Sourate Az-Zukhruf (43), verset 58
« Et ils dirent : “Nos divinités sont-elles meilleures ou bien lui ?” Ils ne t’ont proposé cet exemple que par esprit de controverse ; bien au contraire, ce sont des gens querelleurs. »
Parole du Très-Haut :
« Et ils dirent : “Nos divinités sont-elles meilleures ou bien lui ?” »
C’est-à-dire : « nos divinités sont-elles meilleures ou bien ʿÎsâ ? », selon as-Suddi.
Il ajouta : ils polémiquèrent avec lui et dirent : « Puisque toute créature adorée en dehors d’Allah sera dans le Feu, nous acceptons que nos divinités y soient avec ʿÎsâ, les Anges et ʿUzayr. » Allah – Très-Haut – fit alors descendre : « Ceux à qui Nous avons, de Notre part, déjà accordé la plus belle promesse en seront écartés » (Al-Anbiyâ’, 101).
Qatâdah dit à son tour que l’expression « ou bien lui » renvoie à Muḥammad – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui. Dans la lecture d’Ibn Masʿûd on lit : « Nos divinités sont-elles meilleures ou bien celui-ci ? », ce qui appuie l’opinion de Qatâdah ; il s’agit alors d’une interrogation destinée à établir (dans leur esprit) que leurs divinités seraient meilleures.
Les lecteurs koufiens et Yaʿqûb articulent les deux hamzas dans « A-aÂlihatunâ », tandis que les autres adoucissent la seconde, comme cela a déjà été expliqué.
« Ils ne t’ont proposé cet exemple que par esprit de controverse » : « jadalan » est ici un état signifiant « querelleurs ». Autrement dit, ils ne t’ont avancé cet argument que pour discuter, sachant pertinemment que ce que le verset « combustible de la Géhenne » vise, ce sont les choses inanimées qu’ils prennent pour divinités.
« Mais ce sont des gens querelleurs » : ils disputent par le faux.
Dans le Ṣaḥîḥ de at-Tirmidhî, d’après Abû Umâmah, le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « Jamais un peuple ne s’égare, après avoir été sur la guidée, sans qu’on ne lui donne la polémique. » Puis le Messager d’Allah récita ce verset : « Ils ne t’ont proposé cet exemple que par esprit de controverse ; bien au contraire, ce sont des gens querelleurs. »
Sourate Az-Zukhruf (43), versets 59-60
« Il n’est rien d’autre qu’un serviteur à qui Nous avons accordé Notre grâce, et Nous l’avons établi en exemple pour les fils d’Israël » (59).
« Et si Nous voulions, Nous ferions surgir parmi vous des anges qui se succéderaient sur la terre » (60).
Parole du Très-Haut :
« Il n’est rien d’autre qu’un serviteur à qui Nous avons accordé Notre grâce » : ʿÎsâ n’est qu’un serviteur à qui Allah a fait don de la prophétie. Il l’a fait exemple pour les fils d’Israël, c’est-à-dire un signe et une leçon attestant la puissance d’Allah – Très-Haut. En effet, ʿÎsâ naquit sans père ; puis il reçut la faculté de ressusciter les morts, de guérir l’aveugle-né, le lépreux et toute maladie, faculté que nul autre ne reçut en son temps. Or, les fils d’Israël étaient alors la meilleure créature et la plus aimée d’Allah – Puissant et Majestueux –, les autres peuples leur étant inférieurs ; nul n’était, auprès d’Allah, leur égal.
Et l’on a dit : le « serviteur comblé de grâce » désigne Muḥammad – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui.