Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Je dis :
Cette distinction est celle qui est consignée dans le Ṣiḥāḥ et que nous avons déjà évoquée. Abū Rajāʾ, al-Ḥasan, Abū l-Ashhab, al-Aʿraj, Abū Jaʿfar et Shaybah ont lu le mot « fakihīn » (فَكِهِينَ) sans alif ; il signifie alors : arrogants, prétentieux.

Al-Jawharī dit : on qualifie un homme de « fakih » (avec kasrah) lorsqu’il est d’humeur joyeuse et enclin à plaisanter ; le terme désigne aussi quelqu’un d’orgueilleux et d’insolent. Il a lu : « … et du bienfait dans lequel ils vivaient, fakihīn » c’est-à-dire vaniteux et arrogants, tandis que « fākihīn » signifie : vivant dans l’aisance.

Al-Qushayrī commente : « fākihīn » veut dire insouciants, plaisantins. On dit : « Il est fākih », c’est-à-dire farceur ; « fukāha » signifie la plaisanterie.

Al-Thaʿlabī ajoute : il s’agit de deux variantes linguistiques, comme ḥādhir/ḥadhir ou fārih/farih.

D’aucuns ont dit encore : le « fākih » est celui qui jouit de toutes sortes de délices, de même que celui qui mange bénéficie de toutes sortes de fruits. Quant au terme « fākihah », il désigne ce qui dépasse la subsistance indispensable.

[Surate ad-Dukhân (44), verset 28]
« Ainsi, Nous la fîmes hériter à un autre peuple. » (28)

Az-Zajjāj explique : c’est-à-dire : « Tel est l’ordre des choses », et l’on s’arrête à « kadhālika ».
D’autres ont affirmé que la kāf est à l’accusatif : « Nous agirons de la même manière avec quiconque Nous voulons anéantir. »
Al-Kalbī déclare : « kadhālika » : j’agirai ainsi avec celui qui Me désobéit.
Il a également été dit : « kadhālika » : telle fut leur situation, si bien qu’ils furent détruits.

« Et Nous la fîmes hériter à un autre peuple » désigne les Banû Isrāʾīl ; Allâh–Très-Haut leur accorda la souveraineté sur la terre d’Égypte après qu’ils y eurent été asservis ; ils en devinrent héritiers, l’acquisition leur parvenant comme un héritage. Semblable est la parole : « Et Nous fîmes hériter au peuple opprimé les contrées orientales et occidentales de la terre » [al-Aʿrāf : 137].

[Surate ad-Dukhân (44), verset 29]
« Ni le ciel ni la terre ne les pleurèrent, et il ne leur fut point accordé de délai. » (29)

La parole du Très-Haut :
« Ni le ciel ni la terre ne les pleurèrent » : à cause de leur mécréance.
« Et il ne leur fut point accordé de délai » : ils ne furent pas retardés, mais noyés sur-le-champ.

Les Arabes disaient, à la mort de l’un de leurs notables : « Le ciel et la terre ont pleuré pour lui », voulant dire que son malheur avait touché toutes choses, au point que le ciel, la terre, le vent, l’éclair et les nuits glaciales l’avaient pleuré.

