Ils se sont écartés de l’adoration du ṭâghoût.
« Ils sont revenus vers Allah », c’est-à-dire qu’ils sont revenus à Son culte et à Son obéissance.
« À eux la bonne nouvelle » : dans cette vie d’ici-bas, et du Paradis dans l’ultime séjour.
On rapporte que ce passage fut révélé au sujet de ʿUthmân, ʿAbd ar-Raḥmân b. ʿAwf, Saʿd, Saʿîd, Ṭalḥa et az-Zubayr – qu’Allah les agrée. Ils interrogèrent Abû Bakr – qu’Allah l’agrée – lequel leur fit part de sa foi ; alors ils embrassèrent l’Islam.
Il a également été dit qu’il fut révélé au sujet de Zayd b. ʿAmr b. Nufayl, d’Abû Dharr et d’autres encore, qui avaient affirmé l’unicité d’Allah avant la mission du Prophète ﷺ.
Et Sa parole :
« Annonce donc la bonne nouvelle à Mes serviteurs : ceux qui écoutent les paroles et suivent la meilleure d’entre elles. »
Ibn ʿAbbâs dit : il s’agit de l’homme qui entend le bon et le blâmable ; il rapporte le bon et s’écarte du blâmable, qu’il ne relaie pas.
On a dit aussi : ils écoutent le Coran et autre chose, puis ils suivent le Coran.
Ou encore : ils écoutent le Coran et les propos du Messager, puis suivent ce qu’il y a de meilleur, c’est-à-dire ce qui est explicite, et ils le mettent en pratique.
Autre avis : ils entendent les prescriptions fermes et les dispensations, et ils retiennent la fermeté en laissant la dispense.
Ou bien : ils entendent la punition qui leur serait due et le pardon, et ils optent pour le pardon.
On a dit encore : la meilleure parole, selon ceux qui voient dans ce verset un éloge de ceux qui avaient déjà voué un culte exclusif à Allah avant l’Islam, c’est : « Lâ ilâha illâ-llâh ».
ʿAbd ar-Raḥmân b. Zayd dit : le verset concerne Zayd b. ʿAmr b. Nufayl, Abû Dharr al-Ghifârî et Salmân al-Fârisî ; ils avaient évité le ṭâghoût afin de ne pas l’adorer durant la Jâhiliyyah, et ils ont suivi la meilleure parole qui leur était parvenue.
« Voilà ceux qu’Allah a guidés » vers ce qui L’agrée.
« Et ce sont eux les doués d’intelligence », c’est-à-dire les croyants qui ont su tirer profit de leur raison.
[Surate az-Zumar (39) : 19]
« Est-ce donc celui sur qui la Parole du châtiment s’est réalisée ; est-ce toi qui pourrais sauver celui qui se trouve dans le Feu ? »
Le Prophète ﷺ tenait ardemment à la foi de certains de ses gens, alors qu’Allah avait déjà décrété leur infortune ; ce verset fut donc révélé.
Ibn ʿAbbâs dit : il vise Abû Lahab, ses enfants, et ceux de la tribu du Prophète ﷺ qui s’étaient abstenus de croire.
L’interrogation « Est-ce donc toi ? » est redoublée pour insister, en raison de la longueur de la phrase ; Sîbawayh l’a relevé à propos de la parole divine : « Vous promet-t-il que, lorsque vous serez morts et poussière et ossements, vous serez ressortis ? » [al-Muʾminûn : 35].
Le sens est : « Celui sur qui la Parole du châtiment s’est confirmée, est-ce toi qui pourrais le délivrer ? » L’expression est une proposition conditionnelle avec sa réponse ; l’interrogation sert ici à souligner l’évidence et à enraciner la certitude.
Al-Farrâʾ dit : le sens est : « Peux-tu sauver celui sur qui s’est imposée la Parole [du châtiment] ? »