Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Par « bihi », c’est-à-dire : il a été véridique dans l’obéissance à Allah – glorifié et exalté soit-Il. Dans la sourate « Al-Baqarah » (voir note 1) a déjà été exposée la discussion au sujet du pronom « alladhî », qui peut se comprendre au singulier comme au pluriel.

« Pour eux, il y aura ce qu’ils désirent auprès de leur Seigneur » : c’est-à-dire les délices du Paradis, comme on dit : « Tu as auprès de moi un honneur », c’est-à-dire qu’il te parviendra de ma part.

« Voilà la rétribution des bienfaisants » : la louange en cette vie et la récompense dans l’au-delà.

Parole du Très-Haut : « Afin qu’Allah efface pour eux… » : c’est-à-dire, ils ont cru « afin qu’Allah efface pour eux… »

« … le pire de ce qu’ils ont accompli » : c’est-à-dire qu’Il les honore et ne les châtie pas pour ce qu’ils ont fait avant l’Islam.

« … et qu’Il leur accorde leur salaire » : c’est-à-dire qu’Il les rétribue pour leurs actes d’obéissance dans ce monde « selon le meilleur de ce qu’ils faisaient », à savoir le Paradis.

[Sourate Az-Zumar (39), versets 36-37]

« Allah n’est-Il pas suffisant pour Son serviteur ? – et ils te font craindre ceux qu’ils adorent en dehors de Lui – et celui qu’Allah égare, nul ne peut le guider (36) ; et celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer. Allah n’est-Il pas le Tout-Puissant, Détenteur du châtiment ? » (37)

Parole du Très-Haut : « Allah n’est-Il pas suffisant pour Son serviteur ? »

La lettre yâ’ de « kâfin » a été omise, parce qu’elle est muette et suivie d’un tanwîn également muet. Normalement, à l’arrêt, on n’aurait pas dû la supprimer, la disparition du tanwîn suffisant ; mais elle l’a été afin que l’on sache qu’elle est également élidée dans la liaison. Certains Arabes la maintiennent à l’arrêt, conformément à l’usage premier, et disent : « kâfî ».

La lecture majoritaire est « ʿabdahu » (Son serviteur) au singulier : il s’agit de Mohammad – qu’Allah prie sur lui et le salue – qu’Allah protège des menaces et des complots des polythéistes. Ḥamza et Al-Kisâʾî ont lu « ʿibâdahu » (Ses serviteurs) : les prophètes, ou les prophètes et les croyants qui croient en eux.

Abû ʿUbayd a préféré la lecture de la majorité à cause de la phrase qui suit : « et ils te font craindre ceux qu’ils adorent en dehors de Lui ». Il est toutefois possible que le mot « serviteur » soit pris dans un sens générique, comme dans Sa parole : « Certes, l’homme est certes en perdition » (Al-ʿAsr : 2). Selon cette interprétation, la première lecture renverrait à la seconde.

La suffisance qui fait face aux idoles est le plus grave des faux dieux ; car on effrayait les croyants à l’aide des idoles, au point qu’Ibrâhîm – sur lui la paix – dit : « Et comment craindrais-je ce que vous associez, alors que vous ne craignez pas d’avoir associé à Allah ? » (Al-Anʿâm : 81).

Al-Jurjânî a dit : « Allah suffit à Son serviteur croyant comme à Son serviteur mécréant ; à celui-ci par la récompense, à celui-là par la punition. »

