[Sourate al-Fatḥ (48), verset 13]
« Et quiconque ne croit pas en Allah et en Son Messager, Nous avons certes préparé pour les mécréants une Fournaise ardente. » (13)
Il s’agit là d’une menace qui les vise, et d’une indication que, par leur hypocrisie, ils ont sombré dans la mécréance.
[Sourate al-Fatḥ (48), verset 14]
« À Allah appartient la royauté des cieux et de la terre ; Il pardonne à qui Il veut et châtie qui Il veut ; et Allah est Pardonneur, Miséricordieux. » (14)
Autrement dit, Il Se passe de Ses serviteurs. S’Il les a éprouvés par la charge religieuse, c’est afin de récompenser celui qui croit et de châtier celui qui mécroit et désobéit.
[Sourate al-Fatḥ (48), verset 15]
« Les retardataires diront, lorsque vous partirez pour des butins afin de vous en emparer : “Laissez-nous vous suivre, nous combattrons avec vous.” Ils veulent ainsi changer la Parole d’Allah. Dis : “Jamais vous ne nous suivrez ; voilà ce qu’Allah avait déjà décrété auparavant.” Ils diront alors : “C’est plutôt que vous nous enviez.” En vérité, ils ne comprennent que bien peu. » (15)
Parole du Très-Haut : « Les retardataires diront, lorsque vous vous rendrez vers des butins afin de vous en emparer… »
Il s’agit des butins de Khaybar, car Allah – Puissant et Majestueux – avait promis aux gens de l’Hudaybiyyah la conquête de Khaybar et précisé qu’elle leur serait réservée, présents comme absents. Aucun d’eux n’en fut absent si ce n’est Jâbir ibn ʿAbd Allâh, et le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – lui attribua une part égale à celle de ceux qui y avaient assisté.
Ibn Isḥâq rapporte : « Ceux qui assurèrent la répartition à Khaybar furent Jabbâr ibn Ṣakhr al-Anṣârî, des Banû Salama, et Zayd ibn Thâbit, des Banû an-Najjâr ; tous deux tenaient le registre et procédaient au partage. »
« Laissez-nous vous suivre » (dharnâ nattabiʿkum) signifie : « autorisez-nous ». On dit : « dharhu », c’est-à-dire « laisse-le », et « huwa yadharuh », « il le laisse ». L’origine du verbe est « wadhirahu yadhuruhu », sur le même modèle que « wasiʿahu yasaʿuhu » ; mais son initiale a été supprimée[1]. On ne dit donc ni « wadharahu » ni « wâdhir », on emploie plutôt « tarakahu », « il l’a délaissé », et « huwa târik ».
Mujâhid a dit : « Ils s’étaient abstenus de partir pour La Mecque ; mais lorsque le Prophète – paix et bénédictions sur lui – sortit, il prit avec lui un groupe… »
[1] C’est-à-dire que la consonne wâw, initiale du radical originel, est tombée en désuétude dans l’usage courant.