[Quant à Mouʻâwiyah, c’est un miséreux sans fortune, et quant à Abû Juhm¹, il ne dépose jamais son bâton de son épaule.] Cela est permis, et son intention était que Fâṭimah bint Qays² ne se laisse pas abuser par l’un ou l’autre d’entre eux. L’ensemble de ces propos a été rapporté par al-Muḥâsibî — qu’Allah lui fasse miséricorde.
Dixième point —
La parole du Très-Haut : « مَيْتًا », que l’on lit aussi « مَيِّتًا », est au cas accusatif comme ḥâl se rapportant à « la chair » ; il est également possible de le considérer comme accusatif se rapportant au mot « frère ». Après que le Puissant et Majestueux leur eut montré qu’aucun d’eux n’est tenu de manger la charogne de son frère, Il conclut par Sa parole :
« فَكَرِهْتُمُوهُ »,
qui admet deux interprétations :
- Vous éprouvez de la répugnance à manger la bête morte ; éprouvez donc la même répugnance à l’égard de la médisance — tel est le sens rapporté de Mujâhid.
- Vous répugnez à ce que les gens méditent à votre sujet ; répugnez donc à médire des gens.
Al-Farrâ’ a dit : c’est-à-dire, puisque vous en avez horreur, ne le faites pas.
Et l’on a dit : l’énoncé est formulé sous la forme d’une information, mais son sens est impératif, c’est-à-dire : détestez-le.
« Craignez Allah » se coordonne à cette injonction ; et l’on a dit aussi qu’il se coordonne à Sa parole : « Évitez-la… et ne vous espionnez pas ».
« Certes, Allah est Pleinement Accueillant au repentir, Très Miséricordieux. »
(Sourate al-Ḥujurât, 49 : 13)
Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez. Certes, le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous. Allah est, certes, Omniscient, Parfaitement Connaisseur. (13)
Ce verset comporte sept questions :
Premièrement — la parole du Très-Haut : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle », c’est-à-dire Adam et Ḥawwâ’. Le verset fut révélé au sujet d’Abû Hind, ainsi que l’a mentionné Abû Dâwûd dans les Marâsîl :
‘Amr ibn ‘Uthmân et Kathîr ibn ‘Ubayd nous ont rapporté, tous deux de Baqiyyah ibn al-Walîd, lequel a rapporté d’az-Zuhrî, qui a dit :
Le Messager d’Allah — paix et bénédictions d’Allah sur lui — ordonna aux Banû Bayâḍah de marier Abû Hind à l’une de leurs femmes. Ils dirent alors au Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui : « Allons-nous marier… »
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¹ Abû Juhm ʿÂmir ibn Hudhayfah.
² Compagne du Prophète — paix et bénédictions sur lui — à qui il fut conseillé de ne pas épouser ces deux prétendants.