Le poète a dit : –

قُلْتُ: هَذَا الْفَرْقُ هُوَ الَّذِي وَقَعَ فِي الصِّحَاحِ وَقَدْ ذَكَرْنَاهُ. وَقَرَأَ أَبُو رَجَاءٍ وَالْحَسَنُ وَأَبُو الْأَشْهَبِ وَالْأَعْرَجُ وَأَبُو جَعْفَرٍ وَشَيْبَةُ " فَكِهِينَ" بِغَيْرِ أَلِفٍ، وَمَعْنَاهُ أَشِرِينَ بَطِرِينَ. قَالَ الْجَوْهَرِيُّ: فكه الرجل (بالكسر) فهو فكه إذا كان طَيِّبَ النَّفْسِ مَزَّاحًا. وَالْفَكِهُ أَيْضًا الْأَشِرُ الْبَطِرُ. وقرى " وَنَعْمَةٍ كَانُوا فِيهَا فَكِهِينَ" أَيْ أَشِرِينَ بَطِرِينَ. و " فاكِهِينَ" أَيْ نَاعِمِينَ. الْقُشَيْرِيُّ: " فاكِهِينَ" لَاهِينَ مَازِحِينَ، يُقَالُ: إِنَّهُ لَفَاكِهٌ أَيْ مَزَّاحٌ. وَفِيهِ فُكَاهَةٌ أَيْ مَزْحٌ. الثَّعْلَبِيُّ: وَهُمَا لُغَتَانِ كَالْحَاذِرِ وَالْحَذِرِ، وَالْفَارِهِ وَالْفَرِهِ. وَقِيلَ: إِنَّ الْفَاكِهَ هُوَ الْمُسْتَمْتِعُ بِأَنْوَاعِ اللَّذَّةِ كَمَا يَتَمَتَّعُ الْآكِلُ بِأَنْوَاعِ الْفَاكِهَةِ. وَالْفَاكِهَةُ: فَضَلٌ عَنِ الْقُوتِ الَّذِي لَا بُدَّ مِنْهُ. [[سورة الدخان (٤٤) : آية ٢٨]] كَذلِكَ وَأَوْرَثْناها قَوْماً آخَرِينَ (٢٨) قَالَ الزَّجَّاجُ: أَيْ الْأَمْرُ كَذَلِكَ، فَيُوقَفُ عَلَى " كَذلِكَ" . وَقِيلَ: إِنَّ الْكَافَ فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ، عَلَى تَقْدِيرٍ نَفْعَلُ فِعْلًا كَذَلِكَ بِمَنْ نُرِيدُ إِهْلَاكَهُ. وَقَالَ الْكَلْبِيُّ: " كَذلِكَ" أَفْعَلُ بِمَنْ عَصَانِي. وَقِيلَ: " كَذلِكَ" كَانَ أَمْرُهُمْ فَأُهْلِكُوا. " وَأَوْرَثْناها قَوْماً آخَرِينَ" يَعْنِي بَنَى إِسْرَائِيلَ، مَلَّكَهُمُ اللَّهُ تَعَالَى أَرْضَ مِصْرَ بَعْدَ أَنْ كَانُوا فِيهَا مُسْتَعْبَدِينَ، فَصَارُوا لَهَا وَارِثِينَ، لِوُصُولِ ذَلِكَ إِلَيْهِمْ كَوُصُولِ الْمِيرَاثِ. وَنَظِيرُهُ " وَأَوْرَثْنَا الْقَوْمَ الَّذِينَ كانُوا يُسْتَضْعَفُونَ مَشارِقَ الْأَرْضِ وَمَغارِبَهَا" «١» [الأعراف: ١٣٧] . الآية. [[سورة الدخان (٤٤) : آية ٢٩]] فَما بَكَتْ عَلَيْهِمُ السَّماءُ وَالْأَرْضُ وَما كانُوا مُنْظَرِينَ (٢٩) قَوْلُهُ تَعَالَى: " فَما بَكَتْ عَلَيْهِمُ السَّماءُ وَالْأَرْضُ" أَيْ لِكُفْرِهِمْ. " وَما كانُوا مُنْظَرِينَ" . أَيْ مُؤَخَّرِينَ بِالْغَرَقِ. وَكَانَتِ الْعَرَبُ تَقُولُ عِنْدَ مَوْتِ السَّيِّدِ مِنْهُمْ: بَكَتْ لَهُ السَّمَاءُ وَالْأَرْضُ، أَيْ عَمَّتْ مُصِيبَتُهُ الْأَشْيَاءَ حَتَّى بَكَتْهُ السَّمَاءُ وَالْأَرْضُ وَالرِّيحُ وَالْبَرْقُ، وَبَكَتْهُ اللَّيَالِي الشَّاتِيَاتُ. قَالَ الشَّاعِرُ:
(١). آية ١٣٧ سورة الأعراف.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies