Sa parole – exalté soit-Il – : « Et ils crieront : “Ô Mâlik !” »
Mâlik est le gardien de la Géhenne ; Allâh l’a créé pour (manifester) Sa colère ; lorsqu’il réprimande le Feu d’une seule réprimande, celui-ci en vient à se dévorer lui-même.
ʿAlî et Ibn Masʿûd – qu’Allâh les agrée – ont récité :
« وَنَادَوْا يَا مَالِ »,
lecture qui diffère de celle du Muṣḥaf.
Abû ad-Dardâʾ et Ibn Masʿûd rapportent que le Prophète ﷺ a récité :
« وَنَادَوْا يَا مَالِ »
avec la seule lâm ; il a donc adouci le nom (tarḫîm) et retranché la kâf. Le tarḫîm est une élision ; parmi ses emplois figure l’abrègement du nom dans l’appel, en retranchant de sa fin une ou plusieurs lettres.
Ainsi, pour « Mâlik » tu diras : « Yâ Mâli » ;
pour « Ḥârith » : « Yâ Ḥâri » ;
pour « Fâṭimah » : « Yâ Fâṭim » ;
pour « ʿÂʾishah » : « Yâ ʿÂʾish » ;
pour « Marwân » : « Yâ Marw », et ainsi de suite.
On trouve dans la poésie :
A « Ô Ḥâr, qu’aucun trait funeste jamais de toi ne parte ;
A Jamais plébéien ni roi n’essuya pareille alerte. » [1]
B « Ô Ḥâr, vois-tu l’éclair ? Je t’en montre la clarté ;
B Tel l’éclat de deux mains sur un nuage argenté. » [2]
A « Ô Fâṭim, patience ! Modère un peu ces douceurs ;
A Si tu veux me quitter, fais-le donc avec honneur. » [3]
B « Ô Marw, ma monture est retenue, en quête d’un bien ;
B Elle espère le présent, et son maître n’en doute en rien. » [4]
Dans le ḥadîth authentique on lit également : (c’est-à-dire : « Ô Ful, approche ! »).
Quant à la finale du nom ainsi abrégé, deux possibilités s’offrent à toi : soit tu la laisses telle qu’elle était avant la suppression, soit tu construis le mot sur la ḍamma, comme dans l’adresse : « Yâ Zayd(u) », faisant comme si tu l’avais maintenu à son état initial sans tenir compte des lettres omises.
Abû Bakr al-Anbârî a rapporté : « Muḥammad ibn Yaḥyâ al-Marwazî nous a narré ; nous a narré Muḥammad – c’est-à-dire Ibn Saʿdân – lequel a rapporté de Ḥajjâj, d’après Shuʿbah, d’après al-Ḥakam ibn… »