بِهِ، أَيْ صَدَقَ فِي طَاعَةِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، وَقَدْ مَضَى فِي " الْبَقَرَةِ" «١» الْكَلَامُ فِي " الَّذِي" وَأَنَّهُ يَكُونُ وَاحِدًا وَيَكُونُ جَمْعًا. " لَهُمْ ما يَشاؤُنَ عِنْدَ رَبِّهِمْ" أَيْ مِنَ النَّعِيمِ فِي الْجَنَّةِ، كَمَا يُقَالُ: لَكَ إِكْرَامٌ عِنْدِي، أَيْ يَنَالُكَ مِنِّي ذَلِكَ. " ذلِكَ جَزاءُ الْمُحْسِنِينَ" الثَّنَاءُ فِي الدُّنْيَا وَالثَّوَابُ فِي الْآخِرَةِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: " لِيُكَفِّرَ اللَّهُ عَنْهُمْ" أَيْ صَدَّقُوا " لِيُكَفِّرَ اللَّهُ عَنْهُمْ" . " أَسْوَأَ الَّذِي عَمِلُوا" أَيْ يُكْرِمَهُمْ وَلَا يُؤَاخِذَهُمْ بِمَا عَمِلُوا قَبْلَ الْإِسْلَامِ. " وَيَجْزِيَهُمْ أَجْرَهُمْ" أَيْ يثيبهم على الطاعات الدُّنْيَا " بِأَحْسَنِ الَّذِي كانُوا يَعْمَلُونَ" وَهِيَ الْجَنَّةُ. [سورة الزمر (٣٩) : الآيات ٣٦ الى ٣٧] أَلَيْسَ اللَّهُ بِكافٍ عَبْدَهُ وَيُخَوِّفُونَكَ بِالَّذِينَ مِنْ دُونِهِ وَمَنْ يُضْلِلِ اللَّهُ فَما لَهُ مِنْ هادٍ (٣٦) وَمَنْ يَهْدِ اللَّهُ فَما لَهُ مِنْ مُضِلٍّ أَلَيْسَ اللَّهُ بِعَزِيزٍ ذِي انْتِقامٍ (٣٧) قَوْلُهُ تَعَالَى: " أَلَيْسَ اللَّهُ بِكافٍ عَبْدَهُ" حُذِفَتِ الْيَاءُ مِنْ " كَافٍ" لِسُكُونِهَا وَسُكُونِ التَّنْوِينِ بَعْدَهَا، وَكَانَ الْأَصْلُ أَلَّا تُحْذَفَ فِي الْوَقْفِ لِزَوَالِ التَّنْوِينِ، إِلَّا أَنَّهَا حُذِفَتْ لِيُعْلَمَ أَنَّهَا كَذَلِكَ فِي الْوَصْلِ. وَمِنَ الْعَرَبِ مَنْ يُثْبِتُهَا فِي الْوَقْفِ عَلَى الْأَصْلِ فَيَقُولُ: كَافِي. وَقِرَاءَةُ الْعَامَّةِ " عَبْدَهُ" بِالتَّوْحِيدِ يَعْنِي مُحَمَّدًا صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَكْفِيهِ اللَّهُ وَعِيدَ الْمُشْرِكِينَ وَكَيْدَهُمْ. وَقَرَأَ حَمْزَةُ وَالْكِسَائِيُّ " عِبَادَهُ" وَهُمُ الْأَنْبِيَاءُ أَوِ الْأَنْبِيَاءُ وَالْمُؤْمِنُونَ بهم. واختار أبو عبيد قِرَاءَةَ الْجَمَاعَةِ لِقَوْلِهِ عَقِيبَهُ: " وَيُخَوِّفُونَكَ بِالَّذِينَ مِنْ دُونِهِ" . وَيَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ الْعَبْدُ لَفْظَ الْجِنْسِ، كَقَوْلِهِ عَزَّ مِنْ قَائِلٍ: " إِنَّ الْإِنْسانَ لَفِي خُسْرٍ" [العصر: ٢] وَعَلَى هَذَا تَكُونُ الْقِرَاءَةُ الْأُولَى رَاجِعَةً إِلَى الثَّانِيَةِ. وَالْكِفَايَةُ شَرُّ الْأَصْنَامِ، فَإِنَّهُمْ كَانُوا يُخَوِّفُونَ الْمُؤْمِنِينَ بِالْأَصْنَامِ، حَتَّى قَالَ إِبْرَاهِيمُ عَلَيْهِ السَّلَامُ. " وَكَيْفَ أَخافُ مَا أَشْرَكْتُمْ وَلا تَخافُونَ أَنَّكُمْ أَشْرَكْتُمْ بِاللَّهِ" [الأنعام: ٨١] . وَقَالَ الْجُرْجَانِيُّ: إِنَّ اللَّهَ كَافٍ عَبْدَهُ الْمُؤْمِنَ وعبده الكافر، هذا بالثواب وهذا بالعقاب.
(١). راجع ج ١ ص ٢١٢ طبعه ثانيه أو ثالثه.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies