Deuxièmement — Les savants ont dit :
Lorsque deux groupes de musulmans s’affrontent, la situation ne sort pas de deux hypothèses : soit tous deux se battent par esprit de rébellion, soit ce n’est pas le cas.
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Si le premier cas se vérifie, il incombe de s’interposer entre eux en œuvrant à la réconciliation, de façon à rétablir l’entente et à faire naître la trêve et la concorde. S’ils ne se séparent pas, ne concluent pas la paix et persistent dans la rébellion, on passe alors au devoir de les combattre tous deux.
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Si nous sommes dans le second cas, où l’une des deux parties se rebelle contre l’autre, l’obligation est de combattre la faction rebelle jusqu’à ce qu’elle cesse et se repente. Si elle s’y soumet, on rétablit la paix entre elle et la partie lésée selon l’équité et la justice.
Si le combat éclate entre elles du fait d’un doute qui les trompe et que chacune se considère dans son droit, il faut dissiper ce doute par une argumentation claire et des preuves décisives qui ramènent à la vérité. Et si, malgré la clarté de cette vérité et les exhortations à la suivre, elles s’obstinent et refusent d’y conformer leur conduite, elles rejoignent alors le rang des deux factions rebelles. Allah est le plus Savant.
Troisièmement — Cette Âyah constitue une preuve de l’obligation de combattre la faction rebelle dont la transgression à l’encontre de l’Imâm ou de n’importe quel musulman est avérée, et elle réfute l’opinion de ceux qui interdisent le combat contre des croyants en s’appuyant sur la parole du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — : « Le combat du croyant est mécréance. »
Si le fait de combattre le croyant rebelle relevait réellement de la mécréance, il s’ensuivrait qu’Allah — exalté soit-Il — aurait ordonné la mécréance ; qu’Allah soit bien au-dessus d’une telle assertion ! Abû Bakr as-Ṣiddîq — qu’Allah l’agrée — a certes combattu ceux qui demeuraient musulmans tout en refusant l’acquittement de la Zakât ; il ordonna de ne pas poursuivre celui qui s’enfuit, de ne pas achever le blessé et de ne pas déclarer licites leurs biens, contrairement à ce qui est prescrit envers les mécréants.
At-Ṭabarî a dit : « Si, lors de chaque divergence opposant deux groupes, l’obligation était de fuir et de rester confiné chez soi, aucune peine légale ne serait appliquée et nulle fausseté ne serait écartée. Les hypocrites et les pervers trouveraient alors le moyen de s’emparer de tout ce qu’Allah leur a interdit des biens des musulmans, de capturer leurs femmes et de verser leur sang, en se coalisant contre eux, tandis que les musulmans garderaient leurs mains liées. » Cela contredit la parole du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — : « Mettez un terme aux agissements de vos écervelés. »
Quatrièmement — Le juge Abû Bakr ibn al-ʿArabî a dit : « Cette Âyah est un fondement en matière de combat entre musulmans ; elle constitue la référence majeure pour la guerre contre ceux qui se trompent dans leur interprétation. Les Compagnons s’y sont appuyés et les notables de la communauté y ont eu recours. C’est à elle que faisait allusion le Prophète ﷺ par sa parole : ‘La faction rebelle tuera ‘Ammâr’. »
Et sa parole — paix et bénédictions d’Allah sur lui — au sujet de