Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

« Dix épis, puis neuf, puis huit », telle est l’explication donnée par al-Farrâ’, rapportée par al-Mâwardî.

Ibn Kathîr et Ibn Dhakwân récitent « shaṭaʾahu » (شَطَأَهُ) en ouvrant la lettre ṭâ’, tandis que les autres la laissent atone. Anas, Naṣr b. ʿĀṣim et Ibn Waththâb lisent « shaṭāhu » (شَطَاهُ), sur le modèle de « ʿaṣāhu » (son bâton). Al-Jahdarî et Ibn Abî Isḥâq lisent « shaṭahu » (شَطَهُ) sans hamza. Toutes ces formes sont admises par la langue.

Il s’agit d’une parabole qu’Allah — exalté soit-Il — a proposée pour les Compagnons du Prophète ﷺ : ils furent d’abord peu nombreux, puis se multiplièrent. De même, lorsque le Prophète ﷺ commença à appeler les gens à sa religion, il était en position de faiblesse ; on répondit à son appel un par un, jusqu’à ce que sa cause s’affermît. Le semis, lui aussi, paraît chétif après l’ensemencement, puis il se fortifie peu à peu jusqu’à ce que sa tige et ses rejetons s’épaississent. C’est là l’une des paraboles les plus claires et les plus éloquentes.

Qatâdah a dit : « Dans l’Évangile est consigné l’exemple des Compagnons de Muḥammad ﷺ : “Un peuple surgira, qui poussera comme la végétation des champs ; ils ordonnent le bien et interdisent le mal.” »

« Fa-āzarahu » signifie : il le renforça, l’aida et le raffermit, c’est-à-dire que la pousse (al-shaṭʾ) fortifia la plante ; certains ont dit l’inverse : la plante fortifia la pousse. La lecture la plus répandue est « āzarahu » avec allongement ; Ibn Dhakwân, Abû Ḥaywah et Ḥumayd b. Qays lisent « fa-azara-hu » sans allongement, sur le modèle de « faʿalahu ». La lecture connue demeure celle avec allongement.

Imru’ al-Qays a dit :
Sous un arc recourbé, coudé, A
Le maquis l’a soutenu, bardé ; A
Défilé d’armées glorieuses, B
D’autres rentrèrent piteuses. B

« Puis il se tint droit sur sa tige » : sur la baguette qui le soutient et devient pour lui un fût. Le pluriel de sâq (tige) est suq.

« Il émerveille les semeurs » : ce plant éblouit ceux qui le cultivent. Tel est l’exemple, comme nous l’avons montré : la plante représente Muḥammad ﷺ et les pousses représentent ses Compagnons ; ils étaient peu nombreux puis se multiplièrent, faibles puis ils s’affermirent, ainsi que l’ont dit al-Ḍaḥḥâk et d’autres.

« Afin qu’Il irrite par eux les mécréants » : la préposition lâm se rattache à un verbe sous-entendu ; Allah a accompli cela pour Muḥammad ﷺ et ses Compagnons afin de mettre les mécréants en rage.

Quatrièmement : Sa parole, exalté soit-Il : « Allah a promis à ceux qui ont cru » ; autrement dit, Allah a promis à ces compagnons de Muḥammad, les croyants dont les œuvres sont vertueuses :

« un pardon et une immense rétribution » : une récompense ininterrompue, à savoir le Paradis. Dans « minhum », la préposition min n’est pas partitive, destinée à exclure certains Compagnons au profit d’autres ; elle revêt au contraire une portée générale.

