« Répondez à votre Seigneur avant qu’arrive un Jour – venant d’Allâh – qu’il n’est possible à personne de repousser ; ce Jour-là, vous n’aurez aucun refuge et vous ne disposerez d’aucun moyen de dénégation. »
Parole du Très-Haut : « Répondez à votre Seigneur », c’est-à-dire acceptez l’appel qu’Il vous lance à la foi en Lui et à l’obéissance. Les verbes « istajâba » et « ajâba » ont le même sens, comme il a été expliqué plus haut.
« Avant qu’arrive un Jour qu’il n’est possible à personne de repousser, venant d’Allâh » : il s’agit du Jour de la Résurrection, qu’aucune créature ne pourra différer une fois qu’Allâh l’aura décrété et en aura fixé l’échéance et l’heure.
« Vous ne disposez d’aucun refuge » : autrement dit, d’aucun abri qui vous sauve du châtiment.
« Et vous n’aurez nul nakîr » : à savoir aucun défenseur pour vous secourir, a dit Mujâhid.
On a également soutenu que « nakîr » a le sens de « munkar », tout comme « alîm » signifie « muʾlim » ; autrement dit, vous ne trouverez, ce Jour-là, personne pour nier le châtiment qui s’abattra sur vous – ainsi qu’Ibn Abî Hâtim l’a rapporté, et c’est l’avis d’al-Kalbî.
Az-Zajjâj a dit : le sens en est qu’ils seront incapables de renier les péchés pour lesquels ils seront confrontés.
Il a encore été dit : « nul nakîr » signifie : nul moyen de récuser ce qui s’abattra sur vous comme châtiment ; « nakîr » et « inkâr » désignent l’action de repousser le blâmable.
« S’ils se détournent, Nous ne t’avons pas envoyé comme gardien sur eux. Il ne t’incombe que la transmission. Et lorsque Nous faisons goûter à l’homme, de Notre part, une miséricorde, il s’en réjouit ; mais si un malheur les atteint, à cause de ce que leurs mains ont commis, l’homme se montre, certes, fort ingrat. »
Parole du Très-Haut : « S’ils se détournent » – c’est-à-dire de la foi –
« Nous ne t’avons pas envoyé comme ḥafîẓ sur eux » : c’est-à-dire gardien de leurs actes afin que tu les leur réclames.
D’autres ont dit : « ḥafîẓ » signifie préposé à eux, chargé de ne pas les quitter avant qu’ils ne croient ; en d’autres termes, tu n’as pas à les contraindre à la foi.
« Il ne t’incombe que la transmission » ; certains ont dit que ce verset a été abrogé par celui relatif au combat.
« Lorsque Nous faisons goûter à l’homme » – c’est-à-dire au mécréant –
« de Notre part une miséricorde » : l’aisance et la santé,
« il s’en réjouit » : il s’en enorgueillit.
« Mais si un malheur les atteint » : une épreuve, une difficulté,
« à cause de ce que leurs mains ont avancé, l’homme est vraiment ingrat » : c’est-à-dire qu’il renie la grâce qui l’a précédé ; il énumère les calamités et oublie les bienfaits.