relevait d’un manque de bienséance.
On a aussi rapporté qu’ils étaient venus intercéder en faveur des captifs des Banû ʿAnbar ; le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — en affranchit alors la moitié et rançonna l’autre moitié. S’ils avaient patienté, il les aurait tous libérés sans rançon.
« Et Allah est Pardonneur, Miséricordieux. »
Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez-la bien, de peur que, par ignorance, vous ne portiez atteinte à un peuple et ne vous repentiez ensuite de ce que vous aurez fait. [s. al-Ḥujurât (49), v. 6]
Ce verset comporte sept questions.
Premièrement — Sa parole, exalté soit-Il : « Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle… »
Il a été dit que cette âyah fut révélée au sujet d’al-Walîd b. ʿUqbah b. Abî Muʿayṭ. La raison en est ce qu’a rapporté Saʿîd d’après Qatâdah : le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — dépêcha al-Walîd b. ʿUqbah comme percepteur(1) auprès des Banû al-Muṣṭaliq. Lorsqu’ils l’aperçurent, ils se dirigèrent vers lui et il en eut peur — selon une autre version, à cause d’une rancune qui existait entre lui et eux — ; il revint alors auprès du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — et l’informa qu’ils avaient renié l’Islam. Le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — envoya donc Khâlid b. al-Walîd, en lui ordonnant de vérifier l’affaire et de ne pas se hâter. Khâlid se rendit chez eux de nuit, y dépêcha des éclaireurs ; ceux-ci revinrent en disant que le peuple demeurait fermement attaché à l’Islam : ils avaient entendu leur adhân et vu leur ṣalâh. Au matin, Khâlid constata la véracité de ces informations, retourna auprès du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — et le mit au courant ; c’est alors que ce verset fut révélé.
Le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — disait : « La pondération vient d’Allah, et la précipitation du Shayṭân. »
Selon une autre version : le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — l’avait envoyé chez les Banû al-Muṣṭaliq après leur conversion. Quand ils apprirent sa venue, ils partirent à sa rencontre ; l’ayant su, il prit peur, revint vers le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — et affirma que ces gens avaient voulu le tuer et avaient refusé de verser leurs aumônes. Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — résolut alors de les combattre.
Tandis qu’ils se préparaient, la délégation du clan arriva auprès du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — et déclara : « Ô Messager d’Allah, lorsque nous avons appris l’arrivée de ton envoyé, nous sommes sortis pour l’honorer et pour lui remettre l’aumône qui nous incombe. Il est cependant reparti, puis nous avons appris qu’il prétendait auprès du Messager d’Allah que nous étions sortis pour le combattre. Par Allah, ce n’était nullement notre intention. » Allah — exalté soit-Il — révéla alors ce verset et qualifia al-Walîd de « pervers », c’est-à-dire de menteur.
(1) Percepteur des aumônes légales.