Ceci est mentionné à titre de comparaison.
« al-ʾathīm » signifie « al-āthim », le pécheur ; dérivé du verbe athima – yaʾthamu – ithman, ainsi l’ont expliqué al-Qushayrī et Ibn ʿĪsā. D’aucuns ont dit qu’il désigne l’associateur qui se rend coupable de péché ; telle est l’opinion de Yaḥyā b. Sallām.
Le Ṣiḥāḥ précise : « athima ar-rajulu » (avec kasra) « ithman wa maʾthaman » lorsqu’un homme commet un péché ; il est alors « āthim » ou « athīm ».
Par conséquent, « ṭaʿāmu al-ʾathīm » signifie : la nourriture du pécheur pervers (1) – c’est-à-dire Abū Jahl. En effet, celui-ci déclara : « Muḥammad nous promet que, dans la Géhenne, il y aura le Zaqqūm, alors qu’il ne s’agit que de tharīd au beurre et aux dattes. » Allah révéla alors la réalité contraire à ses dires. An-Naqqāsh rapporte encore, d’après Mujāhid, que l’arbre de Zaqqūm serait Abū Jahl.
Je dis : cette attribution à Mujāhid n’est pas authentique ; elle est rejetée par ce que nous avons exposé à propos de cet arbre dans les sourates « aṣ-Ṣāffāt » et « Subḥān » (2).
[ad-Dukhān (44), v. 47-48]
« Saisissez-le, puis traînez-le jusqu’au milieu de la Fournaise (47) ; ensuite, versez sur sa tête un châtiment d’eau bouillante (48). »
Parole du Très-Haut :
« Khudhūhu » : il sera dit aux zabbāniya : « Saisissez-le », c’est-à-dire le pécheur.
« Faʿtilūhu » : traînez-le et conduisez-le.
Le terme « ʿatl » désigne le fait de saisir un homme par le col et de le tirer violemment pour l’emmener vers une prison ou quelque calamité. « ʿataltu ar-rajula aʿtiluhu / aʿtuluhu ʿatlan » signifie que je l’ai tiré d’un geste brutal. On dit alors d’un homme qu’il est « miʿtal » (avec kasra).
Un poète, décrivant un cheval, a dit :
Nous l’élançons soudain, le hissons vivement,
Jamais ne le traînons, ne l’entraînons pesamment.
Il existe deux formes : « ʿatalahu » et « ʿatanahu », avec lām ou nūn, comme l’a indiqué Ibn as-Sikkīt. Les Koufiens et Abū ʿAmr lisent « faʿtilūhu » avec kasra, tandis que les autres le prononcent avec ḍamma.
« Ilā sawāʾ al-jaḥīm » : jusqu’au centre même de la Fournaise.
« Thumma ṣubbū fawqa raʾsihi min ʿadhābi al-ḥamīm » : puis versez sur sa tête, à titre de châtiment, une eau bouillante.
Maqātil rapporte que Mālik, gardien de l’Enfer, assène sur la tête d’Abū Jahl un coup de massue en fer ; sa tête éclate, son cerveau se répand sur son corps,