« … et ceux, hommes et femmes, qui invoquent beaucoup Allah »
[al-Aḥzâb : 35] «1»
Dans les deux Ṣaḥîḥ, il est rapporté d’après Ḥudhayfa qu’il entendit le Prophète — qu’Allah le bénisse et le salue — dire :
« Ne portez ni la soie ni le dîbâj, ne buvez pas dans des récipients d’or ou d’argent et ne mangez pas dans leurs plats, car tout cela est à eux en ce bas-monde et à vous dans l’Au-delà. » «2»
Il a déjà été mentionné dans la sourate « al-Ḥajj » «3» que quiconque mange ou boit dans ces récipients en ce monde, ou porte la soie en ce monde sans s’en être repenti, en sera privé dans l’Au-delà d’une privation définitive. Allah est plus savant.
Les exégètes ont dit : autour de celui qui occupe le rang le plus bas au Paradis, soixante-dix mille adolescents feront le service, munis de soixante-dix mille plateaux d’or. On lui présentera son repas du matin sur ces plateaux, et dans chacun d’eux se trouvera un mets dont la couleur ne ressemble pas à celle du précédent ; il mangera du dernier comme il mange du premier, et trouvera la saveur du dernier comme il trouve la saveur du premier ; aucune portion ne ressemble à une autre, et il en recevra l’équivalent pour le repas du soir.
Quant à celui qui occupe le rang le plus élevé, chaque jour sept cent mille adolescents tourneront autour de lui, chacun portant un plateau d’or contenant un mets dont la couleur n’existe pas dans l’autre ; il mangera du dernier comme il mange du premier, et trouvera la saveur du dernier comme il trouve la saveur du premier ; aucune portion ne ressemble à une autre.
« … et des coupes » : autrement dit, on fera circuler auprès d’eux des coupes, comme Il — exalté soit-Il — a dit :
« Et l’on fera circuler auprès d’eux des vases d’argent et des coupes… » [al-Insân : 15] «4»
Ibn al-Mubârak rapporte : « Maʿmar nous a informés, d’après un homme, d’après Abû Qilâba : On leur apportera nourriture et boisson ; puis, à la fin, on leur servira la boisson purifiante ; leurs ventres se tasseront alors, et il s’écoulera de leur peau une sueur plus parfumée que le musc. » Puis il récita : « … une boisson purifiante » [al-Insân : 21].
Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, d’après Jâbir ibn ʿAbd-Allâh : j’ai entendu le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et le salue — dire : « Les gens du Paradis y mangent et y boivent, sans cracher, ni uriner, ni déféquer, ni se moucher. » Ils dirent : « Qu’advient-il alors de la nourriture ? » Il répondit : « Un rot et une sueur dont l’odeur est celle du musc. Ils seront inspirés pour la glorification (tasbîḥ), la louange (taḥmîd) et la proclamation de la grandeur d’Allah (takbîr), — dans une autre version : — comme ils sont inspirés pour respirer. »
Deuxièmement : les Imâms ont rapporté, d’après Umm Salama, que le Prophète — qu’Allah le bénisse et le salue — a dit :
« Celui qui boit dans un vase d’or ou d’argent ne fait en réalité que faire bouillonner dans son ventre le feu de la Géhenne. »
Il dit encore :
« Ne buvez pas dans des récipients d’or ou d’argent et ne mangez pas dans leurs plats. »
Cela implique l’interdiction, et il n’y a aucune divergence à ce sujet.