Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
[Sourate Ghâfir (40) – Versets 1 à 4]
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
- Hâ-Mîm.
- La révélation du Livre émane d’Allah, le Puissant, l’Omniscient.
- Lui qui pardonne le péché, accueille le repentir, redoutable dans le châtiment, Détenteur de la Munificence ; point de divinité si ce n’est Lui ; vers Lui est le retour.
- Nul ne polémique au sujet des signes d’Allah hormis ceux qui ont mécru ; que leurs allées et venues à travers les contrées ne t’abusent donc pas.
Sa Parole – exalté soit-Il : « Hâ-Mîm »
Les avis divergent quant à son sens.
ʿIkrima rapporte que le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit : « Hâ-Mîm est un Nom parmi les Noms d’Allah Très-Haut ; ce sont les clefs des trésors de ton Seigneur. »
Ibn ʿAbbâs a dit : « Hâ-Mîm est le Nom Suprême d’Allah. »
Il a également déclaré : « Alif-Lâm-Râ, Hâ-Mîm et Nûn sont des lettres fragmentées appartenant au Tout-Miséricordieux. »
Et, d’après lui encore, c’est « un des Noms d’Allah Très-Haut, par lequel Il a juré. »
Qatâda dit : « Il s’agit d’un des Noms du Coran. »
Mujâhid : « Ce sont les ouvertures des sourates. »
ʿAtâʾ al-Khurâsânî explique : « Le ḥāʾ est l’initiale de Ses Noms Ḥamîd, Ḥannân, Ḥalîm et Ḥakîm, et le mîm l’initiale de Ses Noms Malik, Majîd, Mannân, Mutakabbir et Muṣawwir. »
Ce que confirme le récit rapporté par Anas : un Bédouin demanda au Prophète – paix et bénédictions sur lui : « Qu’est donc “Hâ-Mîm” ? Nous ne la connaissons pas dans notre langue. » Le Prophète – paix et bénédictions sur lui – répondit : « Ce sont des débuts de Noms et des ouvertures de sourates. »
Aḍ-Ḍaḥḥâk et al-Kisâʾî disent : son sens est : « Il a été décrété ce qui doit advenir », voulant ainsi renvoyer à l’épellation de « Hâ-Mîm » ; en effet, lorsqu’on la lit ḥumm – ḥāʾ avec ḍamma et mîm redoublé – elle signifie : « c’est accompli, c’est arrivé. »
Kaʿb b. Mâlik a dit :
Lorsque nous les affrontâmes et tourna la meule acérée, (A)
Nul ne repousse ce qu’Allah a voulu décréter. (A)
Il a encore dit : le sens est « ḥumma amru-Llâh », c’est-à-dire : l’ordre d’Allah est proche,
comme l’a chanté le poète :
Mon jour a ḥumma ; certains, de joie, se levèrent, (B)
Gens qu’habitaient insouciance et sommeil qu’ils chérissaient. (B)
De là vient le nom de la fièvre (ḥummâ), car elle rapproche de la mort. Le sens visé est : la victoire d’Allah en faveur de Ses alliés est proche ainsi que Sa revanche sur Ses ennemis, tel qu’au jour de Badr.
On a également dit : il s’agit de lettres de l’alphabet. Al-Jarmî déclara : c’est pour cette raison qu’on les récite en prononçant chaque lettre de façon distincte.