ainsi que la Bête de la Terre, Gog et Magog, le lever du soleil depuis son couchant, et un feu qui surgira des profondeurs d’Aden, poussant les gens à se déplacer.
Al-Thaʿlabî a également rapporté, d’après Ḥudhayfah, que le Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a dit :
« Les premiers signes à se manifester seront la sortie du Faux-Messie, la descente de ʿIsâ fils de Maryam, puis un feu jaillissant du fond d’Aden Abyan ; il mènera les gens vers le lieu du Rassemblement : il passera la nuit avec eux là où ils passeront la nuit, se reposera avec eux lorsqu’ils feront la sieste, se lèvera avec eux à l’aube et les accompagnera lorsqu’ils voyageront le soir. »
Je demandai : « Ô Prophète d’Allâh, qu’est-ce que la fumée ? » Il répondit : « Il s’agit de cette parole du Très-Haut : “Attends donc le Jour où le ciel apportera une fumée parfaitement évidente.” Elle remplira l’espace entre l’Orient et l’Occident et durera quarante jours et quarante nuits. Le croyant n’en subira qu’un léger rhume, tandis que le mécréant sera comme un ivrogne ; la fumée sortira de sa bouche, de ses narines, de ses yeux, de ses oreilles et de son postérieur. » – Tel est un avis.
Deuxième avis : la fumée désigne la famine qui frappa Qurayš à la suite de l’invocation du Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – ; l’homme voyait alors entre le ciel et la terre comme un voile de fumée. C’est l’opinion d’Ibn Masʿûd, qui dit : « Allâh l’a certes levée d’au-dessus d’eux ; si cela avait été pour le Jour de la Résurrection, Il ne l’aurait pas levée » ¹. Le ḥadîth à ce sujet est rapporté dans les Ṣaḥîḥ de al-Bukhârî et de Muslim ainsi que chez at-Tirmidhî.
Al-Bukhârî rapporte : « Yahyâ m’a raconté ; Abû Muʿâwiyah nous a rapporté, d’après al-Aʿmash, d’après Muslim, d’après Masrûq, lequel dit : ʿAbdullâh (Ibn Masʿûd) a dit : “Cela eut lieu parce que, lorsque Qurayš se montra récalcitrante envers le Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui –, il invoqua contre eux des années semblables à celles de Yûsuf. Ils furent atteints d’une sécheresse ² et d’une détresse telles qu’ils mangèrent les os ; un homme levait alors les yeux vers le ciel et voyait entre lui et lui comme un voile de fumée sous l’effet de la faim. Allâh – Exalté soit-Il – fit alors descendre : ‘Attends donc le Jour où le ciel apportera une fumée manifeste, qui enveloppera les gens : voilà un châtiment douloureux.’
Puis on vint trouver le Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – et on lui dit : ‘Ô Messager d’Allâh, implore pour Muḍar la pluie d’Allâh, car elle est perdue.’ Il répondit : ‘Pour Muḍar ! Vraiment, tu es audacieux !’ Puis il invoqua la pluie, et ils furent abreuvés. Alors fut révélée : ‘Vous reviendrez certes (à votre attitude)’ (ad-Dukhân, v. 15).
Lorsque l’aisance leur fut rendue, ils retournèrent à leur état antérieur, et Allâh – Puissant et Majestueux – fit descendre : ‘Le jour où Nous frapperons d’un terrible coup, Nous Nous vengerons’, c’est-à-dire le jour de Badr.” »
Abû ʿUbaydah a dit : « La fumée, c’est la sécheresse. »
Al-Qutabî a dit : « On l’a appelée ‘fumée’ parce que, lorsque la terre se dessèche, il s’en élève comme une fumée. »
Troisième avis : il s’agirait du jour de la Conquête de La Mecque, lorsque la poussière obscurcit le ciel ; propos rapporté par ʿAbd ar-Raḥmân al-Aʿraj.
« Qui enveloppera les gens » tient lieu de qualificatif pour la fumée ; si l’on considère, comme l’a affirmé Ibn Masʿûd, qu’elle est déjà passée, elle ne concerne alors que les polythéistes de La Mecque, et si elle est