D’après Sufyân b. ʿAbdillâh ath-Thaqafî, il déclara :
— « Ô Messager d’Allah, dis-moi, au sujet de l’Islam, une parole telle que je n’aurai plus à interroger quiconque après toi » — et, dans une autre version : « personne d’autre que toi ».
Le Prophète répondit :
« Dis : “J’ai la foi en Allah”, puis tiens-toi droit. »
At-Tirmidhî ajoute : Je dis alors : « Ô Messager d’Allah, de quoi crains-tu le plus pour moi ? » Il saisit sa propre langue et dit :
« Celle-ci. »
Il est rapporté d’Abû Bakr aṣ-Ṣiddîq — qu’Allah l’agrée — qu’il dit à propos de : « puis ils se tinrent droits » : « Ils n’associèrent rien à Allah. »
Al-Aswad b. Hilâl rapporte qu’Abû Bakr demanda à ses compagnons :
« Que dites-vous de ces deux versets :
“Certes, ceux qui disent : ‘Notre Seigneur est Allah’, puis se tiennent droits”
et :
“Ceux qui ont cru et n’ont pas mêlé leur foi d’iniquité” ? »
Ils répondirent : « Ils se tinrent droits, ne commirent pas de péchés et ne mêlèrent pas leur foi d’une faute. »
Abû Bakr dit alors : « Vous leur donnez un sens qui n’est pas le leur.
“Ils dirent : ‘Notre Seigneur est Allah’, puis se tinrent droits” : ils ne se tournèrent vers aucune autre divinité que Lui;
“ils ne mêlèrent pas leur foi” de polythéisme;
“ceux-là auront la sécurité et ils sont guidés”. »
Il est rapporté de ʿUmar — qu’Allah l’agrée — qu’il déclara, du haut de la chaire, en prêchant :
« Certes, ceux qui disent : ‘Notre Seigneur est Allah’, puis se tiennent droits… »
Puis il ajouta : « Par Allah, ils sont restés fermes sur la voie de Son obéissance sans se faufiler comme le renard. »
ʿUthmân — qu’Allah l’agrée — dit : « Puis ils ont voué leurs œuvres exclusivement à Allah. »
ʿAlî — qu’Allah l’agrée — dit : « Puis ils ont accompli les obligations. » Les propos des Successeurs vont dans le même sens.
Ibn Zayd et Qatâdah : « Ils se sont tenus droits dans l’obéissance à Allah. »
Al-Ḥasan : « Ils se sont tenus droits selon l’ordre d’Allah; ils ont agi par obéissance et se sont abstenus de Sa désobéissance. »
Mujâhid et ʿIkrimah : « Ils se sont tenus droits sur le témoignage qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, jusqu’à la mort. »
Sufyân ath-Thawrî : « Ils ont agi conformément à ce qu’ils ont déclaré. »
Ar-Rabîʿ : « Ils se sont détournés de tout ce qui n’est pas Allah. »
Al-Fuḍayl b. ʿIyâḍ : « Ils ont renoncé à l’éphémère et convoité l’éternel. »
On a dit aussi : « Ils ont été droits dans le secret comme ils l’ont été dans l’aveu. »
Et l’on a dit : « Ils se sont tenus droits en actes comme ils se sont tenus droits en paroles. »
Anas rapporte : lorsque ce verset fut révélé, le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — dit : « Ils sont ma communauté, par le Seigneur de la Kaʿbah ! »
L’imâm Ibn Fûrak a dit : le sîn de استقاموا est le sîn de la requête, comme dans استسقى ; c’est-à-dire qu’ils ont demandé à Allah de les affermir dans la religion.
Chaque fois qu’al-Ḥasan récitait ce verset, il disait : « Ô Allah, Tu es notre Seigneur; accorde-nous la droiture. »
Je dis : bien que ces paroles se recoupent, on peut les résumer ainsi : ils se sont maintenus dans l’obéissance à Allah — en doctrine, en parole et en action — et y ont persévéré.
« Les Anges descendent sur eux… » Ibn Zayd et Mujâhid disent : au moment de la mort.
Muqâtil et Qatâdah disent : lorsqu’ils se lèveront de leurs tombes pour la Résurrection.
Ibn ʿAbbâs dit : c’est pour eux une bonne nouvelle venant de