Sa parole – Très-Haut – :
« Laisse-les donc patauger et s’amuser. »
Il s’agit des mécréants de La Mecque lorsqu’ils nièrent le châtiment de l’Au-delà ; autrement dit : abandonne-les, qu’ils s’enlisent dans leur fausseté et jouissent de leur monde
« jusqu’à ce qu’ils rencontrent le Jour qui leur est promis »,
c’est-à-dire le châtiment, soit en ce bas-monde, soit dans l’Au-delà.
On a dit que ce verset est abrogé par le « Verset de l’Épée » ; d’autres ont soutenu qu’il demeure non abrogé (muḥkam) et n’a été formulé qu’à titre de menace.
Ibn Muḥayṣin, Mujāhid, Ḥumayd, Ibn al-Qaʿqāʿ et Ibn as-Samayqaʿ ont lu : « ḥattā yalqaw » – en ouvrant le yāʾ, en laissant la lām muette, sans alif, et en ouvrant le qāf ici ainsi que dans « aṭ-Ṭūr » (1) et « al-Maʿārij » (2). Les autres lisent : « yulāqū ».
[Sourate az-Zukhruf (43), verset 84]
« Il est Celui qui, dans le ciel, est Dieu, et sur la terre est Dieu ; Il est le Sage, le Savant. » (84)
Ceci réfute leur prétention qu’Allāh aurait un associé ou un enfant : Lui seul est digne d’adoration dans le ciel et sur la terre.
ʿUmar – qu’Allāh l’agrée – et d’autres ont dit : le sens est : « Il est Celui qui, dans le ciel, est Dieu, [et] sur la terre [également] », et c’est ainsi qu’il récitait, voulant dire qu’Il est adoré dans les deux. Il est rapporté que lui, Ibn Masʿūd et d’autres récitaient : « Il est Celui qui, dans le ciel, est Allāh, et sur la terre est Allāh », lecture qui diffère du muṣḥaf.
Le terme « ilāh » est au nominatif en tant que prédicat d’un sujet omis : « Il est Celui qui, dans le ciel, est [Lui-même] Dieu », comme l’explique Abū ʿAlī ; cette ellipse est permise en raison de la longueur de la phrase.
On a aussi dit que la préposition « fī » a le sens de « ʿalā », comme dans Sa parole : « Je vous crucifierai certes dans les troncs des palmiers » (Ṭā-Hā : 71), c’est-à-dire « sur les troncs » (4) ; autrement dit : Il détient puissance et maîtrise sur le ciel et la terre.
« Et Il est le Sage, le Savant » : cela a déjà été expliqué (5).
[Sourate az-Zukhruf (43), verset 85]
« Béni soit Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux ; auprès de Lui est la connaissance de l’Heure, et vers Lui vous serez ramenés. » (85)
« Tabāraka » est un verbe de la forme « tafāʿala » dérivé de « barakah » (bénédiction), comme il a été mentionné (6).
« Auprès de Lui est la connaissance de l’Heure », c’est-à-dire le moment de son avènement.
« Et vers Lui vous serez ramenés » : Ibn Kathīr, Ḥamzah et al-Kisāʾī lisent : « wa ilayhi yurjaʿūn » avec un yāʾ ; les autres lisent avec un tāʾ. Ibn Muḥayṣin, Ḥumayd, Yaʿqūb et Ibn Abī Isḥāq ouvrent la première voyelle selon leurs principes, tandis que les autres la prononcent avec ḍamma.