« ʿAmmâr ibn Muḥammad rapporte :
“J’ai accompli la prière derrière Manṣūr ibn al-Muʿtamir ; et, dans la sourate Ḥā Mīm ad-Dukhân, il récita : « bi ʿīsin ʿīn. Lā yadhûqûna ṭaʿma al-mawti illâ al-mawtata al-ûlâ ». »
Le terme al-ʿīs désigne « les blancs » ; c’est pour cette raison que l’on appelle les chameaux de robe claire ʿīs, le mâle étant nommé baʿîr aʿyas et la femelle nāqa ʿaysāʾ.
Imruʾ al-Qays a dit :
Ils s’élancent à ma voix dès qu’elle résonne,
Tel un faon qui bondit au cri du blanc qui tonne. (1)
Le sens de al-ḥūr, ici, est : des beautés d’une blancheur éclatante et parfaite. (2)
Ibn al-Mubārak rapporte : Maʿmar nous a transmis d’après Abû Isḥâq, d’après ʿAmr ibn Maymûn al-Awdi, d’après Ibn Masʿûd — qu’Allâh l’agrée — : « La femme parmi les houris aux grands yeux laisse voir la moelle de son tibia à travers la chair et l’os, sous soixante-dix étoffes, tout comme on aperçoit une boisson rouge dans un flacon de verre blanc. »
Mujâhid a dit : « Elles ont été appelées ḥūr parce que le regard se trouble d’éblouissement devant leur beauté, leur blancheur et la limpidité de leur teint. »
On a également dit : on les a nommées ḥūr en raison du ḥawar de leurs yeux.
Le ḥawar est l’intensité du blanc de l’œil associée à la profondeur de son noir. Une femme ḥawrâʾ est celle dont le ḥawar est manifeste. On dit : « son œil a ahwarr, ahwirâran » ; et : « telle chose ahwarr », c’est-à-dire : elle est devenue d’un blanc éclatant.
Al-Aṣmaʿî déclara : « Je ne sais ce qu’est exactement le ḥawar dans l’œil. »
Abû ʿAmr dit : « Le ḥawar consiste en ce que tout l’œil devienne noir, semblable aux yeux des gazelles et des vaches. Il n’existe pas de ḥawar chez les fils d’Adam ; on n’a appelé les femmes “ḥūr al-ʿīn” que parce qu’elles sont comparées aux gazelles et aux vaches. »
Al-ʿAjjāj a dit :
Des yeux parfaitement tournés, ḥūr,
D’un blanc pur et d’un noir très sûr. (3)
C’est-à-dire : des yeux à la blancheur sans tare et dont la pupille est d’un noir profond. Le terme al-ʿīn est le pluriel de ʿaynāʾ, celle qui possède de grands yeux largement ouverts.
D’après Abû Hurayrah — qu’Allâh l’agrée — le Messager d’Allâh — qu’Allâh le bénisse et le salue — a dit :
« La dot des houris aux grands yeux consiste en poignées de dattes et en quartiers de pain. »
Selon Abû Qirṣâfah (4) : « J’ai entendu le Prophète — qu’Allâh le bénisse et le salue — dire : “Sortir les détritus de la mosquée constitue la dot des houris aux grands yeux.” »
Il est également rapporté d’après Anas que le Prophète — qu’Allâh le bénisse et le salue —