de Damas, vêtu de deux tuniques légèrement teintées(1), posant les paumes de ses mains sur les ailes de deux anges. Lorsqu’il incline la tête, il en tombe des gouttes ; lorsqu’il la relève, il en ruisselle des perles semblables à des grains de nacre. Il n’est permis à aucun mécréant qui sente l’odeur de son souffle de survivre : il meurt aussitôt, et ce souffle s’étend aussi loin que porte son regard. Il poursuivra (le Dajjâl) jusqu’à le rattraper à la porte de Lod(2) et l’occira… (fin du ḥadîth).
Aṭ-Thaʿlabî, az-Zamakhsharî et d’autres ont rapporté, d’après Abû Hurayrah, que le Prophète — qu’Allâh prie sur lui et le salue — a dit :
« ʿÎsâ, fils de Maryam — paix sur lui — descendra du ciel sur un col de la Terre sainte appelé Afîq, vêtu de deux vêtements légèrement teintés(4). Ses cheveux seront comme enduits d’huile, et il tiendra à la main une lance avec laquelle il tuera le Dajjâl. Il se rendra ensuite à Bayt al-Maqdis tandis que les gens seront en train d’accomplir la prière d’al-ʿAṣr, leur imâm se tenant devant eux. L’imâm reculera, mais ʿÎsâ le fera avancer et priera derrière lui selon la loi de Muḥammad — qu’Allâh prie sur lui et le salue. Puis il abattra les porcs, brisera la croix, détruira les monastères et les églises, et mettra à mort les chrétiens, à l’exception de ceux qui auront cru en lui. »
Khâlid rapporte d’après al-Ḥasan que le Messager d’Allâh — qu’Allâh prie sur lui et le salue — a dit :
« Les prophètes sont des frères consanguins : leurs mères diffèrent, mais leur religion est une. Je suis celui qui a le plus de droit sur ʿÎsâ, fils de Maryam ; il n’y a pas de prophète entre lui et moi, et il sera le premier à descendre : il brisera la croix, tuera le porc et combattra les gens pour que l’Islam prévale. »
Al-Mâwardî dit : Ibn ʿÎsâ rapporte qu’un groupe a prétendu que, lorsque ʿÎsâ descendra, la charge légale (taklîf) sera levée, de sorte qu’il ne serait pas, à cette époque, un envoyé qui ordonne et interdit de la part d’Allâh Très-Haut. Cette opinion est rejetée pour trois raisons : le ḥadîth précité ; le fait que le maintien de ce monde implique le maintien du taklîf ; et le fait qu’il descendra en ordonnant le bien et en interdisant le mal. Il n’est pas étonnant qu’Allâh Très-Haut limite sa mission à soutenir l’Islam, à l’ordonner et à y appeler.
Je dis : Il est établi dans le Ṣaḥîḥ de Muslim et chez Ibn Mâjah, d’après Abû Hurayrah, que le Messager d’Allâh — qu’Allâh prie sur lui et le salue — a dit :
« Il descendra certes, ʿÎsâ, fils de Maryam, comme juge équitable ; il brisera la croix, tuera le porc, abolira la jizyah ; les chamelles porteuses seront délaissées et l’on ne se déplacera plus pour elles ; la rancœur, la haine et l’envie disparaîtront ; il appellera les gens à l’argent et personne n’en voudra. »
Et d’après lui encore, le Messager d’Allâh — qu’Allâh prie sur lui et le salue — a dit :
« Que ferez-vous lorsque le fils de Maryam descendra parmi vous et que votre imâm sera l’un des vôtres ? » — et, dans une autre version : « … et qu’il dirigera votre prière lui-même parmi vous. » Ibn Abî Dhîb dit : « Sais-tu ce que signifie “fa ammakum”… »