lui fait opposition.
Puis Il dit :
« Allah choisit pour Lui qui Il veut. »
C’est-à-dire : Il élit. L’« ijtinbâ’ » est l’élection même ; autrement dit, Il choisit pour l’unicité (at-tawḥîd) qui Il veut.
« Et Il guide vers Lui celui qui revient (à Lui). »
C’est-à-dire : Il réserve pour Sa religion celui qui se repent vers Lui.
« Ils ne se sont divisés… »
Ibn ʿAbbâs a dit : il s’agit des Quraychites,
« … qu’après que la science leur fût venue »,
à savoir Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue –, alors qu’ils souhaitaient qu’un Prophète leur fût envoyé. La preuve en est la parole du Très-Haut, dans la sourate Fâṭir :
« Ils jurèrent par Allah, de leurs serments les plus solennels : si un avertisseur leur venait… » (1) [Fâṭir : 42] – voulant dire : un Prophète.
Et, dans la sourate al-Baqarah :
« Puis, lorsque leur vint ce qu’ils connaissaient déjà, ils le renièrent. » [al-Baqarah : 89], comme cela a été expliqué là-bas (2).
D’autres ont dit : il s’agit des nations des anciens Prophètes ; avec la longueur du temps, ils divergèrent (3) : un groupe crut, un groupe renia.
Ibn ʿAbbâs a également dit : il vise les Gens du Livre, preuve en est la sourate al-Bayyinah :
« Ceux auxquels le Livre fut donné ne se sont divisés qu’après que la Preuve leur fut venue » (4) [al-Bayyinah : 4].
Ainsi, les polythéistes dirent : « Pourquoi a-t-il été privilégié par la Prophétie ? » Les Juifs l’enviaient lorsqu’il fut envoyé, de même que les Chrétiens.
« Par esprit d’injustice entre eux », c’est-à-dire par jalousie des uns à l’égard des autres, recherchant la préséance ; leur division ne provient donc pas d’une insuffisance d’exposé ni de preuves, mais bien de l’injustice, de l’iniquité et de l’attachement à la vie d’ici-bas.
« Et si une Parole n’avait pas déjà précédé (5) de ton Seigneur » – à savoir le report du châtiment pour ceux-là –
« jusqu’à un terme fixé »,
on a dit : jusqu’au Jour de la Résurrection, conformément à Sa parole : « Bien plus, l’Heure est leur rendez-vous » [Qamar : 46].
Et l’on a dit : jusqu’au terme auquel leur châtiment a été décrété.
« Le jugement aurait été tranché entre eux »,
c’est-à-dire entre ceux qui ont cru et ceux qui ont mécru, par la descente du supplice.
« Et, certes, ceux à qui l’Écriture fut léguée »
c’est-à-dire les Juifs et les Chrétiens,
« après eux » – après ceux qui divergèrent au sujet de la vérité –
« sont vraiment dans le doute »
concernant ce que les Prophètes ont recommandé ; le « Livre » ici est la Torah et l’Évangile.
D’autres ont dit : « Ceux à qui l’Écriture fut léguée » sont les Quraychites ; « après eux », c’est-à-dire après les Juifs et les Chrétiens, et ils sont dans le doute au sujet du Coran ou de Muḥammad.
Mujâhid a dit : le sens de « après eux » est « avant eux », c’est-à-dire avant les polythéistes mecquois ; il s’agit des Juifs et des Chrétiens.