— que les prières et le salut d’Allah soient sur lui —, et la première opinion est la plus évidente.
« Et si Nous voulions, Nous ferions surgir d’entre vous » — c’est-à-dire en votre lieu et place — « des anges » qui seraient vos successeurs, a dit as-Suddi. Dans le même sens, Mujâhid a déclaré : « des anges qui habiteraient la terre à votre place ».
Al-Azhari a précisé que la préposition « min » peut marquer la substitution, comme le démontre ce verset. Je dis : ce sens a déjà été exposé dans la sourate « Barâ’ah »(1) et ailleurs.
On a également dit : « Si Nous voulions, Nous ferions des humains des anges, même si l’usage courant n’en témoigne pas ; car les essences (al-jawâhir) constituent une seule et même catégorie, la différence ne tenant qu’aux attributs. »
Le sens est donc : « Si Nous voulions, Nous installerions les anges sur la terre ; Notre décision de les loger au ciel n’est pas un honneur tel qu’ils mériteraient d’être adorés ou qu’on les qualifie de filles d’Allah. » Quant au terme « yakhlufoûna », il signifie que les uns se succèdent aux autres, selon Ibn ʿAbbâs.
Sourate Az-Zukhruf (43), versets 61-62
« Et certes il est un savoir au sujet de l’Heure ; ne doutez donc point à son propos et suivez-Moi : voilà un chemin droit. Et que Satan ne vous détourne pas ; il est pour vous un ennemi déclaré. »
Parole du Très-Haut : « Et certes il est un savoir pour l’Heure ; ne doutez donc pas à son sujet. »
Al-Ḥasan, Qatâdah et Saʿîd ibn Jubayr ont dit : il s’agit du Coran, car il signale la proximité de l’Heure ; c’est par lui que l’on connaît l’Heure, ses effrois et ses états.
Ibn ʿAbbâs, Mujâhid, ad-Ḍaḥḥâk, as-Suddi — ainsi que Qatâdah, également — ont dit : il s’agit de la descente de ʿÎsâ — paix sur lui —, l’un des signes de l’Heure, car Allah le fera descendre du ciel peu avant la Résurrection, de même que l’apparition du Dajjâl compte parmi les signes de l’Heure.
Ibn ʿAbbâs, Abû Hurayrah, Qatâdah, Mâlik ibn Dînâr et ad-Ḍaḥḥâk ont récité : « Et certes il est un ʿalam pour l’Heure » — avec l’ouverture de la ʿayn et du lâm —, c’est-à-dire « un signe ». Il est rapporté de ʿIkrimah la variante : « Et certes il est le ʿilmu » — avec deux lâm —, ce qui contredit l’orthographe des Maṣâḥif.
D’après ʿAbdullâh ibn Masʿûd :
« La nuit où le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — fut transporté (lors de l’Isrâ’), il rencontra Ibrâhîm, Mûsâ et ʿÎsâ — sur eux la paix. Ils évoquèrent l’Heure ; ils commencèrent par Ibrâhîm et le questionnèrent : il n’en avait aucune connaissance. Puis ils interrogèrent Mûsâ ; lui non plus n’en savait rien.
On reporta alors la question à ʿÎsâ, fils de Maryam, qui dit : “Il m’a été confié ce qui précède son déclenchement ; quant à son instauration même, nul ne la connaît si ce n’est Allah — Puissant et Majestueux.” Il mentionna ensuite la sortie du Dajjâl et ajouta : “Je descendrai alors et je le tuerai.” » Le hadith est rapporté par Ibn Mâjah dans ses Sunan.
Il est également rapporté dans le Ṣaḥîḥ de Muslim : « Tandis qu’il — c’est-à-dire le Messie imposteur, le Dajjâl — est ainsi, Allah enverra le Messie, fils de Maryam ; il descendra près du minaret blanc, à l’est de… »