« …يَعْمَلُونَ » (avec le yâ’) est tenu pour une information qu’Allâh – Très-Haut – communique à Son Prophète à titre de menace. Nāfiʿ et Ibn ʿĀmir, pour leur part, le récitent « …تَعْلَمُونَ » (avec le tâ’), comme si le Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – s’adressait aux polythéistes pour les menacer.
Le mot « سَلامٌ » est au nominatif par l’ellipse de « عَلَيْكُمْ », d’après al-Farrā’. Son sens est l’ordre de les congédier par un « salām », sans en faire une salutation honorifique, ainsi que le rapporte an-Naqqāsh. Chouʿayb ibn al-Ḥabḥāb relate encore qu’il lui montra, par cette expression, la manière de leur adresser le salām. – Allâh est plus Savant.
[Exégèse de la sourate ad-Dukhân]
La sourate ad-Dukhân est, d’un commun accord, mecquoise, à l’exception de la parole du Très-Haut :
« Nous lèverons certes le châtiment pour peu de temps » [44 : 15][1].
Elle compte cinquante-sept versets ; certains disent : cinquante-neuf.
Dans le Musnad d’ad-Dārimī, il est rapporté d’après Abū Rāfiʿ :
« Quiconque récite ad-Dukhân dans la nuit du vendredi se lèvera pardonné et sera uni aux houris aux grands yeux. »
Ath-Thaʿlabī en a élevé la chaîne jusqu’à Abū Hurayrah, d’après qui le Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a dit :
« Quiconque récite ad-Dukhân dans la nuit du vendredi se lèvera pardonné. »
Dans une autre version, toujours d’après Abū Hurayrah, le Prophète – que la grâce et la paix d’Allâh soient sur lui – a déclaré :
« Quiconque récite ad-Dukhân dans une nuit quelconque, soixante-dix mille anges imploreront le pardon pour lui au matin. »
Abū Umāmah rapporte avoir entendu le Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – dire :
« Celui qui récite Ḥā-Mīm ad-Dukhân la nuit ou le jour du vendredi, Allâh lui construira une demeure au Paradis. »
Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
[Sourate ad-Dukhân (44), versets 1 à 3]
Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Ḥā-Mīm ; (1)
Par le Livre explicite ! (2)
Nous l’avons certes fait descendre en une nuit bénie ; Nous n’avons cessé d’avertir. (3)
Si l’on considère « Ḥā-Mīm » comme la réponse au serment, l’énoncé s’achève à « …al-mubīn », puis l’on reprend : « Nous l’avons fait descendre… ». Si l’on fait de « Nous n’avons cessé d’avertir » la réponse au serment introduit par « le Livre », on s’arrête à « …mundhirīn » et l’on commence : « En elle est tranchée toute affaire empreinte de sagesse ». D’aucuns soutiennent encore que la réponse est « Nous l’avons fait descendre » ; certains grammairiens l’ont contesté, arguant qu’il s’agit là d’un attribut de ce par quoi l’on jure, et qu’un attribut ne peut constituer la réponse au serment ; quant au pronom « hu » de « anzalnâhu »