Dans la sourate « al-Baqara »(1). La récitation adoptée par la majorité maintient le nūn dans « lanabluwannakum », « naʿlam » et « wanabluwa ». Abû Bakr, d’après ʿÂṣim, les lit avec le yāʾ. Ruways, d’après Yaʿqûb, rapporte la wāw de « nablu » prononcée muette, en rupture avec ce qui précède. Les autres la mettent à l’accusatif, en réponse à Sa parole : « ḥattâ naʿlam ». Or cette science est celle sur laquelle se fonde la rétribution, car Il ne les récompense qu’en fonction de leurs actes, non selon Sa science éternelle les concernant.
Par conséquent, le sens est : « jusqu’à ce que Nous sachions, d’une science d’observation, qui sont les combattants » ; car lorsqu’ils sont requis d’agir, il est attesté d’eux ce qu’ils accomplissent, et la rétribution — récompense ou châtiment — repose sur cette science de constatation.
« Et Nous éprouverons vos nouvelles » : Nous les mettrons à l’épreuve et Nous les rendrons manifestes.
Ibrâhîm b. al-Ashʿath rapporte : lorsque al-Fuḍayl b. ʿIyâḍ récitait ce verset, il pleurait en disant : « Ô Allah, ne nous soumets pas à l’épreuve ; car, si Tu nous éprouves, Tu nous confondras et Tu déchireras les voiles qui nous couvrent. »
[Sourate Muḥammad, 47 : 32]
« Certes, ceux qui ont mécru, qui ont détourné (les gens) du sentier d’Allah et se sont opposés au Messager après que la guidée leur fut clairement apparue, ne nuiront en rien à Allah ; et Il rendra vaines leurs œuvres. » (32)
Ce verset s’adresse aux hypocrites ou aux Juifs. Ibn ʿAbbâs a dit : il vise ceux qui, le jour de Badr, fournirent la nourriture. Un passage analogue se trouve dans : « Certes, ceux qui ont mécru dépensent leurs biens pour détourner (les gens) du sentier d’Allah » [al-Anfâl : 36](2).
« … et se sont opposés au Messager » : c’est-à-dire qu’ils furent hostiles au Prophète et le contredirent.
« … après que la guidée leur fut clairement apparue » : autrement dit, après qu’ils eurent reconnu, par les preuves et les signes, qu’il est Prophète.
« Ils ne nuiront en rien à Allah » par leur mécréance.
« Et Il rendra vaines leurs œuvres » : c’est-à-dire la récompense de ce qu’ils auront accompli.
[Sourate Muḥammad, 47 : 33]
« Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager et ne rendez pas vaines vos œuvres. » (33)
Il y a ici deux questions.
Premièrement : Sa parole — exalté soit-Il — : « Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager ». Après avoir décrit la situation des mécréants, Il ordonne aux croyants de se tenir fermement à l’obéissance : à Ses commandements et à ceux du Messager dans sa Sunna.
« Et ne rendez pas vaines vos œuvres » : c’est-à-dire vos bonnes actions par les péchés, selon al-Ḥasan.
Al-Zuhrî a dit : par les grands péchés.
Ibn Jurayj : par l’ostentation et la recherche de renommée.