عشر سنبلات وتسع وثمان، قاله الْفَرَّاءُ، حَكَاهُ الْمَاوَرْدِيُّ. وَقَرَأَ ابْنُ كَثِيرٍ وَابْنُ ذَكْوَانَ " شَطَأَهُ" بِفَتْحِ الطَّاءِ، وَأَسْكَنَ الْبَاقُونَ. وَقَرَأَ أَنَسٌ وَنَصْرُ بْنُ عَاصِمٍ وَابْنُ وَثَّابٍ " شَطَاهُ" مِثْلُ عَصَاهُ. وَقَرَأَ الْجَحْدَرِيُّ وَابْنُ أَبِي إِسْحَاقَ " شَطَهُ" بِغَيْرِ هَمْزٍ، وَكُلُّهَا لُغَاتٌ فِيهَا. وَهَذَا مَثَلٌ ضَرَبَهُ اللَّهُ تَعَالَى لِأَصْحَابِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، يَعْنِي أَنَّهُمْ يَكُونُونَ قَلِيلًا ثُمَّ يَزْدَادُونَ وَيَكْثُرُونَ، فَكَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ بَدَأَ بِالدُّعَاءِ إِلَى دِينِهِ ضَعِيفًا فَأَجَابَهُ الْوَاحِدُ بَعْدَ الْوَاحِدِ حَتَّى قَوِيَ أَمْرُهُ، كَالزَّرْعِ يَبْدُو بَعْدَ الْبَذْرِ ضَعِيفًا فَيَقْوَى حَالًا بَعْدَ حَالٍ حَتَّى يَغْلُظَ نَبَاتُهُ وَأَفْرَاخُهُ. فَكَانَ هَذَا مِنْ أَصَحِّ مَثَلٍ وَأَقْوَى بَيَانٍ. وَقَالَ قَتَادَةُ: مَثَلُ أَصْحَابُ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الْإِنْجِيلِ مَكْتُوبٌ أَنَّهُ سَيَخْرُجُ مِنْ قَوْمٍ يَنْبُتُونَ نَبَاتَ الزَّرْعِ، يَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَرِ. " فَآزَرَهُ" أَيْ قَوَّاهُ وَأَعَانَهُ وَشَدَّهُ، أَيْ قَوَّى الشَّطْءُ الزَّرْعَ. وَقِيلَ بِالْعَكْسِ، أَيْ قَوَّى الزَّرْعُ الشَّطْءَ. وَقِرَاءَةُ الْعَامَّةِ " آزَرَهُ" بِالْمَدِّ. وَقَرَأَ ابْنُ ذَكْوَانَ وَأَبُو حَيْوَةَ وَحُمَيْدُ بْنُ قَيْسٍ " فَأَزَرَهُ" مَقْصُورَةٌ، مِثْلُ فَعَلَهُ. وَالْمَعْرُوفُ الْمَدُّ. قَالَ امْرُؤُ الْقَيْسِ: بِمَحْنِيَةٍ «١» قَدْ آزَرَ الضَّالَّ نَبْتُهَا ... مَجَرَّ جُيُوشٍ غَانِمِينَ وَخُيَّبِ " فَاسْتَوى عَلى سُوقِهِ" عَلَى عُودِهِ الَّذِي يَقُومُ عَلَيْهِ فَيَكُونُ سَاقًا لَهُ. وَالسُّوقُ: جَمْعُ السَّاقِ. " يُعْجِبُ الزُّرَّاعَ" أَيْ يُعْجِبُ هَذَا الزَّرْعُ زُرَّاعَهُ. وَهُوَ مَثَلٌ كَمَا بَيَّنَّا، فَالزَّرْعُ مُحَمَّدٌ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَالشَّطْءُ أَصْحَابُهُ، كَانُوا قَلِيلًا فَكَثُرُوا، وَضُعَفَاءَ فَقَوُوا، قَالَهُ الضَّحَّاكُ وَغَيْرُهُ. " لِيَغِيظَ بِهِمُ الْكُفَّارَ" اللَّامُ مُتَعَلِّقَةٌ بِمَحْذُوفٍ، أَيْ فَعَلَ اللَّهُ هَذَا لِمُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَصْحَابِهِ لِيَغِيظَ بِهِمُ الْكُفَّارَ. الرَّابِعَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: " وَعَدَ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا" أَيْ وَعَدَ اللَّهُ هَؤُلَاءِ الَّذِينَ مَعَ مُحَمَّدٍ، وَهُمُ الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ أَعْمَالُهُمْ صالحة. " مَغْفِرَةً وَأَجْراً عَظِيماً" أي ثوابا لا ينقطع وهو الجنة. وليست " مِنْ" فِي قَوْلِهِ " مِنْهُمْ" مُبَعِّضَةٌ لِقَوْمٍ مِنَ الصحابة دون قوم، ولكنها عامة
(١). المحنية (بالتخفيف): واحدة المحاني، وهي معاطف الأودية. والضال (بتخفيف اللام): شجرة السدر.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies