Ibn ‘Umar rapporte qu’Othmân ibn ‘Affân – qu’Allah l’agrée – interrogea le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – au sujet de l’exégèse de la parole du Très-Haut : « À Lui appartiennent les clefs des cieux et de la terre. »
Le Prophète répondit : « Personne ne m’en avait encore questionné. “Lâ ilâha illâ-llâh, Allâhu akbar, subhâna-llâh wa bi-hamdih, astaghfiru-llâh, wa lâ ḥawla wa lâ quwwata illâ bi-llâhi l-‘Aliyyi l-‘Aẓîm. Il est le Premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché ; Il donne la vie et la mort ; le bien est en Sa Main et Il est, de toute chose, Omnipotent.” »
Al-Tha‘labî a rapporté ce ḥadîth dans son Tafsîr ; il y ajoute : « Quiconque prononce ces paroles dix fois au matin ou au soir, Allah lui accorde six privilèges :
- Il est gardé d’Iblîs ;
- douze mille anges se tiennent à ses côtés ;
- il reçoit un qinṭâr de récompense ;
- un degré lui est élevé ;
- Allah le marie à une houri aux grands yeux ;
- il obtient la rétribution de celui qui a récité le Coran, la Torah, l’Évangile et les Psaumes, ainsi que la récompense de celui qui a accompli le ḥajj et la ‘umra et dont les rites ont été agréés. S’il meurt cette nuit-là, il meurt en martyr. »
Al-Ḥârith rapporte, d’après ‘Alî – qu’Allah l’agrée – : « J’ai demandé au Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – l’interprétation du terme “maqālîd”. Il dit : “Ô ‘Alî, tu as interrogé sur une chose immense ! Les maqālîd consistent à dire, dix fois le matin et dix fois le soir : ‘Lâ ilâha illâ-llâh, Allâhu akbar, subḥâna-llâh, al-ḥamdu li-llâh, astaghfiru-llâh, wa lâ ḥawla wa lâ quwwata illâ bi-llâh, al-Awwalu wa l-Âkhir, aẓ-ẓâhir wa l-bâṭin. À Lui la royauté et à Lui la louange ; le bien est en Sa Main et Il est, de toute chose, Omnipotent.’
Celui qui les prononce dix fois le matin et dix fois le soir reçoit six faveurs : - une protection contre Satan et ses soldats, de sorte qu’ils n’ont aucune autorité sur lui ;
- un qinṭâr au Paradis, plus lourd dans sa balance que la montagne d’Uḥud ;
- un degré qui n’est atteint que par les justes ;
- Allah le mariera à une houri aux grands yeux ;
- douze mille anges en seront témoins, l’inscriront pour lui sur un feuillet déployé et témoigneront en sa faveur le Jour de la Résurrection ;
- il obtiendra la récompense de celui qui a récité la Torah, l’Évangile, les Psaumes et le Furqân, ainsi que celle de celui qui a accompli le ḥajj et la ‘umra qu’Allah a agréés. S’il meurt dans la journée, la nuit ou le mois où il les prononce, il sera scellé du sceau des martyrs. »
Il a aussi été dit : les « maqālîd » désignent l’obéissance ; on dit : « Il a remis à untel les maqālîd », c’est-à-dire qu’il lui obéit dans ce qu’il lui ordonne. Le sens du verset serait donc : à Lui l’obéissance de tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre.
Sa parole – Exalté soit-Il – : « Quant à ceux qui mécroient aux signes d’Allah » – c’est-à-dire au Coran, aux preuves et aux arguments – « ceux-là sont les perdants » ; cela a déjà été expliqué.