Parole du Très-Haut :
« Dis : “C’est Allah que j’adore…” »
Le mot « Allah » est mis à l’accusatif par le verbe « j’adore ».
« …en Lui vouant exclusivement ma religion » c’est-à-dire mon obéissance et mon adoration.
« Adorez donc ce que vous voudrez en dehors de Lui » est une injonction exprimant la menace, l’avertissement et le blâme, semblable à Sa parole : « Agissez donc comme il vous plaira » (Fussilat, 40). On a aussi dit que [ce passage] est abrogé par le « verset de l’épée ».
Parole du Très-Haut :
« Dis : certes, les perdants sont ceux qui, au Jour de la Résurrection, auront perdu leur propre personne et leur famille. »
Maymûn ibn Mihrân rapporte d’Ibn ‘Abbâs : « Il n’est personne sans qu’Allah ne lui ait créé une épouse au Paradis ; s’il entre en Enfer, il aura perdu sa personne et sa famille. » Dans une autre version d’Ibn ‘Abbâs : « Quiconque agit dans l’obéissance à Allah obtiendra cette demeure et cette famille ; quant à celui qui n’en a pas, il ne possédera ni demeure ni famille, si ce n’est ce qu’il avait auparavant. » C’est le sens de Sa parole : « Ce sont eux les héritiers » (Al-Mu’minûn, 10).
Parole du Très-Haut :
« Au-dessus d’eux des couches de feu, et au-dessous d’eux, des couches. »
Il nomme ce qui se trouve sous eux « couches » (ẓulal) parce qu’elles couvrent ceux qui sont au-dessous. Ce verset est similaire à : « Ils auront pour lit l’Enfer et, au-dessus d’eux, des couvertures » (Al-A‘râf, 41), ainsi qu’à : « Le jour où le châtiment les enveloppera par-dessus eux et par-dessous leurs pieds » (Al-‘Ankabût, 55).
« Voilà par quoi Allah fait craindre Ses serviteurs » — Ibn ‘Abbâs a dit : « [Il s’agit de] Ses alliés. »
« Ô Mes serviteurs, craignez-Moi ! » c’est-à-dire : « Ô Mes alliés, redoutez-Moi. »
On a également dit que le verset est général, englobant le croyant et le mécréant ; selon d’autres, il est spécifique aux mécréants.
[Sourate Az-Zumar (39) : versets 17-18]
« Et quant à ceux qui se seront écartés du ṭâghût pour ne point l’adorer et seront revenus vers Allah, à eux la bonne annonce ! Annonce donc la bonne nouvelle à Mes serviteurs (17) qui écoutent la parole et suivent ce qu’elle a de meilleur : ceux-là sont ceux qu’Allah a guidés, et ce sont eux les doués d’intelligence (18). »
Parole du Très-Haut :
« Et ceux qui se seront écartés du ṭâghût pour ne point l’adorer… »
Al-Akhfash a dit : « Ṭâghût est un pluriel ; il est toutefois permis d’y voir un nom singulier féminin. » Ceci a déjà été exposé. Autrement dit : ils se sont tenus à distance du ṭâghût, se sont placés sur un bord opposé et ne l’ont point adoré.
Mujâhid et Ibn Zayd ont dit : il s’agit du Diable.
Ad-Dahhâk et As-Suddi ont dit : ce sont les idoles.
D’autres ont affirmé : c’est le devin.
Il a encore été soutenu qu’il s’agit d’un nom étranger, comme Ṭâlût, Jâlût, Hârût et Mârût.
D’autres enfin ont fait valoir que c’est un nom arabe dérivé de la racine « ṭughyân » (la rébellion).
Quant à la particule « an », elle est ici à l’accusatif en remplacement de ṭâghût, le sens étant : « ceux qui… »