné », et « élancés » exprime l’état. Les bāsiqāt sont les palmes hautes, selon Mujâhid et ʿIkrimah.

Qatâdah et ʿAbd Allâh b. Shaddâd disent : « leur élévation réside dans leur droiture et leur hauteur. »

Et Saʿîd b. Jubayr dit :

قَوْلُهُ تَعَالَى: (أَفَلَمْ يَنْظُرُوا إِلَى السَّماءِ فَوْقَهُمْ) نَظَرَ اعْتِبَارٍ وَتَفَكُّرٍ، وَأَنَّ الْقَادِرَ عَلَى إِيجَادِهَا قَادِرٌ عَلَى الْإِعَادَةِ. (كَيْفَ بَنَيْناها) فَرَفَعْنَاهَا بِلَا عَمَدٍ (وَزَيَّنَّاها) بِالنُّجُومِ (وَما لَها مِنْ فُرُوجٍ) جَمْعُ فَرْجٍ وَهُوَ الشَّقُّ، وَمِنْهُ قَوْلُ امْرِئِ القيس: تَسُدُّ بِهِ فَرْجَهَا مِنْ دُبُرْ «١» وَقَالَ الْكِسَائِيُّ: لَيْسَ فِيهَا تَفَاوُتٌ وَلَا اخْتِلَافٌ وَلَا فُتُوقٌ. (وَالْأَرْضَ مَدَدْناها وَأَلْقَيْنا فِيها رَواسِيَ) تَقَدَّمَ فِي (الرَّعْدِ) «٢» بَيَانُهُ. (وَأَنْبَتْنا فِيها مِنْ كُلِّ زَوْجٍ) أَيْ مِنْ كُلِّ نَوْعٍ مِنَ النَّبَاتِ (بَهِيجٍ) أَيْ حَسَنٍ يَسُرُّ النَّاظِرِينَ، وَقَدْ تَقَدَّمَ فِي (الْحَجِّ) «٣» بَيَانُهُ. (تَبْصِرَةً) أَيْ جَعَلْنَا ذَلِكَ تَبْصِرَةً لِنَدُلَّ بِهِ عَلَى كَمَالِ قُدْرَتِنَا. وَقَالَ أَبُو حَاتِمٍ: نُصِبَ عَلَى الْمَصْدَرِ، يَعْنِي جَعَلْنَا ذَلِكَ تبصيرا وتنبيها على قدرتنا (وَذِكْرى) مَعْطُوفٌ عَلَيْهِ. (لِكُلِّ عَبْدٍ مُنِيبٍ) رَاجِعٌ إِلَى الله تعالى مفكر في قدرته. قوله تعالى: (وَنَزَّلْنا مِنَ السَّماءِ) أَيْ مِنَ السَّحَابِ (مَاءً مُبارَكاً) أَيْ كَثِيرَ الْبَرَكَةِ. (فَأَنْبَتْنا بِهِ جَنَّاتٍ وَحَبَّ الْحَصِيدِ) التَّقْدِيرُ: وَحَبُّ النَّبْتِ الْحَصِيدُ وَهُوَ كُلُّ مَا يُحْصَدُ. هَذَا قَوْلُ الْبَصْرِيِّينَ. وَقَالَ الْكُوفِيُّونَ: هُوَ مِنْ بَابِ إِضَافَةِ الشَّيْءِ إِلَى نَفْسِهِ، كَمَا يُقَالُ: مَسْجِدُ الْجَامِعِ وَرَبِيعُ الْأَوَّلِ وحق اليقين وحبل الوريد ونحوها، قاله الْفَرَّاءُ. وَالْأَصْلُ الْحَبُّ الْحَصِيدُ فَحُذِفَتِ الْأَلِفُ وَاللَّامُ وَأُضِيفَ الْمَنْعُوتُ إِلَى النَّعْتِ. وَقَالَ الضَّحَّاكُ: حَبُّ الْحَصِيدِ الْبُرُّ وَالشَّعِيرُ. وَقِيلَ: كُلُّ حَبٍّ يُحْصَدُ وَيُدَّخَرُ وَيُقْتَاتُ. (وَالنَّخْلَ باسِقاتٍ) نَصْبٌ عَلَى الْحَالِ «٤» رَدًّا عَلَى قَوْلِهِ: (وَحَبَّ الْحَصِيدِ) وَ (باسِقاتٍ) حَالٌ. وَالْبَاسِقَاتُ الطِّوَالُ، قَالَهُ مُجَاهِدٌ وَعِكْرِمَةُ. وَقَالَ قَتَادَةُ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ شَدَّادٍ: بُسُوقُهَا اسْتِقَامَتُهَا في الطول. وقال سعيد بن جبير:
(١). البيت في وصف فرنه، وصدره: لها ذنب مثل ذيل العروس (٢). راجع ج ٩ ص ٢٨٠. (٣). راجع ج ١٢ ص ١٤. [ ..... ] (٤). هكذا في الأصول، ولعل صواب العبارة أن تكون كما قال السمين: (وَالنَّخْلَ) منصوب على العطف أي وأنبتنا النخل، و (باسِقاتٍ) حال.

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