par son obscurcissement, car elle était poudreuse sous le poids des fautes des associateurs ; ce n’est que la lumière du croyant qui l’a rendue lumineuse. Lorsque donc le croyant y est rappelé à Allâh, elle se met à exsuder sa poussière.
Anas — qu’Allâh l’agrée — dit : « Le jour où le Prophète — qu’Allâh le bénisse et le salue — entra à Médine, toute chose resplendit ; puis, le jour où il fut rappelé à Allâh, toute chose s’assombrit. Alors même que nous étions occupés à l’ensevelir et que nous n’avions pas encore secoué la terre de nos mains, nous ne reconnaissions déjà plus nos cœurs. Quant au pleur du ciel, c’est sa rougeur, comme l’a dit al-Ḥasan. »
Naṣr ibn ʿĀṣim dit : « Le premier des signes est une rougeur qui apparaît ; cela n’a lieu qu’en raison de la proximité de l’Heure, et le ciel se met alors à verser des larmes, privé qu’il est des lumières des croyants. »
Et l’on a dit encore : « Son pleur est un signe qui se manifeste, indiquant regret et tristesse. »
Je dis : l’avis premier est le plus manifeste, car il n’y a là rien d’impossible. Si les cieux et la terre glorifient, entendent et parlent — ainsi que nous l’avons exposé dans « Subḥân », « Maryam » et Ḥâ-Mîm Fussilat (1) — ils peuvent tout autant pleurer, comme l’attestent les récits rapportés à ce sujet. Et Allâh sait mieux laquelle de ces opinions est la correcte (2).
« Et Nous avons certes sauvé les fils d’Israël du châtiment avilissant (30), – de Pharaon ; lui, était hautain parmi les outranciers (31). » [s. ad-Dukhân, 44 : 30-31]
C’est-à-dire : de ce que les Coptes leur infligeaient, sur ordre de Pharaon : mise à mort des nouveau-nés mâles, mise au service des femmes, réduction en esclavage et imposition de travaux pénibles.
L’expression « de Pharaon » est un substitut de « du châtiment avilissant » ; la préposition « min » ne se rattache donc pas à « du châtiment », car ce nom a déjà été qualifié et, une fois qualifié, il ne fonctionne plus comme un verbe.
On a dit aussi : c’est-à-dire que Nous les avons délivrés à la fois du châtiment et de Pharaon.
« Certes, il était hautain parmi les outranciers » : c’est-à-dire un tyran parmi les polythéistes. Ce n’est pas là une élévation louable, mais une élévation dans l’excès, ainsi qu’Il dit : « Pharaon s’est certes élevé orgueilleusement sur terre » (al-Qaṣaṣ, 4).
Et l’on a dit encore : cette élévation désigne son arrogance qui l’a détourné de l’adoration d’Allâh.
« Et certes, Nous les avons choisis, en pleine connaissance, au-dessus des mondes (32). » [s. ad-Dukhân, 44 : 32]
Sa parole — exalté soit-Il — « Et certes, Nous les avons choisis » vise les fils d’Israël. « En pleine connaissance » : c’est-à-dire en connaissance de Notre part à leur sujet, en raison du grand nombre de prophètes suscités parmi eux. « Au-dessus des mondes » : c’est-à-dire les mondes de leur époque, ainsi que l’indique Sa parole adressée à cette communauté :